RÉCITATION : L'homuie ayant hérité d'un âne
Un homme avait liérilé de son père,
Pour tout bien, un pauvre baudet.
Or lui, qui sur des mille et sur des cents comptait,
D'un baudet qu'allait-il faire?
« Le vendre, pensa-t-il, et j'y vais de ce pas! »
L'âne lui dit en son langage :
« Maître, ne me vendez pas; Je suis bon travailleur, modeste en mes repas;
Vous m'apprécierez à l'usage. »
Notre homme se laissa loucher,
Sinon convaincre, par sa bête.
Commande-t-il? Aussitôt elle est prête : A la citerne, aux champs, au labour, au bûcher, Qu'on l'attelle ou qu'on la veuille enfourcher. Elle est toujours contente, à tout elle se prête. Et son maître bientôt ne trouva plus d'accents Pour la louer. C'était son ami le plus tendre! Il disait : t< Mon ânon vaut des mille et des cents,
J'aurais été fou de le vendre! » Alexis Noël.