‹ Entomologie analytiqueChapitre 187 sur 204 · Genre CLYTHRE. CLYTHRA. (Laicharting · texte numérisé non relu

Genre CLYTHRE. CLYTHRA. (Laicharting

CaracrÈREs : Coléopteres tétramérés; à antennes très-lon-

gues, grenues, presque de meme grosseur dans toute leur étendue et non portées sur un bec; corps arrondi, court, plus étroit en avant; corselet bossu, arrondi, rétréci du côté

de la tete ; cuisses gonflées dans leur articulation tibiale.

Nous ignorons l’origine du mot Clythre, quoiqu'il paraisse tiré du grec boy, quin'aaucunsens. Leurs antennes, composées de onze articles, offrent, sur les trois derniers de petites dentelures, et c’est là le caractère distinctif. Les mâles ont

souvent les pattes antérieures trèsprolongées. Dans l’une des espèces, la larve se file une sorte d’étui soyeux, velu et en cône, qu'elle traîne avec elle comme le font les chenilles des Teignes. Voici l'indication de quelques espèces de ce sous-genre Clythre.

1. Clythre long-pied. Clythra longipes. D'un noir obscur, à élytres jaunâtres, sur lesquels il y a trois taches noires. Les pattes de devant plus longues. Il y à une espèce voisine, qui est d’une teinte bleuâtre, et qu’on a désignée comme fripunctala.

Clythre quatre-points. G. quadripunctata. Noir, à élytres rouges, avec quatre taches noires.

C’est le Mélolonthe quadrille, n° 4, de Geoffroy, qui la trouvé sur le

prunellier, Sa larve se construit un fourreau lisse conique tronqué en avant.

ce

Clythre trois-dents. C. tridentata. Corps d'un bleu cuivreux; élytres d’un rouge pâle, avec un point noir scapulaire.

Go ENTOMOLOGIE ANALYTIQUE.

C'est le Mélolonthe Lisette de Geoffroy, n° 3. On le trouve sur le chèvrefeuille.

On connaît aujourd'hui plus de cent espèces de ce sous-genre.

Le genre auquel est resté attaché le nom de Cryptocéphale ou Gribouri ne comprend que les espèces dont les antennes sont formées d'articles non dentés à leur extrémité où semblables dans toute leur longueur, telles que :

4. Gribouri deux points. Cryptocephalus bipunctatus. D'un noir luisant, à élytres rouges striés en long et bordés de noir, avec deux taches, une scapulaire et l’autre au tiers supérieur.

5. Gribouri porte-cœur. C. cordiger. Noir; corselet bordé de jaune pâle, avec une tache en cœur jaune au milieu; les élytres rouges, avec chacun deux points noirs.

6. Gribouri du coudrier. C. coryli. Noir; les élytres et le corselet pâles, mais avec la suture noire.

Gribouri soyeux. C. sericeus. D’un beau vert brillant et soyeux; corselet pointillé ; les antennes et les tarses noirs.

Il est souvent arrêté et comme engourdi au centre des fleurs composées.

On dit qu’il se développe sur les feuilles du saule. À Pétat parfait, c’est un

insecte très-remarquable par le brillant grésillé de ses élytres, d’un vert

doré.

Gribouri de Moreus. C. Moriæ. Noir; le devant de la tête jaune, ainsi que quelques parties des bords du corselet, et deux grandes taches externes

lo

sur les élvtres.

Cest le Gribouri à deux taches jaunes de Geoffroy.

Telles sont les espèces que nous avons pu recueillir nousmème aux environs de Paris.

COLÉOPTÈRES TÉTR. PHYTOPHAGES. G. CHRYSOMELE. 041

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