Genre ANTHRIBE. ANTHRIBUS. (Geoffroy
CaracrÈres : Coléoptères tétramérés; à antennes portées sur un bec court, plat, un peu en masse et non brisées; à pénultième article des tarses large, à deux lobes; ventre tronqué
carrément.
Ce nom est formé de deux mots grecs :
avbos, fleur, et rpi6w, je mange, je détruis. L’historien des Insectes des environs de Paris comprenait alors, sous ce nom de genre, des Coléoptères fort différents. Schæffer et Fabricius ont limité ce genre, et ils
n'ont appliqué le nom d’Anthribe qu'aux premières espèces décrites par Geoffroy. Ce sont celles qui ont été nommées Macrocéphales et figurées par Olivier sur les planches du numéro 80.
Un fait bien observé, d'abord en 1824 par M. Dalmas de Stockholm, et ensuite en 1828 par M. Vallot de Dijon, c'est que les larves de quelques Anthribes vivent, se développent et se métamorphosent dans le corps des cochenilles femelles fixées sur la vigne, sur l’orme et sur les branches de plusieurs arbrisseaux et des peupliers. On n'avait jusqu'alors trouvé ces insectes parfaits que sur l'écorce des arbres; au moindre mouvement qu'ils éprouvent, ils se laissent tomber et en se précipitant ainsi, ils contractent leurs membres et ne se remuent plus.
On ne connaît que quatre ou cinq espèces aux environs de Paris, ce sont :
COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. RHINOCÈRES. G. BRACHYCÈRE. 991
1. Anthribe rugqueux. Anthribus scabrosus. Noir; ses élytres rougeâtres ont des stries de points noirs saillants. C’est PAnthribe marbré de Geoffroy. Il est très-commun sur les ormes, dans les crevasses des écorces en mai.
2. Anthribe varié. A. varius. Noir; à élytres bruns pointillés de gris. C’est l’Anthribe minime de Geoffroy. On le trouve sur les écorces des arbres conifères.
3. Anthribe blanc. A. albirostris. Noir; à élytres blancs tronqués, à extrémité tachetée de noir.
Nous l'avons trouvé sur un hêtre. Les jambes et les articles noirs des tarses sont tachetés de blanc.
&. Anthribe large-bec. À. latirostris. Noir, à bec large, court, aplati; élytres blancs, avec deux points noirs à extrémité.
Le mâle est de moitié plus petit que la femelle. Je l’ai trouvé en juillet sur les troncs de vieux chênes de nos forêts.