‹ Entretien au peuple [microforme]Chapitre 3 sur 21 · PRENEZ ET LISEZ · texte numérisé non relu

PRENEZ ET LISEZ

Instruire le peuple, par des entretiens familiers sur l'Hygiène, est, pour nous, une vocation nouvelle et tardive, imposée par les circonstances.

Depuis quelques années, nous avons consacré tous nos loisirs à cette œuvre, plus consolante que lucrative, mais que nous croyons utile et nécessaire.

Jusqu'ici, nous n'avons pas cru prudent d'affronter la critique, en publiant l’une ou l’autre de nos conférences.

Nous nous sommes contenté du bon accueil général qui leur a été fait, par les nombreux et variés auditoires qui les ont écoutées.

Aujourd'hui, nous croyons devoir céder aux sollicitations de nos confrères, et publier notre entretien sur “La Tuberculose”, fait, la dernière fois, dans le soubassement de l'Eglise St. Jean-Baptiste de Montréal, le soir de l'incendie.

Vous vous en rappellerez toujours, bonnes mères de familles. C'était le 27 juin 1911, par un temps d’orages, de tonnerre et d'éclairs, Au sortir de la dernière bénédiction du Très St. Sacrement qui fut donnée dans votre Eglise, autant pour fuir l'orage que curieuses de m'entendre, vous êtes accourues nombreuses,

au soubassement, et c'est en fais sur le Sinaï, entre mille éclairs et autant de coups de

tonnerre, que je vous parlai du microbe de “La Tuberculose.”

ant mon petit Moïse

Vous aimerez, m'a t-on dit, à relire cette conférence. dans vos familles, durant les longues soirées d'hiver, alors que le tonnerre ni les éclairs ne sont à craindre,

que la bise souffle au dehors et que l' coin du feu. Elle vous intéressera peut-être encore ; à tout évènement, vous aiderait-elle à vous endormir, ce serait un résultat digne de mon labeur.

Mais j'espère d'avantage.

rattache m’assure quelle sera lue dans toutes les familles de la paroisse St, Jean-Baptiste, et je me demande Pourquoi toutes les mères Canadiennes-Françaises n'en feraient pas autant. Si d’aucunes attendent, pour se renseigner sur la “Tuberculose”, qu'on leur en parle, dans leur église respective, le soir de son incendie, elles courent le risque d'en mourir, elles et leurs enfants,

Savoir que cette conférence fût faite à un groupe de mères de famille, anxieuses de s’instruire, médecin soucieux de vulgariser les saines notions de l'Hygiène, doit être, je crois, un motif suffisant à toutes les mères auxquelles je dis: “Prenez et lisez.

on s'ennuie au

Le souvenir qui s'y

par un

Montréal, août 1911.

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