DES NOTES ET DES COMPOSITIONS
Les notes doivent être au nombre de six, trois bonnes et trois mauvaises. Les bonnes sont : 1 très-bien, 2 presque très-bien, 3 bien—les mauvaises : + médiocre, 5 mal, 6 très-mal,
Les examens comprennent tous une composition écrite et une partie orale, et les deux notes réunies forment la note réelle de Pexamen. Pour RU partie de l’enseignement, la note générale les ex: mens précédents se Joint à la note spéciale d’un examen pour le modifier et les notes générales de chaque partie, c'est-à-dire du latin, du grec, ete. se joignent entre elles pour donner la moyenne du travail et des succès de l'enfant pendant ses etudes Cette note finale compte pour la moitié dans l’examen du baccalauréat.
Quant aux compositions, elles doivent avoir pour
but de faire travaiiler les élèves et d'exc ter leur émulation sans donner de l’orgueil aux uns en deécourageant les autres. In conséquence, les élèves seront partagés en trois groupes, ayant, chacun, une execllence et une vie à part, sauf pendant les récréations où ils se réunissent. Il doit y avoir une composition chaque semaine. Chaque trimestre, une nouvelle excellence recommence. L’excellence générale réclle est ignorée jusqu’à la fin des études. Les rapports des professeurs avec les élèves se font en anglais en dehors des exercices. Le premier supérieur seul est excepté de cette règle générale, CONCLUSION.
En somme, le cours est sérieux. On sait ce qu'on veut et comment on le veut. Aucun travail inutile n'est donné à l'élève, et toutes les simplifications possibles ont été apportées de manière à rendre l’étude en même temps plus facile et plus rapide que partout ailleurs. Quand l'enfant a fini ce cours, il est fixé sur sa vocation, et, s’il a besoin de connaissances plus étendues, eh bien! il peut aller ailleurs compléter son éducation. Car, pour moi, je ne me résignerai jamais à préparer des examens dont je ne vois pas l'utilité, et je manquerais mon but, qui est de simplifier l'éducation, si je ne maintenais ce que j'ai établi, l'ayant établi d'après des prineipes dont la valeur ne saurait ètre contestée. Car je le répète: l’enseignement géngral doit avoir trois buts: 19,$e plincigyl,, ter: lés eafants-dans une voie quelscrques 2<,4évelopper deûrtihtelligence et leurs.qualités reflexes;, 3° leur donner les éléments des s6jdrièas tt.len frrotire,, [é ‘pius:{ôt possible, en état de travaillerabtlas..5 1,
Et maintenant, Canadiens, écoutez-moi bien :
Vous êtes tous ou pères ou grands-pères, où du moins susceptibles de l'être, ct, par conséquent, plus où moins directement intéressés aux questions que je traite. Klles sont de la plus grande importance pour vous et pour vos enfants.
Et, en effet, si l’education est organisée de nianière que les études soient finies vers la quinzième année, c’est quatre ans en moins pour la plus grande partie des élèves ; mais quatre ans en moins, n’estce pas une économie qd’ argent pour vous, et, pour vos enfants, de l’éncrgie qu'ils peuvent utilement employer à leurs différentes professions.: C’est done, comme puissance d'action, une force immense que je mets entre vos mains, It n'oubliez pas que vous êtes en fico d'une race éminemment pratique qui connait la valeur du temps. D'un autre côté, en dirigeant les jeunes gens vers l’agriculture et vers les vocations religiouses à un âge où il est si facile d'agir sur eux, c'est le moyen (et le seul moyen) d' cmpêcher cet encombrement des positions libérales, encombrement dont vous souifrez dej}.
C'est donc vous rendre un grand service que de simplifier l’éducation actuelle, et je vais jusqu’à dire que combattre la réforme que je propose, ou même ne pas la favoriser, ce n’est pas aimer Île Canada, ce n’est pas vouloir le b'en. Tout le monde cest intéressé à ce qu'elle ait lieu, les parents comme les enfants, les proies comme les religieux. Ti ou ailleurs" ele" se fers Lot 6 tard. €” est uno question de, temps. ‘ Won plis’ saperé güém oportet sed
sapere. ad sobrietatem.
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thèmes. Il en faut sans doute, mais en petite quantité, et je pourrais, à cet égard, appuyer mon opinion de celle de Fénélon. Dans l'étude d’une langue morte que la plupart des élèves n'auront jamais occasion de parler, il faut se borner à la traduire. Au reste, il est toujours possible à un enfant de se perfectionner dans une langue, s’ilena besoin ; mais pourquoi forcer tous les élèves à faire une chose dont ils ne peuvent tirer aucun profit ? Est-ce rationnel? Non, je ne le crois pas.
L'épisode de Tobie dans l'épitome.—I1 faut que toutes les difficultés de construction en soient d’abord enlevées,
Extraits des prosateurs— comprenant: de Cicéron, l'épisode de Damoclès, l’innocent accusé par le criminel, supercherie de Pythius pour vendre son jardin, récit oratoire de la mort de Clodius; de César, la guerre des Helvétiens simplifiée et le discours de Critognat dans Alise assiégee : de Salluste, le combat où Catilina perdit la vie ; de Tite-Live, combat des Horaces et des Curiaces, bataille de Zama avec l’entrevue qui la précède; de Patereulus, les grandes époques littéraires ; de Pétrone, les naufrages de la vie ; de Suétone, Ia mort de Néron ; de Sénèque, la vie heureuse; de Quinte-Curce, discours des Scythes à Alexandre; de Justin, parrallèle entre Alexandre le grand et Philippe son pere; de Pline l’ancien, faiblesse et misères de l’homme ; de Quintilien, enfant d'un bon naturel; de Tacite, révolte des légions de Pannonie.
Extraits des poites.— Un abrégé de la Prosodie en huit pages avec cinq pages d'exercice sur les vers latins. Cette même matière doit être également mise en vers français, Ce livre contient, en plus.