‹ Entomologie analytiqueChapitre 115 sur 204 · Genre RHIPIPHORE. RHIPIPHORUS. (Bosc · texte numérisé non relu

Genre RHIPIPHORE. RHIPIPHORUS. (Bosc

CaracrÈères: Coléoptères à quatre articles seulement aux tarses postérieurs et cinq aux autres ; à élytres durs, rétrécis en arrière, mais réunis par la suture, sans écusson à leur base; antennes fortement dentelées et en éventail.

Ce nom, donné primitivement par Bose et ensuite par Fabricius, qui l'a introduit dans son Æntomologie, avait d’abord été écrit sans l’ aspirée; mais comme il provient du mot grec fur, flabellum, instrument destiné

à activer le feu, il a fallu la rétablir pour conserver son étymologie qui devrait être Rhipidophore ou porteur d’un éventail, parce que les antennes des mâles sont le plus souvent étalées en éventail ou flabelliformes.

Ils diffèrent de tous les genres de la mème famille des Sténoptères, parce que la ligne qui réunit les deux élytres n’est pas séparée comme dans les Sitarides et les OEdémères; secondement, parce que les Mordelles et les Nécydales ont un éeusson, et enfin des Anaspes parce que ceux-ci ont les derniers articles des antennes en masse.

Les Rhipiphores ont une forme tout à fait bizarre; leur tête est comme tronquée en avant ; leur corselet s'avance un peu en pointe entre la suture des élytres pour remplacer

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l'écusson. Le corps est très-lisse et en quelque sorte tronqué en arrière.

M. Farines a suivi ies métamorphoses de l'espèce que nous avons recueillie aux environs de Paris. (Ænnales des Sciences naturelles, 1826, t. VIE, p. 244.)On la trouve sur les fleurs des Panicauts, £ryngium campestre, dont elle se nourrit de la racine, sous la forme de larve. Elle produit :

1. Rhipiphore deux taches. Rhipiphorus bimaculatus. Élytres d’un rouge terne, avec deux taches noïres; la région de la poitrine est noire en dessous. Deux autres espèces sont étrangères à Paris; l’une est remarquable par ses élytres très-courts.

2. Rhipiphore subdiptère. R. subdipterus. Les élytres ovales voûtés sont très-

courts et laissent les ailes membranèuses à nu ; il est d’un jaune pâle. On

l’a décrit sous le nom de genre Dorthesia. Il se trouve dans le midi de la France.

3. Rhipiphore paradoxal. R. paradoæus. Noir, avec les bords du Corselet testacés , ainsi que les élytres. On l’a trouvé aussi sur les fleurs du Panicaut.

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