‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 3)Chapitre 323 sur 356 · GRAMMAIRE: LE CONDITIONNEL · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE: LE CONDITIONNEL

Le conseil municipal esl en séance. Le maire prend la parole : » Mes- \ uj } sieurs, si la commune èlaii riche, je n'hésiterais pas aujourd'hui à \ Q^ I vous proposer la construction d'un lai'oir, et l'année j>rochaine, je \

, n'hésiterais pas davanlage pour rétablissement d'une fontaine ». ;

X I Un conseiller fait cette remarque : « Si l'on avait vendu une coupe ^ \ du bois communal, comme je te demandais Van passé, nous aiirions ,

I eu dans le budget précédent, les ressources nécessaires ». |

Le maire dit : Je n'hésiterais pas si la commune était riclie. Pour | qu'il n'hésite plus, il faudrait une condition qui n'existe pas; la richesse de la commune. Hésiterais indique donc une action qui dépend d'une condition, qui est conditionnelle ; on dit (]ue

to \ ce verbe est au mode conditionneL

O Ce premier verbe hésiterais est au temps présent, puisque le maire parle d'une action qu'il ferait aujourd'hui. Le second verbe

o i liésiterais est au temps futur, puisqu'il s'agit d'une action que le maire ferait seulement l'an prochain.

2 I On voit que le présent et le futur du conditionnel sont semblables.

Enfin le conseiller parle d'une chose qui aurait eu lieu l'an dernier, si une condition avait été acceptée : aurions eu est au passé du conditionnel.

Le mode qui présente l'action comme dépendant d'une O \ condition, est le mode conditionnel

[^\ Ce mode a deux temps : un présent, qui sert aussi pour le futur, et un passé.

EXERCICES SUR LA LEÇON

960. '^ Copiez en soulignant les î [961.] "^ Copiez les'verbes au con-

verbes au conditionnel : < dilionnet, en indiquant la condition

Utilité de r agriculture. '/"' fait employer ce mode. Écrivez:

Si le cultivateur ne labourait pas, ••• pourrions est au conditionnel à

s'il n'enseniengait pas le soi, le meu- cause de sans manç/er, qui équivaut

nier n'aurait rien à moudre, le mar- \ à si nous ne mangions pas...

chand de farine ne vendrait rien, le \ L'air.

boulanger ne pétrirait pas de pain et l Si l'uir manquait un seul inslani,

les hommes n'auraient rien à manger, s nous mourrions. Nous pourrions assez

Si nous songions plus souvent à cela, l bien rester deux jours sans manger,

nous honorerions davanlago la pro- : mais nous ne vivrions pas cinij mi-

lession de laboureur et nous remercie- l nutes sans respirer. Si cliaque malin

rions ce rude travailleur de la peine lu n'ouvrais ta fenêtre, la maladie en-

qu'il se donne pour tous. l trerait dans ta maison.

Langue Irançaise. — Deuxième livre. i^o

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