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force lorsqu'on emploie le gas hydrogène. L^air at-^ mosphërique chauffé autant qu'on le peut,* dans ces expériences 9 n^acquiert qu'au plus le tiers en sus de son volume naturel et ne fournit pardonsé^uent qu'un quart du poids de l'âir atmosphérique pûiir ibrCéf d'ascension ^ C. à.,d. environ f once par pied tube; âù lieu que le gaz hydrogène qu'oiï erisplûié ici (car on ne peut pas lui dontiet toute sa pureté dans ces expérien*ces en grâùd) est ^ fois inoinS pesant que Tair atmosphérique et fournit pàrùociséquént une force de i^ onùe pal* pied Cuhe^
L^aél^ôstat une fois inventé, il se trouva bientôt des t^hjr^iciens hardis qui s*élevèrent xïans l'air, portés par iïtié gondole suspendue bu ballon^ et depuis ces àséeiisioùs sont deveùues un objet de Curiosité pour le public, lucratif pouf, des personnes qui ont Coûrru le inonde dans les deux hëmisphères avec leùt balloti^
Mr. de JR. Je ne puis blârùef lai cuHosité du public à cet égard et je me souviendrai toute inâ vie du tentimeât vif mêlé de cfâime et d'^àdmiràtion qui liie saisit au moméfnt où je vis deux hoAimes s'élancer librement de lai surface dé la terré et se perdre dans les nùesé Quoiqu'on en dise, ce phénomène frappe, fortement l'imagination et sa découverte fait hoïinéùr k l'esprit humain»
Mr. de P. Je né crains pas le reproché de frivdlité en souscrivant à votre avis ; tout Physicien que je Suis, j'avoue ayoir senti la même émotioû que vous l et notre Généfdl, quelque froideur qu'il àSécHi ne là désavouera pas<
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Mr. de L. Pourquoi la désavoueroîs-je? Je suis sur que sur les millions d'hommes qui ont ru cette ex* périence il n'en est pas un seul qui n'ait éprouvé ce sentiment. Mais il est fâcheux qu'une si belle découverte ne serve à rien.
Mr. de P, La Physique en a. déjà tiré quelques avantages par une ascension que Biot et Gay-Lussac ont faite pour des recherches sur l'atmosphère à de grandes hauteurs et loin des montagnes; et je prédis que le ballon aérostatique deviendra un jour le char qui conduira des Physiciens au Pôle pour y faire des observations sur Paimant, l'électricité, la chaleur les aurores boréales , les glaces polaires. &c,. Il eifectuera ce que les Anglois et tes Russes ont cherché en vain par mer, le voyage au Pôle. En outre Taérostat a servi comme machine de guerre.
Mr. de G. Il a servi une fois , à la bataille de Fleurus , où je me suis trouvé et Ton a prétendu , il est vrai, que c*e5t le ballon qui a fait gagner cette bataille à Tarmée républicaine en lui trahissant tous les détails de la position de Tennemi. Mais depuis il n'a plus servi et Bonaparte que vous regardez, sûrement aussi bien que moi, comme un des plus grands Généraux de tous les siècles , en a aboli l'usage*
Mr. de L. Et c'est précisément ce qui prouve l'utilité immense de l'aérostat à la guerre. Un grand capitaine est celui qui par des manoeuvres cachées sait donner le* change à son ennemi , qui calcule ses propres dispositions sur celles de son adversaire et qui dre le meilleur parti du terrain occupé par les deux armées. Si les ballons étoient introduits dans l'art mi-
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lîtaîre, toutes ces subtilités cesseroient^ par ce qit'une finesse découverte cesse d'être une {inesse. Bonaparte^ qui setitoit sa ^upétiôsité, qui craigdoit de la voir ânnuUée par les aérostats que ses ennemis eussent tout aussi bien admis que lui,- qui en outre étoit sur que les autres puissances auroient la bonté de Tiniiter^ abo-^ lit Tusage de l'aérostat pour se Conserver la supériorité de là russe et' prouva parla plus que par aucune de ses Victoires qu'il étoit en elFet un grand Capitàide.
Mvi de Pi Je suis de Tavis du Général et cela sané ()rédilection pour l'aérostat ^ mais en ami de Thumani*» té. Je voudrois Voir les aérostats aux armées pour faire de l'art militaire de qu'il doit être, un combat de rkéroisme et de l'amour de la Patrie, où les grandes vertus ne succomberoient plus sous les atrtifices de k ruse, où la valeur et la force nationale, et non les espions ^ décideraient du sort des Empires^ parce que la vraie valeur et là Vraie force sont toujours du côté de la justice. — Mais retournons à la Physique^
Lai plus grande hauteur mesurée à la quelle dn se soit élevé avec le ballon est de 558o T. , c. à. d. plus de 2oo toises plus haut que la cime du Chimborasso^ et Madame £fe iy. me demandera peut-être poutquoi on n'a pas atteint une plus grande hauteur.
Mdcé de L. En effet; il semble qu'un balldri de*' troit monter jusqu'aux confins de l'atmosphère^
Mr. de P. Et cela auroit lieu si notre atmosphère avoit la même densité ou pesanteur sfirécifique à toutes les hauteurs. Mais sa densité diminue de bas en haut si considérablement qu'au sommet da Montblanc,qui â 240a toises de hauteur ^ le baromètre ne se sou-
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tient qu'à 16 pouces^ tandis qu'il est à oq polices à Genève.
L'air étant pesant et élastique il pèse sur luimême et se condense par son propre poids; ainsi la condensation doit être à son maximum dans les lieux v les plus ba^9 parce qu^une couche de l'air inFërieùr supporte le poids de toutes les supérieures et que plus on s'élève mpins il y a de coudées à supporter, et parconséquent moins d'élasticité et de densité* Ainsi le bal- Ion en s'élevant arrive successivement dans des régions d'air de plus en plus dilatées ou moins denses et doit par conséquent trouva enfin une couche dont la pesanteur spécifique fasse équilibre à la sieune.
Mr, de T. N'a-t-on pas résolu le problème de la direction des aérostats ?
Mr, de P. Non , par ce que le problème est proprement insoluble , les rames n'ayant pas l'énergie nécessaire et toas les 'autres moyens imaginés étant impraticables en théorie comme en pratique.
Passons de la grande masse des aérostats à un petit instrument qui a le nom singulier de Larron et la figure que je vous dessiné y un tube renflé à un point quelconque de sa longueur en forme de boule ou de poire (fig. i8)* On s'en sert pour enlever une portion de liquide sans pancher le vase dans le quel elle est contenue, en plongeant le bout b dans la liqueur et ep suçant au bout a. Uair contenu dans l'instrument par l'action du poumon et la pression de l'atmosphère sur la surface de la liqueur dans le vase, force la liqueur de monter dans le larron et de remplir plus ou moins le creux cd. Cette pression qui supporte plus de 30
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pieds d'eau lorsque l'atmosphère n'est pas contrebalancée, effectue aisément cette ascension jusqu'à la hauteur de quelques pouces ou même de quelques pieds ; et pour transporter la liqueur, on ferme l'orifice supérieur ft au moyen de la lan^e; après quoi on retire l'instrument du vase sans que la liqueur soutenue par la pression de l'air sur l'orifice étroit b puisse s'écouler. Lorsqu'on suite on ouvre l'orifice a, alors l'eali, pressée également en « et en b par l'atmosphère, s^écoule dans le vase où l'on vouloit l'avoir* Cet instrument sert en outre à verser une liqueur goutte à goutte» Car si on ferme avec le pouce l'prifice supérieur du larron rempli et qu'on l'ouvre tant soit peu, il s'échappera à chaque reprise une goutte de la liqueur»
Mr^ de r. Voudriez »• vous bien, monsieur de P., nous dîrç comment le poumon agit dans Topération du larron ; cela nous rendrait compte de la. manière dont nous«uçons p 9 9 9 9
Mr, de P^ Qui est la même que celle que nous employons pour respirer^ Le poumon est un composé d'une infinité de petits vases vésiculaires qui communiquent entre eux, et avec la cavité de la bouche au moyen d'un canal nommé la trachée- artère* Quatre muscles vigoureux dilatent et compriment tour à tour ]a cavité de la poitrine dans la quelle se trouve le poumon, La dilatation fait que le poumon se dilate de même par l'action de l'air extérieur qui presse par la trachée <* artère Àur l'air des vésicules du poumon et les gonfle; c'est ce que nous nommons aspirer. La compression de la poitrine comprime l'air des vésicules , augmente son élasticité et le force par la de sortir du