GRAMMAIRE : PRONOMS PERSON NELS : 3" PERSONNE
Rien d'amasanl el de louchant à la fois comme la pholograpliie d'une noce de village. Le marié est debout près de sa femme : il est en jaquette, elle est tout en blanc. Généralement, elle lui donne la main et il la serre timidement. La mariée le regarde, lui; elle a confiance en lui, et lui espère en elle. Ils ont un air de bonheur naïf pendant que les invités les observent et leur sourient. Derrière eux, un farceur plaisante et les demoiselles pincent les lèvres, elles craignent d'éclater quand on entendra l'artiste lâcher le solennel : « Ne bougeons plus! »
Le récit est à la troisième personne. En parlant du marié, on emploie le pronom sujet il; en parlant de la mariée, on dit elle. A la 3' personne, le pronom varie donc en genre. En outre, il change quand il devient :
Complément d'objet direct : elle le regarde, il la tient.
— — indirect : // lui a donné ou elle lui a donné.
— prépositionnel : elle a confiance en lui, lui espère en elle. Enfin toutes ces formes ont des pluriels : ils ont... elles craignent.
Quand on parle d'une personne, elle est la troisième personne. Le pronom de la 3° personne s'accorde en genre et en nombre
avec le nom qu'il représente; en outre il change de forme
d'après son emploi. Il est :
ils elles
joint directement ( sujet : il elle
au verbe, avant ] compl. d'objet direct : le la
les leur
ou après ( compl. d'objet indirect: lui
à toute autre place, sujet, attribut } i s n ■ ,i
ou complément: \ ^"* «"« I «"^ «"««
Lui, eux peuvent remplacer il, ils, immédiatement avant le verbe : elle a confiance en lui et lui espère en elle.
Il y a un pronom de la 3' personne qui ne représente aucune personne précise, c'est le pronom indéfini on : Attention 1 on vient.
Le pronom complément d'un verbe réfléchi est se, soi.
Ex. 566. °f Copiez les pronoms per- \ [Ex. ^37.]°^ Écrivez ce texte en par-
sonnels en indiquant à quelle peràonne \ tant non plus du vent, mais des vents:
ils appartiennent : \ jLe vent.
La quatrième personne. \ Quel personnage, le vent, pour les
Dans les maisons aristocratiques et \ marins! C'est de lui qu'on s'entretient
loirgeoises, les domestiques parlent l le plus le long des jours, c'est à lui
aux maîtres, non plus ii la 2° personne s qu'on pense sans cesse le long des jours
du pluriel, mais à la 3° personne du 5 etdesnuits. Vous ne le connaissez point»
singulier. Ils disent: « Madame pren- s gens de la terre! Nous autres, nous
dra-t-elle du thé? » Récemment une M'aimons et nous le redoutons; nous
jeune bonne se présente comme femme \ savons ses malices et ses colères, que
de chambre; elle plaît, on va l'engager. \ les signes du ciel et de la mer nous
« Une dernière question, dit la dame. ] apprennent lentement à prévoir. 11 nous
Savez-vous parler ù la 3° personne? — \ force à songer à lui à toute minute, à
Bien sur. Madame, s'écria la bonne; | toute seconde, car la lutte entre lui et
et même à la (|ualrième; là où je ser- \ nous ne s'interrompt jamais,
vais, ils étaient cinq! » \ Guy de MAUPASSANT.jiur (£;««, oiicndortr, (■dit.