‹ Entretiens sur la prédication populaireChapitre 153 sur 157 · DIGNITAIRES · texte numérisé non relu

DIGNITAIRES

Il y a au catéchisme de Semaine :

1' Un Intendant — une Intendante ;

2^ Un ou plusieurs Assistants — une ou plusieurs Assistantes.

Le Chef les nomme dès le commencement du Catéchisme.

Leurs fonctions principales sont de recueillir les analyses, les billets de confession, etc. Ils occupent des places d*honneur. On les emploie le moins possible, de peur de les dissiper.

IT. — De la Betraito «al précède la première

Si le Catéchisme de Semaine tout entier demande, de la part de MM. les Catéchistes, la sollicitude et le zèle, on comprend ce que cette sollicitude et ce zèle doivent devenir pendant les jours de Retraite qui précèdent immédiatement la première Communion.

C'est alors que tous doivent avoir non-seulement la plus parfaite exactitude, mais redoubler de vigilance, de soin, d*affection, autour de ces chers Enfants. Chaque Catéchiste alors doit être : Sicut gallina congregans pullos suos sub alas.

Le Chef préside la Retraite et la dirige.

Dans une Retraite de première Communion, il y a deux choses bien distinctes : la Direction et la Prédication.

La Direetian : elle esl êmàf^nàûemmt importaBle. Cesi elle ^i fait l'ordre, l'eiichaiiieneBt, la force, la valeur de tous les autres exercices ; c'est elle qui prépare à la Prédication; qui indique après celle-ci les fruits qu'oo en doit recueillir; qui la supplée même dans le cas où elle aurait été froide, languissante, ou trop au-dessus de la portée des Enfants.

Qu'on suppose deux retraites de première Communion : l'une, où les Enfants arrivés à l'Église, chantent toujours un même Cantique, entendent une Instruction et s'en vont; et une autre où l'on chante des Cantiques sur la Retraite, où le Chef commente ces Cantiques, raconte quelque touchante histoire, annonce le sujet de l'Instructioij, la fait précéder des avis et d'un Cantique analogues, et suivre d'une petite Méditation parlée, dans laquelle il suggère et fait prendre aux ËofaBts las résokitions déd* sives : ce chef est conoiH tiaié daa finfants ; il les connaît et les aime : il les a suivis, étudiés de près ; il sait ce qui va à leur âme, les avis qu'il leur a donnés déjà, ceux qu'il faut leur donner encore, ou renouveler selon leur besoin : qui, de ces deux Retrailes ne préférerait la seconde, où à la Prédication se joint la Direction?

Quant à la Prédication, elle doit être forte, vive, animée, pénétrante ; entrer dans Tâme des Enfants, y laisser les impressions les plus profondes, et traiter pour cela les grandes vérités.

Celle Prédication ne peut être faite par un des Catéchistes. — Il s'agit de faire sur les Enfaats une impression extraordinaire, de les toucher plus qu'ils ne l'ont jamais été, de les convertir profondément; eu un mot : un Prédica*-

RETGLfi&lENT DES CATÉCHISMES. 588

teur, UD Missionnaire étranger, à la voix duqnel les Enfanis ne sont pas habitués, convient seul pour ce grand elsolettnel ministère.

Le Chef lui-même du Catéchisme n*y conviendrait pas. Autant il convient pour la Direction et les avis familiers de la Retraite, autant il conviendrait peu pour cette Prédication extraordinaire. Un Catéchiste d*une expérience consommée, M. Borderies, mort Évêque de Versailles, disait : « Bien que mes Enfants m*aiment assurément « beaucoup et m'écoulent plus volontiers qu*aucun autre « Prédicateur, je préférerais leur faire prêcher la ^ Retraite par le bedeau^ plutôt que de la prêcher moi- « même. »

Le Prédicateur doit prêcher seul la Retraite tout entière. Une Retraite prêchée par cinq ou six Prédicateurs est sans unité, sans action forte et sans résultat sérieux. Celui qui parle n'a pas le temps d*étudier les Enfants ni de s'intéresser à eux. Les mêmes choses peuvent être redites inutile^ ment, et d'autres fort importantes entièrement passées sous silence.

Les Catéchistes font la petite Méditation parlée de chaque matin avant la Messe.

Ils pourraient encore raconter en chaire, Taprès-midi, quelque grande et touchante histoire.

Ceci posé, la Retraite s'ouvre l'après-midi du dimanche qui précède la première Communion, par l'explication des billets que fait ordinairement M. le Curé. Ses paroles paternelles conviennent admirablement à l'ouverture de ces grands et saints exercices. — Après les avis de M. le Garé, a lieu le premier Sermon : puis on obtnie trois strophes

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da Veni Creator^ ponr attirer les bénédictions de Dieo snr la Retraite.

Les trois jours suivants, il y a quatre exercices principaux.

Le premier à sept heures. — Il se compose de la Prière du matin, d'une méditation et de la sainte Messe, avec les avis nécessaires.

Le deuxième à neuf heures et demie. — Il se compose de la Prière, du chant des Cantiques, des avis do Chef, du Sermon, etc.

Le troisième à deux heures. — Il se compose de la récitation du Chapelet avec Cantiques, et d'une Conférence familière faite par un de MM. les Catéchistes, si M. le Prédicateur de la Retraite ne peut pas s*en charger. — C'est aussi à cet exercice que se donnent les avis matériels et que Ton fait la répétition des cérémonies du jour de la première Communion.

Le dernier exercice a lieu à cinq heures et demie. — Il ressemble à celui du matin (neuf heures et demie), excepté le dernier jour, où, à cause des confessions, il n'a lieu qu'à six heures et demie^ et ne se compose que de quelques mots de M. le Curé, et du Chef, sur le bonheur dont jouissent déjà les enfants, sur celui dont ils jouiront le lendemain, etc.

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