S A DEUX RADICAUX
consonne y.
Pendant des années, l'employé arrive à la même heure, s'assoit dans le même fauleuil, extrait des rayons les mêmes registres, voit, quand ses yeux se lèvent, le même papier à Peurs tout fané. Un jour, vieilli, lassé malgré tout, il croit pouvoir rompre avec ces habiludes; il prend sa retraite, fuit dans son pays natal. Et là, en plein air, dans la vie véritable, il a la nostalgie de son bureau.
Pendant des années, nous arrivons à la même heure, nous nous assoyons dans le même fauteuil, nous extrayons des casiers les mêmes registres, nous voyons les mêmes fleurs fanées. Un jour, vieillis, lassés malgré tout, nous croyons pouvoir rompre avec ces habitudes ; nous prenons noire retraite, nous fuyons au pays natal. Et là, en plein air, nous avons la nostalgie du bureau.
Comme on le voit, par la comparaison des deux textes, les verbes /assois, /extrais, je vois, je crois, je fuis, changent le radical tonique du singulier en un radical atone un peu diiïérent: nous assoyons, n. voyons, n. extrayons.... à la 1'* et à la 2° personnes du pluriel.
Ce cliangement est le même que celui des verbes en e, dont le radical se termine en oi, ui; on dit : nous voyons, comme nous envoyons; vous fuyez, comme vous essuyez.
Comme dans la conjugaison en e, les verbes suivants de la conjugaison en s et leurs composés qui ont un radical tonique en oi, ui, ai, changent dans l'écriture J'i en y à la i'" et a la 2" personnes du pluriel. En parlant, on fait entendre dans ces deux personnes le son consonne y après le radical ionique ;
j assois, je voi s, je croi s, je irai s, ie fui s,
il assoit, lu voi s, tu croi s, elle trai t, tu fui s,
assoyons, voy ons, croy ons, tray ons, fuy ons,