T. XI
la base delà partie postérieure de la couronne. Les trois premières vraies molaires ont les deux cuspides externes d’égale hauteur; sur le côté interne, chacune de ces molaires porte quatre cuspides formant une rangée longitudinale séparée des deux cuspides externes par une vallée profonde. Les quatre cuspides internes sont le résultat du dédoublement des deux cuspides primitifs. La dernière molaire inférieure est très petite, d’une seule racine ou à deux racines soudées, et avec la couronne conique. La mandibule porte une perforation assez grande dans la fosse massétérique.
Phonocdromus patagonicus , n. sp. Les tubercules internes des vraies molaires inférieures sont petits, hauts et coniques. La dernière molaire inférieure, très petite, a le cône central avec le cuspide bifide, présentant une pointe sur le côté interne et une autre sur l’externe; la base du cône est entourée par un rebord d’émail très fort. Distance delà partie antérieure de l’avant-dernière prémolaire à la partie postérieure de la dernière vraie molaire, 8 mm. Hauteur de la mandibule endessous de la deuxième vraie molaire, 3 mm.
Phonocdromus gracilis , n. sp. La taille est un peu plus petite que celle de l’espèce précédente. Les deux tubercules internes antérieurs sont très rapprochés Lun à l’autre, unis par leur base, et séparés des deux tubercules postérieurs du môme coté, par une échancrure très large. Les deux tubercules internes postérieurs sont aussi rapprochés l’un de l’autre. Distance du bord antérieur de la dernière prémolaire au bord postérieur de la dernière vraie molaire, o mm. Hauteur de la mandibule en-dessous de la deuxième vraie molaire, u 2 mm.
Parualmariiipiics, n. gen. Dans ce genre, les trois premières vraies molaires inférieures portent quatre cuspides principaux, disposés deux a deux, transversalement; la paire de cuspides antérieurs sont plus liants que les deux cuspides postérieurs, et les deux du côté externe sont plus hauts que les deux du côté interne; le tubercule antérieur interne de Garzonia n’est représenté que par un rebord d’émail à la base de bipartie an-
térieuro de la couronne de chaque dont. En outre de cola, chacune des molaires se distingue facilement par le tubercule externe antérieur qui est beaucoup plus gros et plus liant que les autres. La dernière molaire inférieure est très petite et a deux racines presque fondues Tune dans l’autre : la couronne de celte dent est formée par un cdne central (dus grand, avec un tubercule antérieur et un atilie postérieur, très petits, Le cnspide du cdne central est bifide, avec une pointe sur le coté interne et une autre sur l'externe,
Parhalmnrliiphus annectens Amegli. — Svnon. Garzonia annectcns Amegli., 1S91.
il \lm \Riurnrs Amegli., 1891. Dans ce genre, les trois premières vraies molaires inférieures portent cinq cuspidcs coniques, trois sur le coté interne et deux sur l’externe, le cuspide antérieur interne étant placé en avant du cuspide antérieur externe, comme dans le genre Garzonia. Ce qui distingue ce genre, outre la dernière molaire assez compliquée, c’est le tubercule antérieur externe de chaque molaire, qui est beaucoup plus gros et plus haut que tous les autres.
llalmarhiphus nanus Amegli., 1891.
llalmarhiphus didelplioïdes Amegli., 1891.
Stilotiieiuüm Amegli., 1887. Maintenant je connais la formule dentaire inférieure complète de cet animal. La mandibule porte de chaque coté une grande incisive suivie de quatre petites dents à une seule racine, deux prémolaires à deux racines et quatre \raies molaires, ce qui fait I I dents de chaque coté. L’avantdernière prémolaire porte eu avant un cône élevé de bord antérieur presque vertical, suivi en arrière d'un talon basal postérieur très long et très large. J,a dernière prémolaire est placée un peu transversalement et avec le talon postérieur rudimentaire. Les trois premières vraies molaires portent deux cuspidcs sur le côté externe et trois sur l’interne ; cescuspides sont coniques, pointus, très liants, et se trouvent placés, deux en arrière, deux vers le milieu, et le dernier impaire, en avant, sur le côté interne. Le cuspide antérieur interne de chaque
molaire est relié au cuspide antérieur externe par une crête en demi-cercle, excavée sur le enté interne. La première vraie molaire est beaucoup plus grande <pie la deuxième ; elle a le euspide antérieur externe liant et un peu comprimé, et le cuspide interne atropliié ; cela donne au lobe antérieur de la dent une forme tranchante, qui constitue une transition à la forme caractéristique des Epnnorthidae. La dernière molaire inférieure très petite, a un cône central pins grand, de sommet bifide, et deux tubercules accessoires plus petits, un avant et l’autre en arrière. La branche horizontale de la mandibule est longue, basse, et d'égale hauteur dans toute sa longueur. Le eondyle articulaire est placé assez haut, transversal, un peu convexe, et regarde en haut et en arrière.
Slilotherinm dissimule Amegh., 1887. Longueur de la mandibule de la partie antérieure de l’incisive au bord postérieur du condylc articulaire. 19 mm. Distance de la partie antérieure du bord alvéolaire de l’incisive à la partie postérieure de la dernière vraie molaire, 9 mm. Hauteur de la branche horizontale de la mandibule, I mm. 8.
Stilotherium grande , n. sp. Se distingue facilement par sa taille au moins quatre fois plus considérable que celle de l'espèce précédente. Dans la première vraie molaire inférieure, le deuxième tubercule du coté interne est relié par une crête oblique aigue au tubercule antérieur externe ; les deux tubercules postérieurs de la même dent, sont séparés en arrière par une forte échancrure. Lette dent, qui est étroite en avant et très large en arrière, a 3 mm, 7 de diamètre longitudinal, et 2 mm. 5 de diamètre transverse, en arrière.
Cladocmncs, n. gen. Keprésenté pur la partie postérieure d’une mandibule avec plusieurs os du squelette. La dernière molaire e.st quadrnugulaire, avec quatre tubercules, deux externes plats, et deux internes liants et pointus. Le caractère principal de ce genre consiste dans la branche ascendente de la mandibule qui est couchée en arrière, formant une simple prolongation, presque horizontale, du bord alvéolaire. Le
eomlyle articulaire est placé au innnc niveau du bord alvéolaire; il est largo, plat, et regarde en haut. L’angle niandibula’re est petit, pointu et dirigé eu bas, sans inversion, ou presque nulle.
Ciadoclinus Copci { 1), n. sp. La dernière molaire inférieure à 1 mm. i de long et I mm. de diamètre, trnusversc. Distance d ‘ la partie postérieure de eette dent à la partie postérieure du eondyle articulaire, 10 mm. Hauteur de la mandibule en-dessous de la dernière vraie molaire, i mm. Distance de la pointe de l’angle mandibulaire au bout de l'apophyse eornnoïde, 10 mm.
Sarcohora Amegli. 1889
.le créai b» groupe des Sarcohora , pour y réunir ensemble les Carnassiers placentaires et les Carnassiers marsupiaux, animaux que d’habitude on classe dans deux sous-classes différentes. D'après moi, les marsupiaux ne peuvent pas constituer une sous-classe distincte de mammifères, car il n’est pis possible de tracer une limite bien tranchée entre les marsupiaux et les placentaires. Les mammifères carnassiers (S«rcobora) en fournissent une preuve éclatante. Je plaçai dans les Sarcobora, les sous-ordres des Carnkom , Pinnîpedia , Creo douta, Dasifura et Pedimana . Maintenant je considère comme devant rentrer aussi dans le meme groupe, le sous-ordre des lnscctiront et le nouveau sous-ordre des Sparassodonta.
pi;nnaA\A
Microliiotlioridao
Le crâne est étroit en avant, large et rond ou globuleux en arrière, \ surface lisse, sans crêtes saillantes et sans le ruoin-
(1) En honneur du savant paléontologiste M. E. D. Cope
dre veslige de crête sagilale. L’occipital, les pariétaux, les temporaux et les frontaux, sont soudés les uns aux autres sans vestiges de sutures. La denture supérieure présente le mémo nombre de dents que les Didelphvdés. Les trois premières vraies molaires supérieures sont d’égale grandeur, mais la quatrième est très petite. Les trois premières vraies molaires sont de contour triangulaire, avec deux tubercules sur le coté externe et un fort talon interne qui n’est pas si porté en avant que dans les Didelphvdés, et dont le contour forme une crête élevée renfermant dans le centre du talon un creux profond. Ces dents portent un fort reboni d’émail sur la base du coté externe de la couronne. La dernière molaire supérieure est aussi triangulaire, mais le talon basal interne est porte* tantôt en avant, tantôt en arrière: cette dent montre sur le côté externe et dans une même ligne longitudinale, un grand cône central, un petit tubercule en avant et un autre en arrière. La voûte du palais n'est pas prolongée en arrière comme dans les Didelphvdés, sinon qu'elle termine entre la dernière paire de molaires comme dans les Carnassiers placentaires. Il y a des vacuités palatines, mais très petites. Dans les vraies molaires inférieures, le cuspide antérieur externe prédomine a la fois en hauteur et en grosseur sur tous les autres. Le comble articulaire est plat, assez bas, placé obliquement ou presque longitudinalement. L’angle mandibulaire est inverti et la fosse massétérique n'est jamais perforée.
Les centres des vertèbres du tronc portent sur leur face supérieure une vacuité divisée en deux parties, par une crête osseuse en forme de pont comme dans les Diprotodonta et Sparassodonîa, avec la seule différence (pie la crête est beaucoup plus large. Les centres vertébraux sont plats aux deux laces et avec des épvpbvses bien développées; les apophyses épineuses sont très petites. Les vertèbres lombaires ont une livpapophyse en forme de crête longitudinale. Les vertèbres caudales sont nombreuses et très fortes, ce qui prouve que ces animaux étaient pourvus d'une queue longue et grosse; ces ver-
t»*bres portent des diapopliyses et des néuroapophvses en forme de crêtes longitudinales ; sur bipartie inférieure de chacune des vertèbres caudales, il y a deux crêtes parallèles qui représentent riiypapophyse. Les os longs, ressemblent assez ù ceux de IMagianlacoidea. Lu calcanéum a la surface astragalienue externe, convexe et ob!ique de dedans en dehors, avec la partie qui se prolonge en avant et porte la surface articulaire pour le cuboïde, très longue. Les métatarsiens et métacarpiens ont leur extrémité articulaire distale avec une crête intertrochléemu* à la partie inférieure. Les pieds étaient plantigrades et probablement à cinq doigts.
Fig. Microbiotherium tehurlrhum Amrgii. Rrnnche gauche de la mandibule vue du côté externe, grossie J de grandeur naturelle, i I, 2, 3 et 4, les quatre incisives; c. canine; p i, .1 et 4, les trois prémolaire-; m t, 2, 3 et 4, les quatre vraies molaires. (Le contour de lu partie postérieure en blanc, est tracé d'apres un autre échantillon).
Micromotuericm Amcgh., 1887.
Microbiotherium tehuelrhum Amegli. ISS7.
Microbiotherium palagonicum Amegli., I8S7.
Microbiotherium forticulum Anieglu, 1891.
Stylognatiics Amegli., 1891.
Stylognathus diprotodontoides Amegli.. 1891.
Kodidelphys Amegli., 1891.
Kodidelphys fortis Amegli., IS91.
Kodidelphys fnmula Amegli., 1891.
Prodidelphys Amegli., 1891.
Prodidelphys acicuia Amegli., 1891.
Prodidelphys pacita Amegli., 1891.
Prodidelphys obtum \megh., 1891.
JIadrorhyxciiis Amegli., 1891.
Iladrorhijnchus tortor Amegli., 1891.
Hadrorhynchus ton us Amegli., 1891 .
Hadrorhynrhus conspicuu s* Amegli., 1891.