Gewre BRENTE. BRENTUS. (Fabricius
CaracTÈres : Coléopteres tétramérés; à téte excessivement allongée, non inclinée; à antennes courtes, non brisées, en chapelet, un peu plus grosses à leur extrémité ; élytres plus longs que l'abdomen; à corps allongé, cylindrique.
Ce nom, emprunté d’Aristote qui désignait sous ce terme, Boévhos, Un OIseau aquatique et qu'on croit être un canard, a été employé d’abord par Linné pour indiquer une section dans le genre Cureulio ou des Charançons.
Ces insectes sont remarquables par leur forme allongée, presque linéaire. On ne connaît pas leurs
larves. Ce sont des insectes étrangers à la France;
on ne les a rapportés séchés que des pays très-chauds, principalement de l'Amérique et de l'Afrique, où on les a, dit-on,
trouvés sur des fleurs. Nous en parlons ici seulement à cause de leur allongement exagéré, qui étonne tous les entomologistes à la première inspection.
On sépare ce genre de toutes les espèces à antennes en masse, puisqu'elles sont ici filiformes. Il n’y a que les Bruches et les Bumaves qui leur ressemblent par les antennes, mais il est facile de les en distinguer par l'allongement excessif de leur bec, qui est au contraire très-court dans ces deux derniers genres.
Voici l'indication des deux sections que Fabricius a établies pour y ranger les espèces.
* Brentes à cuisses simples.
1. Brente dent-courbe. Brentus curvidens. Noir; corselet raboteux; extréinité libre des élytres recourbée en pointe.
Cette espèce, bizarre par sa forme allongée et linéaire, est souvent rapportée du Brésil. ;
. Brente celluleux. B. foveatus. Roux; élytres à trois bandes noires: corselet à deux enfoncements en dessous.
Il vient des mêmes localités. Le milieu du corselet porte une ligne noire ; il n'est pas excavé ou canaliculé en dessous.
** Brentes à cuisses dentées.
[ee]
. Brente bécare. B. anchorago. Noir; excessivement allongé, à élytres sillonnés sur leur longueur, rouges ou jaune foncé et alternes. Il a quelquefois 2 centimètres de longueur; ses élytres, plus longs que le ventre, sont comme tronqués à leur extrémité. Il vient de Surinam.
4. Brente cylindricorne. B. cylindricornis. Brun rougeûtre ; corselet brun cuivreux, épineux; élytres striés, à six bandes transverses jaunes. Ses antennes filiformes sont aussi longues que la tête; son corselet est bossu ; ses yeux sont portés très en arrière. Il en a été rapporté un assez grand nombre d'individus recueillis dans
l'ile de la Trinité par Mauger.
Ainsi que nous l'avons annoncé, nous ne pouvons terminer l’histoire de cette nombreuse famille des Rhinocères à laquelle appartiennent aujourd'hui les noms et l'indication positive de près de deux mille espèces, sans faire connaître au moins les deux principaux ouvrages dans lesquels on trouve les plus grands détails sur leur classification.
Nous citerons d’abord, dans la Description des genres des Coléoptères, dont la publication a été entreprise par M. Jacquelin du Val, son travail sur les Curculionides; il indiquait, en 1855, près de cent quarante genres distincts de l'Europe, mais sans énumérer toutes les espèces qui s’y rapportent, cependant l’auteur donne une figure fort exacte d’une espèce de chacun des genres en particulier.
Un ouvrage plus considérable, en huit volumes in-8°, pu-
COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS RHINOCÈRES EN GÉNÉRAL. 067
blié à Paris dans les années 1833 à 1845, est en latin, et il a pour titre: Generu et species Curculionum, par M. Schoenherr.
Nous allons citer, en les abrégeant beaucoup, les détails qu'on trouvera plus étendus dans l'extrait que nous en avons donné tome XLV du Dictionnaire des sciences naturelles, sous le titre des Rhinocères.
Cette famille des Charançons y est divisée en deux ordres, suivant que les antennes sont droites ou non coudées; ils sont alors nommés OrTHOCÈRES, et quand ces antennes sont coudées ou brisées, le second ordre prend la dénomination de GONATOCÈRES.
Parmi les Orthocères, il y a des cohortes, dont la première comprend les genres à antennes composées de onze à douze articles, et les principaux groupes sont les Brachydes, les Anthribides, les Rhinomacerides, les Ramphides, correspondant aux genres dont la plupart se trouvent indiqués par les initiales de ces noms.
Dans l'ordre des Gonatocères, les antennes n’ont que neuf ou dix articles; il comprend, entre autres légions, les Brachyrhinchi et les Macrorhynchi, suivant qu'ils ont la trompe” ou le bec long ou court.
Dans les dix groupes, qui divisent la cohorte des Brachyrhinchi, on trouve les Lixes, les Orchestes, les Calandres, et parmi les Macrorhynchi, il en est qui n'ont que quatre articles à la masse des antennes et d’autres, qui n'en ont que cinq.
On conçoit comment il serait difficile de poursuivre cette analyse dont nous avons eu l'intention de donner seulement un aperçu; il était impossible d'entrer dans plus de détails sans indiquer les noms et les caractères assignés aux cent quatre-vingt-quatorze genres établis dans ce travail laborieux.
Drx-HUITIÈME FAMILLE : LES CYLINDROÏDES ou CYLINDRIFORMES.
C'était sous le nom de Térétiformes que, dès 1799, nous avions indiqué cette classification des genres de Coléoptères ayant quatre articles à tous leurs tarses, avec les antennes en masse, non portées sur un bec ou prolongement du front et le corps à.peu près cylindrique ou en forme de rouleau; nous les avons appelés depuis, dans la Zoologie analytique, les Cylindroïdes, d'après deux mots grecs xÿuwvdoc et idéx, correspondant à la forme arrondie en cylindre.
Latreille a bien rapproché ces insectes, dans le tome IV du Règne animal de Cuvier, en partie sous le nom de Clairons; mais en y joignant plusieurs de nos Térédyles, qui sont pentamérés et quelques autres genres voisins.
En raison de leurs formes arrondies, du nombre des articles de leurs tarses, et de la conformation de la masse de leurs antennes, nous les avons réunis à un groupe de petits Coléoptères qui vivent dans l’intérieur des matières ‘ligneuses, tandis que les autres, ou les véritables Clairons, paraissent se nourrir de substances animales. Nous en formons donc deux grandes divisions.
Cependant les caractères que nous venons d'indiquer suffisaient pour les séparer de tous les autres Coléopteres tétramérés. Par la masse de leurs antennes, ils semblent se rapprocher d'un grand nombre de genres de la famille des Rhinocères, et d'autre part, ils correspondent aux Térédyles par la forme de leur corps et par les mœurs.
Voici de quelle manière nous avons proposé d'analyser les principaux caractères des genres rapportés à cette famille.
COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. CYLINDROÏDES. G. APATE.
rétréci en arrière et
ta bords relevés À CORSELET !
(EMPIRE: antennes perfoliées non rétréci / :
| arrondi
rond, voùté; ventre |
| tronqué
CarACTÈRES : Coléoptères tétramérés,
{rond sur les bords, . . ..
(4) De xÿhivô00c, cylindre, et de iè£x, forme.
DIX-HUITIÈME FAMILLE : LES CYLINDROÏDES où CYLINDRIFORMES (1).
à antennesen masse, non portées sur un bec, et à corps cylindrique.