GRAMMAIRE : L'IMPÉRATIF
Dans la lecture (Voir pag-e 183) les paroles de la mère constituent | autant d'ordres : apporte-mo/, va chercher, mets du bois; cette personne \ emploie le mode du commandement, le mode impératif. \
On commande généralement à une autre ou à plusieurs autres personnes à qui l'on parle; l'impératif est donc souvent à la 2" personne : apporte, apportez. Il arrive cependant qu'une personne commande à un groupe dont elle fait partie : petites filles, pensons. C'est la 1" personne du pluriel.
Si l'on compare les verbes à l'impératif: mets, étends, remplis, pensons, aux mêmes verbes au présent de l'indicatif : tu mets, tu étends, tu remplis, nous pensons, ou voit ((ue les formes sont les mêmes à la même personne. Toutefois dans apporte, berce, et autres verbes en e, il n'y a pas d's il l'impératif; cette s reparaît dans jeltes-ij.
Les formes qui appartiennent en propre à l'impératif sont semblables aux personnes correspondantes de l'indicatif:
TU PORTKS TU REMPLIS TU nOIS TC METS
Sing. 2' pers. : port e rempl is doi s mel s
p. ( 1" — -.portons remplissons devons mettons \ ' ( 2" — : port ez rempl issez deu ez mett ez \
z I Toutefois la S" personne du singulier des verbes en e ne prend ': 3,| pas d's, sauf devant en et y :
hache des choux, jeites-ij du sel, apportes-en. Il en est de même pour ïimpératif va, du verbe aller :
va chercher mon bas, vas-y vite. \
L'impératif n'est jamais non plus précédé d'un sujet. j
A la S' personne, on se sert de formes empruntées au mode [
subjonctif (Voir page 242) : ;
Que cela nous fasse réfléchir. Vive la France! Qu'ils viennent! \
Ex. 853. °1? Copiez ce texte en y s [Ex. 854.] 'f Écrivez le texte sui-
soulignanl les verbes à l'impératif, et vant en prose en parlant à plusieurs :
mettez à la suite entre parenthèses la \ a ^ .
o« I • ;• j IV j- ,-p \ ^ ^^ enfant.
2" personne du sinqulier de Vindicatif : \ r^ . , ^ ■,■
' ■' 's Enfant, tu grandis : que ton cieur soit
Conseils d'un vieillard. 5 rj^ij i
Mon fils, accueille les observations Lmie pour le bien : la défaite est sainte
de tout le monde, celles même dun g. ^^ ^^.^ ^^^^^-^^ ^^^^.^^ ^ to„ ,^,f
ennemi ; puis, dans le nombre, prends ^^^ ^ ^^-^^ ■ -^ „„g ,^,1^^.
ce quil y a de bon, rejette ce qui y Écris, parle, agis, sans peur du danger,
a de mauvais. N empiète pas sur les L^^j^ivers est grand : que ton œil v droits d autrui, mais défends les tiens. i nlon^e"'
Ne révèle jamais un secret; avant ^^ ^^^as faillir, même propager'' '
d affirmer une chose, convaincs-toi ^ne erreur parfois, jamais un men ([u elle est vraie. Ne te plains pas des ^
sonc-e.
coups de l'adversité : c'est au crenset î „ ,, ,,ot- .oAn
j ' ,, , ,. ,. { E. Manuel i18-24-1901) du malbeur que la vertu s épure. \a \
où le devoir t'appelle, vas-y quoique [Bx.S^B.]^ Conjuguez à fimpératif
la mort t'y attende, si l'honneur veut avec les 3' personnes du subjonctif :
que tu meures. \ Obéir aux lois et servir sa patrie.
Langue française. — Troisième livre.