GRAMMAIRE: L'INTERROGATION
Jean Valjean (Voir la lectl're page 63) ne dit pas qu'il roue; il ne dit pas non plus qu';7 ne rêve pas; il n'en sait rien. 11 se le demande, il se \ pose des questions, ou, comme on dit encore, il s'interroge. i
La proposition : // me ressemble? est construite comme une affirmative; > en la disant, on lui donne un ton particulier, le ton interrogatif. <
Mais dans la proposition : est-ce possible? le sujet vient après le verbe, \ c'est ce qui a lieu le plus souvent dans les propositions interrogalives. \
Dans la première proposition interrogative, Valjean ne dit pas : rèi<éje? en mettant simplement le sujet après le verbe; il dit : est-ce que je ne rêve pas? en mettant la formule esl-ce que devant une proposition négative. C'est une forme de plus en plus fréquente de l'interrogation.
Une proposition par laquelle on questionne, on interroge, est une proposition interrogative. Elle est terminée dans l'écriture par un point d'interrogation (?)
En parlant, une proposition interrogative ne se distingue
quelquefois d'une affirmative ou d'une négative que par le ton :
Vous prenez le train? Nous ne voyagerons pas ensemble?
Mais, le plus souvent, quand on interroge pour savoir si un
état existe, si une action se fait, le verbe de la proposition est
avant le sujet :
Est-ce possible? Ne suis-ye pas exacl? Veux-/u venir? Si le sujet est un nom, on l'exprime devant le verbe, mais on le répète après par un pronom personnel : Le facteur esl-il arrivé?
Avec je comme sujet, T interrogation produit parfois des expressions étranges : où couTS-Je? hxis-je? On les évite en recourant à une autre forme d'interrogation avec est-ce que devant une phrase affirmative : est-ce que je cours?
Cette expression tend à s'employer dans tous les cas.
On répond affirmativement ou négativement, soit par l'un des mots oui ou non, soit par une proposition affirmative ou négative. Si la question est négative, on répond affirmativement par le mot si :
Avez-vous (jacjné? — Non... Pensez-vous réussir? — Je l'espère. l Ne viendrez-vous pas? — Si, j'irai demain.
Ex. 314. "^ Copiez les proposilions f soigner ses enfants, est-ce «u'ii y a
interrogalives et indiquez comment \ quel(|ue chose de mieux? Une mère
elles sont construite^ : \ est-elle jamais plus touchante qu'à son
Noblesse du travail ménager. poste? Quel plus bel exemple peut-on
Vous vous excusez. Madame, de ce 5 donnera la jeunesse?
que je vous surprenne travaillant, les | ^'- ^'''^<-^^^- Jeu>iessc. Librairie Kis,i.i,.ioiicr.
mains à la pâte, ou occupée à soigner \ Ex. 315. °l? Conjuguez au présent,
vos enfants. Votre embarras n'est liât- ! aux passés simple et composé de Vinditeur ni pour moi, ni pour vous. calif, sous la forme inlerrogalive :
Sommes-nous de ceux qui méprisent le s Être vigoureux et devenir un bon
tfnvail? Faire la cuisine ou le ménage, 1 soldat.
Langue française. — Troisième livre. 63