GRAMMAIRE: L'EXCLAMATION
u l « Tu sais, j'ai échoué au brevet. — Tu as échoué! Ce n'est pas ^ I possible. — Si, mon cher, cela est possible, et cela est Ah! Elle est jolie, 2 I la justice des examens! Travaillez de votre mieux, cela sert à grand'- \ X 5 chose!... Mais je ne recommence plus. — Toi! le meilleur élève de l'école ^ \ supérieure, ne pas recommencer ! Ce serait une grosse sottise. »
Quelciues pcoposiLioas do co lexlo ao sont pas leniiinées pur un point ordinaire, mais par un point particulier, un point d'exclamation (l). 2 I Si on écoule celui «jui les prononce, on remarque qu'il ne les dit pas comme des propositions affirmant ou niant un fait quelconque. Le candidat Paul dit bien : j'ai échoué au brevet, avec le ton qu'on emploie pour raconter une nouvelle; mais son ami Pierre reprend la mt^me forme affirmative civec un ton de surprise: tu as échoué! Comme on dit, il s'exclame; avec cette intonation sa proposition devient e.xclamalive.
Une proposition peut être prononcée sur un ton particulier qui lui donne le caractère d'un cri ou d'une exclamation ; elle est dite exclamative. Elle peut exprimer des sentiments très divers : l'indignation : elle est jolie, la justice!
la surprise : tu as échoué !
l'admiration : sont-ils beaux, ces enfants !
Une proposition exclamative peut avoir la forme affirmative, négative ou interrogative :
Ton frère est malade! Ce n'est pas possible! A-t-il peu de chance!
C'est donc seulement le ton avec lequel on la dit ou on la lit qui lui donne la valeur d'une exclamation.
Une proposition exclamative est parfois accompagnée d'in- \ terjections : Oh! ,/e suis bien malheureux ! \ Éviter d'y joindre la formule absurde t'il : je suis Vil malheureux!
Ex. 329. °^ Copiez les propositions \ [Ex. 330.] 'f Mettez un point d'ex-
exclamatives ei indiquez celles qui sont \ clamalion à la fin des phrases de ce
précédées d'interjections : \ texte que vous considérez comme excla-
\ matives :
Un sauvetage. Un général héroïque.
La mouche, retirée du lait, est échouée j ^^ soldats de Kléber, épuisés d'avoir lamentablement sur un cùté; les ailes marché dans le désert, se refusaient à sont collées; les pattes ne remuent parier leurs blessés. Kléber leur cria, plus; c'est une petite loque. Elle est ^^^^. l'accent de l'indignation : u Misémorte!... Non! Voilà une patte qui râbles, vous êtes des lâches, vous s'agite faiblement. Puis plus rien. Ah! ^^^j^g p^^g j^s soldats. Être soldat, En voici deux! Elle fait un grand elTort, ^.^^^^^ ^y^n^j ^j^ ^ f^^JJ^^ ne p,.vs manger; en dégage une troisième et se traîne à ,j^,j,n(i on a soif, ne pas boire; quand trois pattes. Ah! Mais, ga va vite ^^^ ^^^ ..p^j^é de fatigue, marcher; maintenant! 11 n'y a que les ailes qui ^^j^^^ o,j ^^ peut plus se porter seine vont pas encore : elles ne veulent ,n,^me, porter ses camarades blessés, pas se décoller. Pourtant on dirait que Y^,i|^^ ^.ç, ,,ue doit cire un soldat, l'une... allons donc! Courage! Ça y est! •. jjisérables, reprenez vos blessés.» Et A. LicHTKNBERGEi. Mon petit Trott, \ [g^ soldats les reprirent.
Ploii-Nounil cl Ci», cdit. ••
Langue française. — Troisième livre.