‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 67 sur 373 · VERBE TRANSITIF AVEC ATTRIBUT · texte numérisé non relu

VERBE TRANSITIF AVEC ATTRIBUT

Les armées de la Rêvolulion choisirent elles-mêmes leurs chefs, et en général elles nommèrent officiers des hommes de valeur; elles prirent pour généraux Marceau, Hoche, Desaix. Un simple soldat tutoyait Kléber, le traitait de citoyen, et le considérait comme un égal en droits. Mais l'esprit de fraternité n'excluait pas la discipline.

La proposition à valeur objective : elles nommèrent officiers des hommes de valeur, a un complément d'objet direct : des hommes de valeur; elle a en outre un attribut : officiers, qui indique qu'en faisant l'action de nommer, les armées attribuèrent aux hommes qu'elles nommaient la qualité d'officiers. Cet attribut se rapporte ainsi, non au sujet du verbe nommèrent, mais à son complément d'objet direct : des hommes.

Dans ce cas, l'attribut officiers est construit directement. Plus bas, dans : un soldat le traitait de citoyen, l'attribut citoyen est construit indirectement par l'intermédiaire de la préposition de.

Dans une proposition à valeur objective, un attribut peut

être rapporté au complément d'objet direct au moyen des l

verbes nommer, appeler, rendre, trouver... \

Le Conseil municipal a élu maire M. Rameau. l

L'attribut de l'objet peut être construit directement : \

On dit M. Leroux malade; moi, je le trouve mieux ;

ou indirectement par l'intermédiaire d'une préposition ou <

d'un adverbe : \

On le considère comme impartial, on le prend pour juge. \

Ex. 238. "^ Copiez le texte suivant t [Ex. 239.] "f Indiquez les compléen soulignant les expressions qui sont l ments directs qui ont des attributs et attributs de l'objet du verbe : > dites quel verbe fait rapporter chaque

Une élection. \ attribut à l'objet de ce verbe :

Le village est en émoi, les conseillers | ua mariage.

vont choisir un maire. Probablement \ Le maire prononce les phrases sacrails nommeront maire M. Gérard et | mentelles : « Jean-Pierre Letourneur, prendront M. Renaud pour adjoint; | consentez-vous à prendre pour légitime mais il y a des discussions. Le petit | épouse Rosalie-Félicité Du val? » On nombre de voix qu'il a eues rend entend un oui sonore. « Et vous, furieux le grand Démange, et il s'est l Rosalie-Félicité Du val, consentez-vous disputé a l'auberge avec Grosdidier. | à prendre pour légitime époux Jean- « Vous trouvez la chose juste, criait-il; l Pierre Letourneur? » Au milieu d'un vous m'avez jugé bon pour faire toutes | profond silence, un oui timide répond, les coçvées, et maintenant vous allez ! Le maire lit alors les articles du code prendre pour maire un étranger! » A 5 et déclare les époux légitimement unis la lin, l'un a traité l'autre de niais, et > par les liens du mariage. Ce n'est pas la querelle aurait fini par mal tourner j tout. M. le Maire considère les pères si l'aubergiste, regardant comme né- l comme des camarades; en un petit cessaire l'intervention du garde cham- 5 discours très simple, il dit à tous ses pètre, n'était allé le chercher. } félicitations et ses vœux. V. Foncin.

Langue française. — Troisième livre.

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