‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 175 sur 373 · RÉCITATION , Le repos du soir · texte numérisé non relu

RÉCITATION , Le repos du soir

Quand le soleil se couche horizontal, Le longs rayons noyant la plaine immense. Comme un blé mûr, le ciel occidental De pourpre vive et d'or pur se nuance;

L'ombre est plus grande et la clarté s'éteint Sur le versant des pentes opposées; Enfin le ciel par degrés se déteint, Le jour s'efface en des brumes rosées.

Dans le sillon, la charrue au repos Attend l'aurore et la terre mouillée; Bergers, comptez et parquez les troupeaux; L'oiseau s'endort dans l'épaisse feuillée.

Gaules en main, bergères aux doux yeux, A l'eau des gués mènent leurs bêtes boire; Les laboureurs vont délier les bœufs, Et les chevaux soufflent dans la mangeoire.

p. Dupont (1821-1870), Chanson^; Garnirr frères, édil. Ex. 591. 'f 1. Que signifie l'adjectif horizontal, immense, occidental? — 2. A quoi est comparé le ciel au moment où le soleil se couche? — 3. Quelle est la couleur de la pourpre? — 4. Que nomme-t-on brume? — 5. Qu'est-ce qui mouillera la terre au moment de l'aurore? — 6. Qu'est-ce ([ue parquer un troupeau? — 7. Que nomme-t-on f/ué dans une rivière?

Brunot et Bony. Troisième livre.

[Ex. 592.] y 1. A quel nom correspond chacun des adjectifs horizontal, occidental, rosé? — 2. Quel nom a pour radical l'adjectif long, immense, pur, grand, épais, doux? — 3. Copiez les verbes qui sont conjugués sous la forme pronominale. — 4. Indiquez la personne et le nombre des verbes attend, comptez, mènent, vont, soufflent.

Méthode Brunot-Bony.

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S93. GRAMMAIRE : VERBbiii«Jit-»*'='^»^ ^^

'^\ T(yZu^i^^^^ <^'^^^ "^oi: tu es étonnée, hein! - Comment! c^esl

^ Jan Charles- lu as pu réchapper?- C'est bien simple, ma chère maman,

î Toit seplemire ci sont nL mois de morle-saison; fa. obtenu fact-

H I tntlZ^sen^àine de eoncjé. Ah!^o^es^x de vous revou: .

I P iPune homme dit : c'est doux de vous revoir, comme il dirait : U e^\ doux de vous revoir. Le verbe être ayant pour sujet le pronom ce

Tesmoùde nLle-saison. C'est là une véritable contradictmn.

Le verbe être s'emploie souvent à la 3' personne avec le pronom ce comme sujet.

QuelQuefois ce équivaut à peu près à il et, comme oed^rmer, d^ZTle sujet grammatical d'une locution impersonnelle. c'est douî de se revoir, c'est amusant de cutsmer. Souvent-ce rappelle ce qui vient d'être dit :

essayez de faire un roux, c'est facile. Quand ,e verbe lire es, -'v/ d'un no^ ""ie'v" 5'e"Srd"e fait de ce nom ou pronom l'attribut de ce, ei le ve avec le suiet ce : . , ,

c'est moi, c-est vous, c'est Ion père el la mère.

une règle ancienne enseigne malgré cela de If^^^'^^^H ieverôe être avec l'attribut qui suit, quand il est un nom ou pronom pluriel de la 3" personne :

ce sont eux, ce sont mes frères.

"■' Te'st^r/;ufr4-iot?:e«é Jo:e, ces. .es parenU.

Ex 594. '^ Copiez, avec les allribuls qui les suivent, les verbes impersonnels ayant pour sujet ce :

la vraie charité.

11 ne s'agit pas d'épuiser sa bourse et de verser l'argent à pleines mains : je n'ai jamais vu que l'argent fit aimer personne. C'est votre temps, ce sont vos soins, votre aiïection, c'est vousmême qu'il faut donner; car, quoi que

vous puissiez faire, on sent toujours nue votre argent n'est point vous. 11 y a- des témoignages d'intérêt el de bienveillance qui font plus d'ellet et qui sont plus utiles que tous les dons.

j.-J. Rousseau.

Ex. 595. ^ Dans le lexle de la^ COMPOSITION FRANÇAISE de la page /-.

(§ 600), indiquez pourquoi on a employé les formules c'est, ce sont.

Langue française. — Troisième livre. 127

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