‹ Entomologie analytiqueChapitre 139 sur 204 · Genre HYPOPHLÉE. HYPOPHLÆUS. (Paykull · texte numérisé non relu

Genre HYPOPHLÉE. HYPOPHLÆUS. (Paykull

CaracTÈREs : Coléoptères hétéromérés ; à élytres durs, non soudés, recouvrant des ailes membraneuses ; à corps allongé, linéaire ; à antennes droites, non brisées, et dont la portion élargie est formée de sept articles.

Ce nom, que Fabricius avait adopté d’après Paykull, est évidemment le résultat de deux mots grecs réunis, l’un, vré, signifiant en dessous, et l’autre, gxous, écorce, parce qu’on trouve, en effet, ces insectes sous les écorces humides

des arbres.

Les Hypophlées ont beaucoup de rapports avec les Diapères, les Bolétophages, les Tétratomes, et en général avec tous les autres genres de la même famille; ils en different cependant d'abord par la forme du corps, qui est bombé dans les premiers; puis par les antennes, qui sont coudées et

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comme brisées dans les seconds; soit enfin, par le nombre des articles renflés de l'extrémité de leurs antennes qui n'est que de quatre, comme le nom l'indique dans les Tétratomes; en outre, leur corselet est carré, allongé et comme rebordé.

On trouve les Hypophlées sous les écorces des arbres encore vivants, ou dans les caries humides qui s'y forment. On ne connaît pas d’autres particularités sur leurs mœurs.

1. Hypophice chätain. Hypophlæus castaneus, qui est d’une couleur brune, ferrugineuse.

2. Hypophlée bicolore. H. bicolor. Son corps est rougeâtre, ainsi que la base des élytres ; le reste est noir.

A1. Genre ANISOTOME. ANISOTOMA. (Knoch.)

Caractères : Coléoptères hétéromérés ; à élytres durs, non soudés, recouvrant des ailes ; à corps court et bombé ; à masse où portion élargie des antennes formée par cinq articles; à jambes de devant épineuses.

Ce nom a tiré son origine de la forme singulière remarquée pour la première fois dans les antennes dont les articles sont inégaux, de änços, inégal, et de out, section, division.

Iliger l'avait recu, Fabricius l’adopta. Latreille avait préféré le nom de Leiodes. Herbst en fit des Tétratomes et plusieurs autres entomologistes les ont laissés

avec les Sphéridies.

C’est avec ces derniers qu'ils ont, en effet, le plus de rapports, mais ils en diffèrent par le nombre des articles de leurs

tarses; la forme et le nombre des anneaux de leurs antennes grenues les séparent des Agathidies et des Bolétophages. Leur corps est plat en dessous, convexe et ovale en dessus; la tête est reçue dans une échancrure du corselet, qui appuie en arrière sur les élytres, ce qui les distingue des Agathidies. Pendant la vie, ces insectes paraissent allonger ou raccourcir à volonté les derniers articles perfoliés de leurs antennes.

On ne connaît pas leurs larves ; on les trouve sous les mousses au pied des arbres et dans les champignons, et surtout dans les bolets desséchés.

Voici les noms de quelques espèces :

4. Anisoltome armé. Anisotoma armatum. D'un noir mat, à mandibules saillantes; élytres à stries épineuses; antennes et pattes rousses. Il est remarquable par ses mandibules dressées comme deux cornes ; son corselet est rugueux, dentelé.

2. Anisotome ferrugineux. A. ferruginosum. Entièrement d’un brun rougeâtre; élytres à stries de points enfoncés.

3. Anisolome de poix. A. piceum. Noirâtre ; pattes et antennes rousses ; jambes postérieures arquées.

Nous l'avons trouvé dans les sablières du bois de Romainville.

4. Anisotome huméral. A. lkumerale. Noir, ovale; élytres striés et pattes rousses , avec une tache rouge à la base.

. Anisotome douteux. A. dubium. Noir, hémisphérique; jambes postérieures arquées.

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6. Anisotome seminule. A. seminulum. Tout noir; abdomen et pattes rousses.

7. Anisotome chätain. A. castaneum. Ovale ; d’un brun claïr, à bords du corselet plus pâles; élytres striés.

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