‹ Énumération des nouvelles espèces de Coléoptères rapportésChapitre 14 sur 14 · CORPS COURT, ELYTRES ÉLARGIES · texte numérisé non relu

CORPS COURT, ELYTRES ÉLARGIES

a. Couleur du corps testacée.

147. T. latissima m., tête et une tache disvergeante vers la partie postérieure des élytres un peu rembrunies. Corselet large, angles postérieurs droits, rebordés, élytres, presqu’aussi larges que longues, une seule strie distincte près de la suture. Taille de la, T. bisulçata Nicolai (T. silaçea Dej.), mais plus large, lud. or.

148. T. fumicata m., presque cle la taille de la T. lalissima , mais bien plus étroite, corselet visiblement rétréci postérieurement; couleur plus roussâtre avec 4 taches plus claires, très faiblement marquées, sur les élytres, qui présentent deux stries fortement imprimées de chaque côté de la suture. Mâle plus étroit que la femelle. Ind. or.

b. Couleur du corps foncée.

149. T. polita m., large, très luisante , noire; mandibules, palpes, antennes, pattes et une tache arrondie à la partie postérieure de chaque élylre testacée. De chaque côté de la suture, deux stries fortement imprimées qui n’atteignent ni la base, ni l’extrémité des élytres, au-delà de la 2<le strie vers le milieu, deux fovéoles distinctes. Corselet rétréci postérieurement, très arrondi sur les côtés. Plus grande que la T. quadrisignata Creutz. Ind. or.

150. T. sulcata m., de la taille et des couleurs de la T. polita , mais plus élroile dans les élytres, et présentant de chaque côté de la suture 7 profonds sillons qui n’atteignent ni la base, ni l'extrémité des, élytres. Ind. or.

151. Lopha ovata m., un peu plus petite que la L. 4 maculata L. et plus large aux élytres; corselet un peu convexe presque plus long que large, en coeur et avec une impression allongée vers l’angle postérieur, qui est droit, élytres convexes, ovales, un peu acuminées vers l’extrémité, avec 4 taches rougeâtres, comme chez les autres Lopha ; de chaque côté de la suture une strie imprimée qui atteigne presque P ex-.

trémilé des élytres, puis deux points peu visibles à l’emplacement de la 2<k strie, qui manque, plus loin vers le milieu de chaque élylre une strie raccourcie et enfin une strie complète le long du bord latéral. Palpes, antennes et pattes testacées. Ind. or.

Drilides.

Paradoxides Mtsch. n. g.

Heteromère (?) Palpes grands de quatre articles* dont le dernier plus long que le pénultième très faiblement élargi antérieurement et presque tronqué àl’extrémité. Antennes de onze articles: les deux premiers grands et larges, les neuf suivants grêles et très minces. Tête presque de la grandeur d’un tiers de tout le corps, élargi postérieurement, applatie dessus, chapéron très grand et lisse, mandibules cachées en dessous; les yeux grands saillants, placés aux angles postérieurs de la tête. Corselet très court en forme de bourrelet transversale. Ecusson pas distinct. Elytres rudimentaires, courtes. Ailes manquent. Abdomen, grand, parallèle, un peu convexe et composé de six segments , dont l’avant dernier échancré de chaque côté au bord extérieur. Pattes fines et assez longues.

Paradoxides psocoides , (fig. A. a. ) de couleur grisâtre, avec l’avant de la tête les yeux, l'abdomen, les cuisses et les jambes noirâtres. Les élytres sont opaques rugueuses et garnies de longs poils obscurs, tandis que le reste du corps présente une pubescence cendrée. Long. V 5 hgn.

Paradoxîdes psocoides Motsch.

Cet insecte s’éloigne si fortement de tout ce qu’on connaît parmi les Coléoptères, ayant la forme de quelques Psocus aptère , qu’au premier abord je l’avais pris pour un exemplaire de taille adulte de l’espèce qu’on rencontre si souvent dans les boîtes des insectes et maintenant encore je ne puis me séparer de l’idée qu’il ne soit l’insecte parfait du petit, soitdisant Psoque des collections entomologiques, qui de son côté pourrait n’être que la larve ou la femelle aptère du Paradoxides , comme nous le savons déjà pour les Drilus , les Thelodrias , les Podistrq etc. à côté desquels notre nouveau genre aura à se placer.

J’ai trouvé ce singulier insecte mort dans une boîte à insectes d’Eisleben en Saxe, que je viens de rapporter de mon dernier voyage.

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