GRAMMAIRE: LA CONJONCTION
Julii'Ue est vraiment une méchante pelilc fille. Sa maman, pour lui
faire plus de plaisir, a eu l'idée de lui donner à choisir ses étrennes : uj 5 '■ Aimes tu mieux un parapluie ou un manchon? » Juliette répond : âJ \ « Je veux le parapluie et le nïunchon. — Ccsl impossitde, mon enfant,
car nous nous imposons déjà un (jros sacrifice pour te faire plaisir. X — J'aurai le parapluie et j'aurai le manchon. — Ao/i, ma fdie. — Eh ^^ bien, alors, je ne veux pas le parapluie ni le manchon; je veux un
jouet. •■ — Juliette sera punie; elle espère quelque chose, mais elle
n'aura rien.
Dans la proposition : Je veux le parapluie et le manchon, le verbe je veux a deux compléments directs; ces deux compléinenls sont \ z I unis par et. Le mot et joint ces compléments, il en fait \ti jonction Q.\ et il s'appelle pour cela conjonction.
< Dans la phrase interrogative : « Aimes-tu mieux un parapluie ou y I un manchon? » les deux compléments de aimes sont encore joints Q. I par un mot : ou, qui est aussi une conjonction.
D'ans la phrase : J'aurai le parapluie et j'aurai le manchon, la conjonction -.enjoint, non plus deux mots, mais deux propositions.
Cela est vrai aussi pour car, pour mais.
La conjonction est un mot qui sert à lier entre eux plusieurs termes d'une proposition : deux sujets, deux verbes, \ o=| deux adjectifs, etc., ou bien deux propositions d'une même phrase.
Et, ou, ni, mais. car,... sont des conjonctions.
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EXERCICES SUK LA LEÇON
896. °i? Copiez te texte suivant en \ et avec ses égaux, il l'est davantage
soulignant tes conjonctions : \ avecdes inférieurs ou avec des pauvres,
La marée. \ car il connail la susceptibilité des inal-
La mer est sans cesse en mouvement \ heureux ou des serviteurs. .Mais il reluse
et s'avance deux fois par jour vers le de s'incliner devant le niallionnèle
rivage : c'est le (lux ou marée mon- tiomme, même riche ou puissant,
tante. Quand elle se retire, c'est le re- | [898.] "^ Complétez te texte suivant
ou, ni :
(lux ou marée descendante. Sans cesse par l'une des conjonctions et,
la mer se rapproche du rivage, et se
L'orphelin.
retire ensuite, car le mouvement de la ^e malheureux enlant ne connaît -
mer ne s arrête jamais. 1^.^ ^^-^^ alTeclueu.x - les tendres ca-
397.°^ Dites <iuets sont tes mots qu'a- resses d'une mère; il n'a — les conseils
nissent les conjonctions de ce texte : l'appui d'un père instruit — expéri-
La politesse. i mente. Aimons ce pauvre orphelin;
Un homme vraiment Juste et bon ne l aidons-le — dislrayons-le; surtout ne
dédaigne pas la [)olilesse, il cherche à > l'exposons jamais à sentir trop notre
faire plaisir aux autres par ses manières l bonheur — à le jalouser. Sou sort est
d'être avec eux. Poli avec ses supérieurs \ déjà assez pénible.
Langue française.
Deuxième livre.
899. RÉCITATION : Les nids. Sous le toit, près de ma fenêtre, Deux moineaux francs ont fait leur nid : Quatre petits viennent d'y naître; Ecoutez-les: a Cuit, cuit, cuit, cuïl! »
Le maître veut qu'on les respecte.
L'homme doit beaucoup à l'oiseau :
L'oiseau nous garde de l'insecte, De la mouche, du vermisseau;
L'oiseau, pour l'homme, fait la guerre A ces infiniment petits Oui rongent l'arbre, sous la terre.
Fanent nos fleurs, piquent nos fruits.
Pour les quelques grains qu'il nous vole, Que de services il nous rend!
Puis l'oiseau chante, l'oiseau vole, L'oiseau peuple le ciel si grand !
Jolis oiseaux, oiseaux utiles.
Merles, fauvettes, geais, pinsons.
Protégez nos terres fertiles.
Et charmez-nous de vos chansons! Alexis Noël
EXERCICES SUR LA RÉCITATIO.N
900. 'f Copiez les huit premiers l [901.] '^ Failes la description du vers en séparant les propositions par \ nid des moineaux; parlez des soins
\ du père et de la mère pour les petits.
des traits verticaux.