‹ Enumération des carabiques et hydrocantharesChapitre 51 sur 152 · N. PATRUELIS · texte numérisé non relu

N. PATRUELIS

Long. 5 — 6. lignes.

Elle est ordinairement de la taille de la N.

Hellwigii, et quelquefois plus petite. Tête plus étroite; corselet plus large et moins court, plus arrondi sur les côtés, s'élargissant davantage derrière les angles antérieurs qui sont plus arrondis; sinuosité de la base moins profonde; base moins rétrécie, moins échancrée; impressions transversales moins profondes; bords latéraux assez largement déprimés et relevés, quoique moins que dans l'espèce précédente; tout le tour légèrement rugueux. Elytres plus larges que celles de l'Hellwigii, surtout vers la base; celle-ci plus arrondie, ainsi que les épaules; bord latéral plus relevé; stries plus fortement ponctuées; intervalles plus convexes. La. couleur varie du brun-foncé au noir-obscur; la base des antennes est constamment foncée, mais les pattes sont plus ou moins obscures, quelquefois d’un brun-rougeàtre.

J'ai d'abord erû que c'était la N. caucasica,

Ménéveniés, mais ayant pu plus tard la comparer

avec un individu authentique de cette espèce, que j'ai trouvé dans la collection Faldermann, je me suis persuadé que cette dernière différait de la mienne autant par la forme que par la couleur. Je l'ai trouvée au sommet de la montagne qui domine Glola, en Imérétie, au bord de la neige fondante, sous des pierres (Juin). M Ménétriés a découvert son espèce sur d'autres montagnes situées plus à l’est. M. de Motschoulsky, m’ayant envoyé un exemplaire de sa N. depressa, j'ai pu me convaincre qu’elle était bien différente de celle que je décris. Indépendamment de sa taille plus grande, et de sa forme plus allongée, le corselet est un peu moins court, moins élargi et moins arrondi sur les côtés antérieurement, ce qui le fait paraître moins cordiforme, les angles postérieurs sont moins saillants, un peu prolongés en arrière, presque droits, la base est un peu échancrée en are de cercle. Les élytres sont plus planes; les épaules plus arrondies, et la base plus distante de celle du corselet. Elle est également bien distincte de N. Gotschii par la forme du corselet et les stries des élytres plus crénelées, ainsi que par quelques autres caractères. Le nom de depressa ayant déjà été employé par M. Heer pour désigner une espèce de la Suisse (Fauna Coleopt. helv. I.

p. 557), j'ai dû changer celui imposé par M. de

CARABIQUES. 113 Motschoulsky, et je propose de l'appeler Motschoulskyi, en l'honneur du savant entomologiste qui travaille avec tant d'activité à faire connaître Ja

faune de notre patrie. *

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