GRAMMAIRE: FORMATION DU PLURIEL »V M
Mon père m'a dit plusieurs fois, en me montrant un voisin qui a une jamtie de dois :
« Jean, les garçons t)ien portants comme toi ne savent (juèrc X I combien il est pénible aux enfants estropiés de n'avoir pas l'usage de leurs deux jambes ou de leurs deux bras. »
Paii.i p.ulail de plusieurs garçons, de plusieurs enfants, de plusieurs jambes; ces noms étaient donc au pluriel. VA dans la [ilirase que j'ai écrite pour m'en souvenir, ces noms se terminent ^ \ tous par une S : garçons, enfants, jambes.
En lisant cette phrase, j'entends bien cette s dans enfants X \ estropiés, je ne l'entends pas dans garçons bien portants; mais il ^ \ faut tout de même l'écrire.
Les noms au pluriel prennent ordinairement une S à la fin.
2 > Remarques. — l. Si un nom finit au singulier par une s, on ne O lui ajoute pas une deuxième s au pluriel : un bras, deux bras. i^ I II. Au singulier, quelques noms se terminent par un z, qui
se prononce comme une s devant les voyelles : un gaz odorant.
On n'ajoute donc pas non plus d's aux noms terminés par z :
le nez, les nez.
EXERCrCES SUR LA LEÇON
131. °1? Copiez les noms au singu- 5 ses, ni petits écrans; mais pour une lier et mellez-les au pluriel. Écrivez : \ faniille, elle vaut dix ouvrières à elle Le malin, les matins. > seule.
Dès le matin, à six heures, un | 133 'f Copiez en ajoutant, s'il le
vieux bouvier prand et maif-re par- | faut, une s aux noms du pluriel ■
court le villag:e. 11 sonne d'une trompe s Hcrtlie cntond sonner sept (heure),
longue de deux pieds. Alors, des s («Uo rejette ses (couverture) et en deux
vaches débouchent lie toutes les portes. | (minute) la voilà sur ses (jamho).
Elles envahissent la place du villag-e | EUe se lave avec soin les (main), les
et prennent le chemin accoutumé du | (bras), les (épaule), les (pied), tout le
l)ùturagre. l corps.
132. "^ Copiez les noms au plu- \ [134.] °lf Copiez en mettant les riel el mettez-les ensuite au singulier. \ noms et les articles au singulier : Écrivez • les habits, l'habit. \ Enfant, sois attentif à te bien con-
Ma mère raccommode nos habits \ duirc dans les rues. Si tu rencontres
mieux que les meilleures ouvrières. \ des vieillards, des estropiés avec des
Elle ne sait pas, comme les dames < béquilles, des femmes ayant des enfants
riches, faire les ouvrages inutiles et \ sur les bras, tu dois leur faire place et
coûteux; elle ne fait ni petites bour- i au besoin les aider.
Langue française. — Deuxième livre. 25