INTERLUDE
^JoNGE encore, Ame sereine,
Dont les yeux sont de pâle azur,
Qu'il n'est ici nulle peine,
Que tout est amour.
Aux solitudes où nous sommes, Rien ne doit nous troubler des hommes ;
Laisse la paix descendre en eux.
Déjà le soir tombe, oublie.
Et viens en ces jardins heureux Où le chœur des heures légères,
Parmi les songes et les sourires, Enchante toute vie.
Autour du bassin rond, Comme des roses autour d'un front, Une ronde de filles blondes Tourne et va, s'arrête un peu
Autour du bassin bleu.
Puis retourne, et l'une donne
A l'autre sa petite main ; Et toutes marchent en couronne,
Toutes chantent en chemin.
Elles chantent et se répondent, Et leurs claires images blondes
Tournent et nagent
Dans l'onde, Parmi les poissons d'or.