GRAMMAIRE : FORMATION DU FÉMINFN
7" Adjectifs qualificatifs en n.
Je commis les parents de ces pauvres enfants :
y I Leur prre est lui émiyré alsa- \ Leur mère est une éinitirre alsa.- :
Q- cien, (( l'air paysan, tui teint \ cienne, à mine paysanne, avec
LU I brun, avec un visntje chagrin, j une ciievclure brune, une fujure
mais bon. // jjarail sain et plein 1 chagrine, mais bonne. Elle
(le vie. I parait saine et pleine <le vie.
Chaijrin fait au féminin chagrine; brun fait 6;'une. Kncore ici \'e du fi'minin fait prononcer la consonne écrite n qu'on nVntend
c/5 1 pas au masculin; en même temps, il fait changer la voyelle nasale in, un en /, u : dans chagrine, on n'entend plus in, comme dans chagrin, mais t, puis n, comme dans chagriné; dans brune,
^ I on n'entend plus un, comme dans brun, mais u puis n, comme dans bruni. De même encore, ain de sain est changé en ai : saine, comme dans assainir.
De pareils changements ont lieu pour alsacienne et paysanne. En outre, en écrivant ces deux atljectifs, on double la consonne tinale n, comme nous l'avons vu pour l, t. (Voir pages 44 et 48.)
Dans les adjectifs terminés par II. i'e du féminin fait prononcer la consonne n; en même temps, il change la prononciation de la voyelle précédente : fin, fine; africain, africaine.
, En écrivant ces adjectifs au féminin, on double l'n dans o^\ quelques-uns : ancien, ancienne; mignon, mignonne.
REM.vRgiES. — 1. Au féminin des adjectifs bénin et malin, la consonne n se change en gn : bénigne, maligne, comme dans malignité.
II. Un changement analogue se produit dans un adjectif terminé en l : gentil, gentille, comme dans gentillesse.
EXERCICES SUR I.A LEÇON
[293.] °l? Mettez an fcminin tes l [294.] V Écrivez ce texte en emactjci-tifs entre parenthèses : s jjloyant les mots entre parenthèses au
La heaiilé (souverain) de la rose ne Heu des mots <ju ils précèdent et faites suflit pas à certains amateurs. En croi- accorder les adjectifs : sanl la rose (rouge), la rose (blanr), ! (Léon) Léonic a perdu ses parents la rose (jaune), on a obtenu quinze l et (il) elle vit avec (son ... papa) sa renls variétés. Ce n'est rien. L'un vou- > bonne maman; (il) elle n'a pas de drait la rose (vert), l'autre poursuit la s (Irère) sœur, mais seulement (un courose (brun). Serait-ce une espèce [)lus i sin) une cousine germaine Malgré (odorant), plus (lin), plus (durable)? $ cola, (il) elle est heureuse; on aime Non. Mais une espèce moins (commun) | dans le village (son visage) sa figure N'est-ce pas une recherche (enfantin) $ mignonne, (son langage) sa parole autant que (vain)? > franche.
Langue française. — Deuxième livre-