‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 3)Chapitre 218 sur 356 · GRAMMAIRE : LE VERBE IMPERSONNEL · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE : LE VERBE IMPERSONNEL

^ I II tonne, il vient un orage; il fait si chaud depuis plusieurs

S \ jours. Il faut donc nous hâter de rentrer, il est bon de ne pas mettre

X I nos parents dans l'inquiétude.

UJ \

l.e verbe tonne indique une action, mais on no dit pas qui fait celte action. Ce verbe n'a donc à proprement parler aucun sujet. Il paraît cependant avoir pour sujet le moti7. C'est qu'aujourd'hui, à l'imitation des autres verbes, on n'emploie plus les verbes /o/i/xr, pleuvoir, neiger... qu'avec un sujet placé avant eux. En réalité, ce mot //, qui est le pronom de la 3»= personne, toujours au masculin singulier, ne joue aucun rôle. Il pleut, il neige : il, ce n'est personne. Le pronom il ne représente donc pas le nom de la personne de ^ \ qui l'on parle. L'action de tonner, de pleuvoir ne peut pas non ûL plus être faite par la personne qui parle, ou à qui l'on parle; en ^ réalité, ces verbes n'ont pas de personne; on les appelle verbes impersonnels.

D'autres verbes se mettent exceptionnellement sous la forme impersonnelle. Quand on dit : il vient un orage, c'est comme si l'on disait : un orage vient. Le vrai sujet de vient est orage, placé après; mais le pronom il paraît être le sujet de ce verbe.

Lorsqu'un verbe est précédé du pronom il, et que ce pronom ne représente pas la personne ou la chose qui fait

l'action, le verbe est dit impersonnel.

0> Les verbes qui expriment les phénomènes atmosphériques UJ \ sont tous impersonnels : geler, grêler, neiger, pleuvoir, tonner.

On emploie quelques verbes sous la forme impersonnelle, en mettant le pronom il devant eux et en plaçant leur sujet après : il vient un orage, il faut obéir aux lois, il convient....

E.VEUCICE? SIR L.^ LEÇON

709. "f Copiez en souliçjndnl les \ rivières qui grossissent les fleuves. La verbes impersonnels : mer engloutit tous ces cours d'eau.

Le ruisseau. \ 710. 1? Conjuijuez sous la forme

11 pleut, il neige; l'eau ainsi tombée impersonnelle, au.r quatre temps étu-

pént'tre dans le sol et donne naissance \ ^''^•"' ^^ l indicatif :

à une source. Mais il est impossible au Tonner, venter et pleuvoir,

petit ruisseau de fairo seul le voyage | Falloir obéir et convenir de le faire

vers la mer lointaine; il faut (|u'il se s promptenient.

niMe à d'autres ruisseaux; il se forme j S'agir de réussir à l'e.xamen el être

ainsi une rivière. H y a de nombreuses \ nécessaire de s'y bien préparer.

Langue française. — Deuxième livre. 129

Page 1