GRAMMAIRE : PRÉSENTS EN 6 A DEUX RADICAUX
Je cède mon entreprise à un successeur.—Tu /'appelles?— S/mon.
Oui! je projette de quitter le pays. — El c'est chose faite? — Je /'espère. L'acte n'est pas signé, mais /envoie aujourd'hui chercher le notaire. Autant que possible, je le ramène et l'affaire est conclue.
A^ous cédons notre entreprise à un successeur. — ]'ous /'appelez?
— Simon. Oui! nous projetons de quitter le pays. — Et c'est chose faite? — Nous /'espérons. L'acte n'est pas signé, mais nous envoyons chercher le notaire, nous le ramenons et l'affaire est conclue.
Les verbes en caractères gras du premier texte ont l'accent tonique sur la dernière syllabe du radical, que suivent des terminaisons muettes ; e, es. Dans le second texte, les mêmes verbes ont l'accent tonique sur la terminaison ons, ez Gela entraîne une modification de prononciation et d'orthographe dans ce radical, qui de tonique devient atone.
Quelques verbes en e ont deux radicaux au présent de l'indicatif, l'un tonique au singulier et à la 3" personne du pluriel, l'autre atone à la 1"' et à la S^ personnes du pluriel :
1° Dans certains verbes le premier radical a un è ouvert et le second un e muet :
je mène, nous menons — tu appelles, vous appelez. S" Dans d'autres, le premier a è ouvert, le second é fermé :
je cède, nous cédons — // inquiète, vous inquiétez. 3" Dans les verbes oii le radical tonique est en oi, ui, on entend en outre le son consonne y dans le radical atone : je ploie, nous ployons — tu appuies, vous appuyez. Une règle admise jusqu'ici veut que les verbes oii le radical se termine par ay gardent ce radical à toutes les personnes, sauf aux troisièmes. Mais l'usage se répand de plus en plus de leur donner deux radicaux comme aux verbes en oi, ui. je paye ou je paie, — tu essayes ou tu essaies — e//e balaie.
Ex. 667. °i? Copiez les verbes en e qui ont deux radicaux au présent, et écrivez à la suite leurs deux premières personnes du pluriel :
Les treillages rustiques.
Quand on se promène aux environs de Paris, on remarque beaucoup de propriétés closes par des treillages.i'est tout un art que celui du treillageur : avec de mauvaises branches de châtaignier tordues qu'il pèle, il fait des lattes passables, que, d'un coap de serpe, il ramène à la ligne droite. Ces clôtures protègent tant bien que mal les cent mètres carrés où l'habitant de la banlieue sème quelques salades, et qu'il appelle pompeusement « son jardin ».
Ex. 668. "^ Écrivez en entier le présent de l'indicatif des verbes en e à deux radicaux du texte suivant :
Le parqueteur.
Dans la pièce qu'on vient de parqueter, on voit, sur le bois«iouillé, des gens à genoux qui, d'un mouvement rapide etcontinu, projettent et ramènent tour à tour les bras, enlevant à chaque coup un copeau de chêne qui s'enroule sous leur main, comme la peau d'un fruit qu'on pèle : ce sont les racleurs. Quoique demi-nus, ils sont haletants et des gouttes de sueur perlent sur leur peau. Sans prendre le temps de se relever, ils s'essuient et ne s'arrêtent que pour affiler leur grattoir.
Langue française. — Troisième livre. !4i