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De plus la coque reste fixe, immobile si bien que le patient est à jamais défiguré. L’artifice ne trompe personne même parmi les moins clairvoyants.
La prothèse oculaire s'accompagne toujours de petits ennuis consécutifs tels que larmoiement, sécrétions muco-purulentes etirritation de la conjonctive. Or avec un moignon de volume insuffisant, ces inconvénients prennent une intensité plus grande. Voici pourquoi (31) :
« La coque de verre demi-sphère concave, est reçue « dans le cul-de-sac conjonctival également concave et « ne repose sur lui que par ses bords : ces deux surfaces « ne peuvent se correspondre et il n’y a aucune adap- « tation. L’œil artificiel vient frotter sur le cul-de-sac « inférieur et détermine du larmoiement et de l'ectro- « pion consécutif ; des brides cicatricielles se forment « qui rétrécissent encore le cul-de-sac et finalement « rendent le port de la pièce très difficile ».
Ilest bon d'ajouter que chez les enfants, intervient un nouveau facteur cause de difformité. Privé du globe oculaire, l'orbite subit un arrêt de développement très notable et par là entraine une asymétrie de la face plus ou moins accusée. ;
En résumé l’énucléation est une opération souvent dangereuse et ne permettant qu'une prothèse insuffisante. Doit-on l’abandonner, certes non, car seule elle permet d'obtenir certains résultats. Dans une tumeur maligne du bulbe par exemple, il est bien certain qu'on ne devra pas risquer de laisser une partie du néo-
plasme; l'énucléation seule donnera des chances de
SH guérison. Nous reviendrons d’ailleurs à la fin de notre travail sur ses indications.
Aux inconvénients du procédé de Bonnet bien des remèdes ont été proposés, ils sont de deux ordres. Les uns, laissant substituer l’énucléation cherchent à améliorer le moignon les autres écartent l'énucléation et la remplacent par de nouvelles interventions plus conservatrices. Nous allons étudier successivement ces deux ordres de faits.