L'ALCOOLISME
Je n'ai pas à reprendre la thèse qu'on a dû, déjà, développer devant vous. Je tiens, cependant, à m'autoriser du témoignage d’un savant, le Dr. Letulle de Paris, pour conclure comme il concluait, dans un rapport
au congrès international contre l'alcoolisme, tenu à Vienne en 1901, que de toutes les maladies chroniques l'intoxication lente par l'alcool est celle qui prépare le mieux à l'invasion de la tuberculose pulmonaire, celle qui aggrave le plus sûrement, en frappant d'impuissance le traitement basé sur l'hygiène et sur la diète.
POUSSIERES VIRULENTES
Enfin, devons-nous le dire et nous y attarder un peu, dans l'immense majorité des cas, c'est par des poussières virulentes, en suspension dans l'atmosphère, que la maladie se contracte. Les personnes saines introduisent ces poussières dans leurs poumons en même temps que l'air inspiré.
Il y a à peine 45 ans, en mil huit cent soixante-cinq,
que Villemiu indiquait à l'Académie de médecine de Paris les dangers de contagion de la tuberculose,
En 1882, Koch, savant allemand, découvrait l'agent de l'infection tuberculeuse.
Au congrès de la tuberculose, en 1898, l'on mettait à l'ordre du jour le rôle de la contagion.
En 1899 à Berlin, en 1901 à Londres, en 1905 à Paris, et je dois ajouter avec orgueil, en 1906 au congrès des médecins de langue française de l'Amérique du N ord, à Trois-Rivières, le fait saillant mis en lumière par de multiples observations, fut que la contagion est la cause incomparablement la plus fréquente de la tuberculose, et que le crachat du tuberculeux est le principal agent de la contagion par l'infection des locaux d'habitation et des places publiques. A ces divers congrès, il fut encore prouvé, expérimentalement, que la contagion ne s'opère pas seulement par les produits des crachats desséchés et mélangés aux poussières, mais qu'elle peut s'effectuer dans la dissémination des particules des crachats que les
phtisiques projettent autour d'eux par la parole, :a toux, voire même par l'éternuement.