LECTURE : Les bois coupés
Je ne sais rien de plus louchant que la vue des bois coupés en automne. Les grands arbres abattus, à demi cachés par les herbes, jonchent le sol : leurs branches biisées et leurs feuilles Iroissées pendent vers la terre. La sève rouge saigne sur leurs blessures.
Ils gisent épars; et, parmi les buissons verts et humides, on
aperçoit, de loin en loin, les troncs inertes et lourds qui montrent
la lai-ge plaie de la hache. „ -r i,q-io lono^
o i HipPOLYTE Taine (1828-1893).
V'iti/aije atu l'xjréiues, Uacliclte el C'«, (Sdit.
EXERCICES SUR LA LECTURE
263. 'f 1. Quel ouvrier coupe le huis diins les forêts? — 2. D'où vient le nom de Ijùcheron qui lui est donné?
— 3. Quel sentiment inspirée l'auteur la vue des bois coupés? — 4. Quand une chose est-elle à demi cachée? — 5. Que signifle l'expression : joncher le sol? — 0. A quoi est comparée la
sève qui saigne;