GENRE LAGRIE. ZAGRIA. (Fabricius
CaRAcTÈRES : Coléoptères hétéromérés, à élytres mous, flextbles ; à antennes non coudées, formées de pièces grenues ou en chapelet, avec le dernier article plus long que les autres :
le corselet plus étroit que les élytres.
A Ce nom, dont l’étymologie est inconnue, comme | pour la plupart de ceux que Fabricius a pris au . * hasard, souvent en les dénaturant avec volonté
du sens primitif, viendrait-il, comme l’a pensé Olivier, du mot grec Aéyyn, qui indiquerait le duvet ou la pubescence (Arrsutia, lanugo)?
Avant Fabricius, la principale espèce, le type de ce genre, avait été placée soit avec les Chrysomèles , soit dans le genre Méloë; Geoffroy en avait fait une Cantharide, de Geer un Ténébrion.
. Dans l’état actuel de l’entomologie, voici comment il est facile de distinguer les Lagries de tous les autres genres de la même famille des Épispastiques. Les Cérocomes et les Mylabres ont les antennes terminées en masse ; les Cantharides, les Zonites et les Apales les ont en fil ou en soie; dans les autres genres, les articles des antennes sont globuleux ou en
chapelet; mais les anneaux sont ou réguliers et égaux entre eux comme dans les Notoxes et les Anthices, ou irréguliers et noueux : tels ils sont dans les Méloës.
On ne sait rien de bien positif sur leurs larves; cependant M. Mulsant a cru en connaître une. On trouve les insectes parfaits dans les bois ou dans leur voisinage sur les fleurs : nous pouvons en indiquer deux espèces :
1. Lagrie hérissée. Lagria hirta. Elle est noire , avec les élytres jaunes. C’est
la Cantharide n° 6 de Geoffroy. On la trouve sur les fleurs des Ombellifères et des Caryophyllées.
2. Lagrie livide. L. livida. Elle ressemble à la précédente; mais elle est un peu plus petite, et ses pattes sont livides.