S94 GRAMMAIRE : L'AFFIRMATION
Le service mililaire est obligatoire pour tous. Tout homme valide pasue deux ans sous les armes; il est obligé de quitter sa famille et ses travaux pour servir sa patrie; aussi montre-t-il parfois quelque tristesse en s'éloignanl des siens. Mais telle est la loi : tout bon citoyen s'y soumet.
i La première proposition est attributive, elle énonce une chose comme s existante; on dit qu'elle affirme cette chose; cette proposition est dite ! affirmative. La deuxième est une proposition activa, la troisième est l passive; mais pour la même raison, l'une et l'autre sont aussi affirmatives. Chacune d'elles commence par le sujet, puis vient le verbe, enfin, suivant ïï I le cas, l'attribut ou les comp^éments du verbe.
2 I Dans la proposition : aussi monlre-t-i\ quelque tristesse, le sujet // < \ n'est plus le premier terme; c'est que la proposition commence par le mot aussi, qui fait rejeter le sujet il après le verbe. C'est le reste d'un ancien usage : quand certains mots, aussi, ainsi, encore... commencent la phrase, le verbe se met immédiatement après ces mots. Toutefois on n'observe pas toujours cette règle.
Dans la proposition : telle est la loi, c'est l'attribut qui est en tète de la proposition. Ce déplacement de l'attribiit est très rare, sauf avec tel. Mais ces exceptions suffisent pour que l'ordre des mots n'indique pas toujours à coup sûr si une proposition est affirmative.
Vne proposition qui présente un état comme existant ou une action comme ayant lieu, est une proposition affirmative :
Un bon soldat meurt pour son pays.
Dans une proposition affirmative, le sujet se met avant le verbe, l'attribut et la plupart des 'compléments se placent 2 \ après.
ç> 5 Mais une proposition affirmative peut aussi commencer par l'attribut ou par un complément du verbe; dans ce cas, le sujet se met ordinairement après le verbe :
Peut-être verra-t-on disparaître la guerre : tel est au moins l l'espoir des penseurs. l
Pour savoir si une proposition est affirmative, il faut donc | consulter le sens de cette proposition et non sa construction. $
Ex. 295. "^ Dans le texte suivant, l l'apercevait dans une salle basse,
distinguez les propositions qui sont \ écrasé sur un banc, regardant d'un œil
affirmatives : \ vide défiler ces soldats, dont la retraite
Après la défaite. \ allait livrer son blé mûr à l'ennemi.
Au bord du chemin se trouvait une ^- ^o'-'^- '-« o^'We, k. Fasquciio, (<<iif.
maison isolée, la demeure de quelque Ex. 296. °îf Construisez des propo-
paysan pauvre, dont le maigre bien sillons affirmatives, soit altributivea,
s'étendait derrière. Celui-là n'avait pas soit actives, avec les sujets suivants :
voulu quitter son champ, attaché au s Invasion, siège, manœuvre, bataille,
sol par des racines trop profondes; et il s victoire, conquête, armistice, suspension
restait, ne pouvant s'éloigner sans | d'armes, traité de paix, blessé, pri-
laisser là des lambeaux de sa chair. On \ sonnier, relèvement.
Langue française. — Troisième livre. 59