‹ Entretiens sur la physique (volume 3)Chapitre 12 sur 12 · TREMTEDEUXIBMB ENTRETIEN · texte numérisé non relu

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des timbres et encore moins le . théorème fourni par l'expérience que, indépendamment de Télasticité ^ de la densité, V hétérogénéité de différente milieux ^ comme telle, affoibUt l^a sons dans leur fTé^€igar tion.

La Nature ne transmet pas les sons uniqtbement .en ligne droite ; chaque surface le réfléchit suivant la loi du mouvement réfléchi des corps élastiqi]|e$. De là les échos artificiels et naturels qui nous offrent ^pu?ent des variétés si singulières que le Physicien :a peine à expliquer. Cette considération du son réfléchi dans de grands espaces nous a conduits à ^amiaer Teffet de la réflexion du son dans.de très petite espacfis m^ for» me de tuyaux cylindriques et coniques. JNous \avaas appris que tout tuyau , en ce qu'il resserre dans IK>a ii|térieur beaucoup de jayons sonores, qui d'|ûlleui;s s'échapperoient dans Tespace illimité de l'atmosphère^ et les renvoie suivant la loi de r^fle^ion , .renforce ch^ que son et le propage avec celte augmentation de f^rqé jusqu'à l'autre extrémité du tuyau quelque long qu'il soit, mais avec moins de précision et de clarté que n'jà le son direct, parce que les vibrations réfléchies arrivent toutes à difi^érents tems à l'extrémité du tuyau et y produisent un bourdonnement semblable à celui qi^e l'on aperçoit dans une vaste salle et plus considérable. Ces principes étant ceux de la construction des cornets acoustiques et des porte -poix, il est clair que ces instrumens, d'ailleurs très utiles, doivent avoir le défaut de ne transporter les sons articulés qu'avec une certaine confusion, inconvénient qui rend la thépr^e de ces instrumens si difficiles.

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Enfin nous avons passé des instrumens acoustiques produits par TArt et examiné^ par la Science à deux instrumens acoustiques naturels, celui de la voix et celui de Vouie de Vhommey deux chefs -d'oeuvres du Créateur dont les détails infiniment délicats ne peuvent «guères être présentés dans un abrégé , et dont l'image «vous est encore trop présente pour en n)otiver la ré- -capitulation.

» Telle est la partie de la Physique qu'on regarde •«comme la plus aride, parce ^qu'en même tems qu'elle ^ex;ige bien des calculs et des considérations géométriques , elle se prête peu à l'essort de Timagination et •n'olFre pas les résultats brillants ou surprenants que nous fournissent les phénomènes de la dialeur, de la lumière, des opérations chimiques , de l'électricité et de l'aimant, objets qui vont 'nous occuper dans le cours de nos entretiens.

Mr, de R. Et cependant combien de dioses aussi intéressantes et agréables qu'utiles n'avons -nous pas été forcés d'admirer, dans les ouvrages de l'Art et de la Nature et qui dépendent toutes de cette partie de la Physique dont on craint si souvent l'aridité! Après ce tableau concis que vous venez de nous faire de la Mécanique je puis à peine contenir le désir d'entendre une répétition de nos entretiens qui gagneroient in* finiment en clarté et en interrêt après l'aperçu général que vous venez de nous en donner.

Mr. de P. Je puis vous donner, mon cher, un bien meilleur conseil, celui de regarder nos entretiens comme les préliminaires d'une étude plus approfondie que vous ferez vous-même à l'aide ^ '^s cont

TIIENTED£UXI£ME ENTRETUSN.

nus dont plusieurs sont excellents, ëtude qui gagnera en agrëmens à chaque pas que vous y ferez, en vous dévoilant les efforts que l'esprit humain a du faire pour arriver à un certain résultat de vérités bien constatées et d'hypothèses vraisemblables.

Mt, de G. . Il faut Tavouer: aucune branche des connoissances humaines ne possède à un aussi haut degré que la Physique le double avantage de nous donner à la fois une haute idée des progrès de l'entendement humain et de l'immensité de la Nature, de rappeler la dignité de l'homme et nous rammener en même tems aux pieds du Créateur en nous inspirant une adoration vraie et sentie qui est la plus, sublime jouissance de l'homme sensible.

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