GRAMMAIRE : PLURIEL DES NOMS EN au, eu, OU
y I Les jeux ont cessé, les écoliers renlrenl de la récrénlion, les che- \ ^ veux 0/1/ élé défoits par le venl, quelques genoux un peu meurtris \ uj < montrent (ju'il y a eu des chutes, des chapeaux 0/1/ roule à terre; | I mais les fujures sont rouges de plaisir et de santé. \
UJ
En lisant la phrase préct'-tlpnlc, on fait entendre, suivant la rècle g('-nérale, une s h la fin des noms : jeux [les jeux^ont cessé), cheveux {les cheveuoc^ont...), genoux (... genoux^un peu meurtris...), chapeaux [des chapeauôT^ont roulé...) C'est \'s du pluriel. Cependant ces mots sont écrits avec une x à la fin. C'est qu'une vieille erreur, qui n'est pas encore rejetée de {/j I l'usage, fait qu'au lieu d'une s, on écrit une x après les voyelles ^ I au, eu, ou (qui finissent par u). Ainsi : un vieux, le creux de la
main, les Vaux de Cernay, le fort de Joux. ^ I Alors on écrit aussi x au lieu de s, après au, eu, ou, quand Vs qu'on devrait écrire est Vs du i>luriel :
un chapeau, des chapeaux, un cheveu, des clieveux.
un chou, des choux.
Cependant, parmi les noms en ou, il n'y en a plus que sept où l'on continue à écrire le pluriel par une x; les autres ont été réformés et suivent la règle générale :
les clous ont fait des trous dans le mur.
Les noms terminés par au, eu, remplacent l's du pluriel par la lettre x. qui se prononce s (z) devant une voyelle.
O La plupart des noms en ou prennent au contraire une s.
Remarque. — Comme pour s, quand un nom au singulier a déjà une x à la fin, on n'en ajoute pas une deuxième au pluriel : une noix, des noix.
EXERCICES SUR LA LEÇON
142. °i Copiez les noms avec t'ar- ^ 143. °^ Copiez les noms au pluriel
ticle, puis mettez-les au pluriel : j et dites quelle lettre a été ajoutée à
> leur forme du singulier :
Le serrurier. s ^n hiver.
Le serrurier se sert d'une forero, s La place pend au bout des branches,
d'une enclume ol d'un étau; il parde | V.I sur la plaine et sur les eaux,
encore le marteau, la lime, le ciseau, s Va neige étend ses nappes blanches.
.Mais quand il a un trou à percer, il \ 0 les pauvres petits oiseaux!
em[)loie la machinf à percer phitôl ] Les orphelins, dans leurs mansardes,
que le vilebn'([uiii. Il n'enfonce jamais < Vont se coucher tout prclotlants.
un clou coMime le menuisier, il nssem- ils n'ont ni pain, ni feu, ni hardes.
ble tout avec le boulon, le rivet, la \ 0 les pauvres petits enfants!
vis et l'écrou. \ A. Paysant.
En FniniUc, Leiiicrrc. ôdH.
Langue française. — Deuxième livre. 27