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Jean cl son père causent. Jean dil : « J^aime jouer, mais j'aime aussi étudier. — Bien, mon garçon : jouer convient à ton àije el étudier est nécessaire. Quand iâtje (/'apprendre est passe, on ne regrette pas (/'avoir appris bien des choses. — Et que délestes-tu? — Je déleste dire des mensonges. — Tu as raison : mentir esl désfionorant pour un homme. »
Jean pourrait (iire : j'aime le jeu, j'fl/m<' l'étude. El son père pourrait répondre : le jeu convient à ton âge; l'étude est nécessaire. — Jeu, élude sonl des noms; donc jouer, étudier sont employés ici comme des noms : ils sonl ou sujets ou compléments. Toutefois, ce ne sonl pas des noms. Dans : je déleste dire des mensonges, le mot dire a lui-même pour complément direct des mensonges; el un nom n"a jamais de complément direct. Dire esl bien une forme du verbe, on dil souvent un mode du verbe : le mode infinitif.
On ne dit pas : je étudier, tu étudier... Tinlinitif n'a pas de personnes. Étudier, mentir sont au présent, tandis que quand le papa dit : on ne regrette pas d'avoir appris, le verbe avoir appris se rapporte à un temps passé : cesl un passé.
i Le verbe est au mode infinitif quand il nomme simplement l'action dont on parle.
De même qu'un nom, le verbe à l'infinitif peut être sujet ou complément d'un autre verjbe.
Le verbe à l'infinitif n'a pas de personnes : l'infinitif est un mode impersonnel.
L'infinitif a un présent et un passé.
EXERCICES SUR LA LEÇON
983. "^ Copiez les infinitifs en indiquant la conjugaison à laquelle ils appartiennent :
L'aveugle.
Je connais les saisons lout comme dans le temps où je voyais verdir les avoines, faucher les prés, mûrir les froments, jaunir les feuilles du chàtaif^nier, et rougir les prunes des oiseaux sur les buissons.
Je passe des heures entières à t-couter prés des ruches les mouches à miel qui commencent à bourdonner sous les |»ailles et qui sortent une à une en s'éveillant, par leur porte, pour savoir
si le vent est doux et si le trèfle commence à fleurir,
Lam.\rtine.
984. °f Copiez les in finit ifs el écrivez à la .s«(7c le passé de rin/inilif :
La leçon de la poule.
Regardez la mère montrant à ses poussins comment il faut plonger le bec dans Peau, comment il faut relever la tète pour faire descendre la gorgée le long du cou el éviter de se laisser tomber dans l'assiellce d'eau. Vous verrez les petits s'elTorccr d'imiter leur mère et arriver promptement à la satisfaire. En une séance, toute la couvée est instruite.
Langue française. — Deuxième livre. 187
985. RÉCITATION : Le renard devenu vieux. Cei'lain renard ayant fini son lemps El perdu grifles et dénis, Songeait, faute de mieux, à prendre sa retraite. Sa vieillesse enviait la niche toujours prête Et la soupe eliaude du chien.
En comparant s'en propre sort au sien, Ça lui semblait tout simple, à présent, d'être honnête! « Si j'étais chien, qu"aurais-je à faire? Presque rien, Disait-il. Garder le canard, la poule, El le pigeon qui, sur son toit, roucoule; Aboyer aux passants; mener à l'abreuvoir Les grands bœufs roux qui beuglent dans le soir,
La belle alTaire!
Pour vivre en paix, n'en faut-il pas plus faire? »
Beaucoup de gens ressemblent au renard.
Tels qui, toute leur vie, ont vécu sur la part Des autres. En vieillissant, deviennent bons apôtres. Et trouvent qu'il vaut mieux, pour manger à sa faim, Etre honnête homme qu'aigrefin. Alexis Noël.
EXERCICES SLR LA RÉCIIATION
986. "^ 1. Que voulfiil faire le renard \ [987.] °îf Imitez le récil précédenl :
vieilli? — 2. Qu'esl-ce que rhonnèleUï? i Un renard vieilli ne pouvant plus
— 3. Est-ce bien de vivre aux dépens \ pénétrer dans ..., songe ... Il compare
des autres? \ maintenant son sort à celui du cliien...