‹ Enumération des carabiques et hydrocantharesChapitre 30 sur 152 · C. Renarpi · texte numérisé non relu

C. Renarpi

Cette espèce est tellement voisine du C. Bonplandi, Far. qu'au premier coup-d'ocil, elle n’en paraît différer que par la couleur ; elle est aussi voisine sans doute du C. chalconatus, Manx. que je n'ai jamais vu, mais dont la description ne convient pas à celle-ci,

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Tête allongée, un peu renflée postérieurement, amincie antérieurement; brillante, très-indistinctement ridée et pointillée, légèrement striée près des yeux ; front portant deux impressions asséz profondes, lisses et oblitérées postérieurement entre les antennes. Yeux grands, hémisphériques, très-saillants; antennes longues, à articles fort allongés; palpes médiocrement sécuriformes. Corselet beaucoup plus large que la tête, beaucoup moins long que large, très-peu rétréci postérieurement, plus échancré en are de cercle devant que derrière; côtés également et plus ou moins arrondis; angles antérieurs assez aigus, arrondis au sommet, très-inclinés; ceux de la base à peine prolongés en arrière, presque droits, arrondis au sommet, un

peu recourbés en dessous; milieu lisse; côtés et base distinetement ruguleux ; dessus médiocrement convexe ; ligne médiane très-peu marquée; de chaque côté, près de l'angle postérieur, une impression arrondie, assez marquée; bords latéraux un peu déprimés et étroitement rebordés. Elytres un peu plus larges que le corselet, en ovale allongé, plus de deux fois aussi longues que larges; épaules presque effacées; extrêmité nullement sinuée; médiocrement convexes, très-légèrement pointillées, finement granulées sur les bords, avec une série de points peu enfoncés sur le bord extérieur, qui est un peu déprimé et relevé; suture lisse, un peu élevée. Dessous du corps lisse, très-brillant ; anus un peu ridé. Pattes fortes, allongées.

Entièrement noir, opaque en dessus, surtout sur les élytres qui offrent un léger reflet verdâtre, plus visible ordinairement sur les bords.

Cette espèce est bien distincte de toutes ses congénères. Elle diffère: 10. du C. chalconatus dont le Comte Mannermeim, toujours si précis dans ses descriptions, dit: »thorax longitudine parum latior, basi capitis latitudine.... Elytra latitudine plus quam sesquilongiora,convexa«....

etc. etce., tandis que dans le mien: thorax longitudine multo latior, basi vix angustatus; elytra latitu-

dine plus duplo longiora, minus convexa, sans

La

parler de plusieurs autres caractères distinctifs. 20, du C. Calleyi, Fiscuer, car l’auteur de l’Entomographie dit: »thorax Iyriformis«, ce qui indique un fort rétrécissement vers la base. 30. du C. Bonplandi, (Spinolae, Crisrorort et JAN) parce que celui-ci est plus lisse, la tête est un peu plus grosse, les angles de la base du corselet sont un peu plus prolongés et plus arrondis au sommet, les bords latéraux sont plus relevés, les élytres réticulées, mais moins ponctuées encore, et l'extrémité est un peu plus convexe. à

Cette espèce remarquable n’est pas rare sous les pierres roulées qui couvrent la côte que l'on gravit en se rendant d'Akhaltzik à Abbastouman, surtout dans le voisinage des champs cultivés (Juin).

Je me suis permis d’attacher à cette espèce le nom de M. le Dr. Renard, qui sait mettre tant d'amabilité et de complaisance dans ses rapports continuels avec les entomologistes, membres de la Société ImperrALE

des Naturalistes de Moscou, dont il est Secrétaire.

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