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TROISIÈME SOUS-ORDRE

Comme nous avons développé, dans les considérations générales sur l’ordre des Coléoptères (pages 256 et suivantes), les idées qui nous ont dirigé dans la classification naturelle et systématique des insectes du sous-ordre des Tétramérés, nous ne les reproduirons pas ici. Nous répéterons cependant que cette expression, introduite par nous dans l'étude de l’entomologie, évite une périphrase, et indique le troisième sous-ordre des Coléoptères, qui ont quatre articles seulement à tous leurs tarses. Ce nom, comme nous l'avons dit, est emprunté du grec, rerpauepnc , partagé en quatre parties ou divisions. Cet adjectif} que nous avions employé dans la Zoologie analytique, a éte adopté par la plupart'des auteurs; mais, en ne l'accentuant pas, ils en ont fait un substantif. Nous réprouvons cette altération, car nous n’avons pas voulu dire un tétramère.

Quoiqu'il n'y ait pas de rapports bien évidents entre le nombre des articles des tarses chez ces insectes avec leurs mœurs, il est cependant digne de remarque que la plupart des Coléoptères tétramérés se nourrissent de matières végétales. Le de

Les groupes ou les familles, quoique très-nombreux en

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genres et en espèces, paraissent avoir été reconnus déjà par Linné, qui les avait distribués dans les grands genres Charanson, Chrysomèle et Capricorne. Le premier comprend des espèces qui se nourrissent de préférence des tiges et des semences des plantes herbacées; le second vit de leurs feuilles, et le troisième du tissu ligneux des arbres morts ou vivants. Les deux autres genres ne: renferment encore que quelques espèces, qui ne sont réunies, il faut l'avouer, que parce qu'aucun des caractères assignés à ces trois familles ne pouvait leur convenir. Les noms de ces groupes sont empruntés de la forme générale de l’ensemble du corps ou de l’une de leurs régions principales.

Comme nous avons présenté le tableau analytique de ce troisième sous-ordre, page 227, nous ne croyons pas devoir le reproduire, et nous commencerons par la famille des Rhinoceres.

Dix-SEPTIÈME FAMILLE : LES RHINOCERES ou ROSTRICORNES.

Il y a près de soixante ans, dans le grand tableau de la classification synoptique de la classe des insectes, inséré dans le premier volume des Zecons d'anatomie, que G. Cuvier m'avait chargé de rédiger, j'ai désigné cette famille sous le nom de Aostricornes, pour y comprendre tous les genres qui correspondaient à celui du Charancon ou Curculio de Linné.

Cette famille est essentiellement caractérisée, ainsi que ses

noms sont destinés à l’indiquer, par l'insertion des an-

tennes, qui sont portées sur un bec, une sorte de nez ou de prolongement du front, la dénomination étant composée des mots grecs, dont l’un, y, fwé:, correspond à nasus, le nez, et l’autre, xépus, signifie corne ou antenne; de même que l’autre expression francisée, Rostricornes, indique des cornes sur le nez.

La plupart des auteurs qui ont distribué les insectes en familles ont désigné celle qui nous occupe, tantôt sous le nom de Charansonites (Curculionites où Curculionoïdes), tantôt sous celui de Rhynchophores, comme s'ils avaient craint d’adopter l'expression plus convenable et même plus sonore que nous avions proposée, puisqu'elle correspond mieux au fait caractéristique qu’elle représente.

Parmi les auteurs qui ont traité d’une manière générale des Coléoptères rapportés aux différents genres de cette famille, nous citerons Latreille. Il les a fait connaître en 1815 dans son ouvrage intitulé : Familles naturelles du règne animal; dans l’année suivante, 1816, M. Schoenherr de Stockholm, dans son Prodrome in-4°: Curculionum dispositio methodica cum generum characteribus.

Nous nous proposons de donner, à la fin de l’article que nous consacrons à cette famille très-nombreuse, un extrait de cedernier ouvrage, dans lequel l’auteur a partagé cette famille en ordres, en sections diverses, qu'il a divisée en cent quatre-vingt-quatorze genres, auxquels il suppose qu'on pourra rapporter les deux mille espèces qu'il a examinées ; tandis que Linné n’en avait connu que cent au plus, Olivier sept cents et Fabricius près de huit cents.

Latreille caractérise la famille des Rhynchophores par leur museau prolongé en trompe, qu'il nomme probosci-

Re

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rostre (1), avec une bouche terminale. Leurs antennes sont insérées sous ce museau-trompe, et elles finissent par une petite masse chez le plus grand nombre. Leur abdomen est gros ; l'avant-dernier article de leurs tarses est presque toujours dilaté en deux lobes. Tous sont phytophages et ronseurs. Leurs larves sont presque apodes, car les rudiments de leurs pattes sont indiqués seulement par de petits mamelons.

A la première division générale, il rapporte les genres chez lesquels les antennes ne sont pas coudées, les palpes le plus souvent apparents, et dont le museau-trompe est court, un peu allongé, aplati, élargi et arrondi à l'extrémité. Il y distingue deux tribus : 1° celle des BrucHÈLEs et 2° celle des ATTÉLABOÏDES.

Les larves des premiers se nourrissent à l’intérieur des graines, où elles se tiennent cachées et où elles subissent leurs métamorphoses. Celles de la deuxième tribu vivent, pour la plupart, dans les bois ou dans l'intérieur des tiges, des racines ou des feuilles.

La première de ces divisions réunit les genres dont les noms suivent: Ænthribe, Platyrhine, Urodon, Rhinomacre.

La seconde division est partagée en trois tribus, qui sont nommées : Attélabides, Brentides et Charansonites.

Nous ne devons pas poursuivre ces subdivisions partagées en quatre-vingt-dix-huit genres, parce que nous n'avons pu

(4) Ce nom de Rhynchophores oude Rhincophores donné par Latreille dans le Règne animal de Cuvier devrait être écrit, puisqu'il vient du grec, comme nous l'avons dit ailleurs, Rhynchophores, le mot féyyo signifiant un groin, museau de cochon, et non de fiv.

les adopter dans notre travail général. Nous nous en sommes tenus à signaler les principaux, comme devant constituer la famille des Rhinocères.

Après avoir présenté un tableau analytique et comparatif des principaux genres dont nous avons l'intention de faire connaître les caractères et les détails généraux, ainsi que les particularités que peuvent offrir ces Coléoptères, nous terminerovs l’histoire de cette famille en donnant un extrait de l’ouvrage de Schoenherr.

Suit le tableau de la dix-septième famille, tel qu’il a été inséré à la page 227 de la Zoologie analytique, n° 138.

Dix-SEPTIÈME FAMILLE : LES RHINOCÈRES ou ROSTRICORNES (1).

CaracTERES : Coléoptères tétramérés ; à antennes portées sur un bec.

eRUe les yeux 6 9 Rawrue. ,renflées ; antennes insérées

{au milieu du bec 8 ORCHESTES.

! brisées; cuisses très-prolongés - 10 Lixe.

non renflées ; élytres

en masse Courts, ODIUS 2225202 ARR SERR Pe En 7 CHARANsON.

Me corps rugueux 4 BRACHYCÈRE.

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