‹ Entrevisions, suivi de Poèmes posthumesChapitre 41 sur 75 · CHANSON FILIALE · texte numérisé non relu

CHANSON FILIALE

J E n'ai connu de Toi que de simples louanges,

Gardienne mêlée à mes jeux d'enfant

Comme les ailes d'un bon ange !

Ame adorée, en ce moment,

Ici, sur cette tombe Où je me suis assis, tristement, sous ces pins. Pour voir, au fond des horizons lointains.

Le beau soleil d'automne qui tombe.

Et pour songer à toi dans l'ombre d'un beau jour ; Te souviens-tu, là-haut, des paroles d'amour,

De sourire et de fête, Que tu chantais en me tenant la tête Dans la gloire de tes douces mains ?

Ame adorable, écoute, Ecoute la chanson que tu m'as chantée :

Je la sais encore toute ; Elle est joyeuse et toujours enchantée, Et tendrement, comme sur mon berceau,

Berce, à son tour, ton éternel repos.

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