GS
du mrniG os sont courtes, étroites et dirigées en dehors en droite ligne.Le premier nerf spinal passe par un trou complet. Le canal vertébro-arteriel perfore en avant la base antérieure de l’apophyse transversc dans sa partie inférieure, et s’ouvre en arrière dans l’intérieure même du canal neural dans sa partie supéro-poslérienre.
L’axis possède une apophyse odontoïde très longue et cylindrique. Le corps de Taxis est divisé par une suture transversale permanente en deux parties, une antérieure qui porte en avant l’apophyse odontoïde et les condyles articulaires pour l’atlas, et l’autre en arrière. La crête longitudinale médiane de la partie inférieure (hypapophyse) présente une interruption an niveau de cette suture transversale.
Les autres vertèbres cervicales ont des apophyses épineuses très petites, des apophyses transverses assez grandes et perforées à leurs bases par le canal vertébro-artéricl, des pleurapophyses bien développées et des très grandes et très longues hypapophyses dirigées en arrière.
Les corps des vertèbres dorsales, lombaires et des dernières cervicales présentent vers le centre de leur face supérieure à l’intérieur du canal neural, une vacuité assez considérable, allongée d’avant en arrière sur la ligne médiane et qui pénètre dans l’intérieur du corps vertébral ; en plus il y a sur la même ligne médiane une forte crête osseuse longitudinale qui passe par dessus de cette vacuité formant un pont osseux. Il s’agit d’un caractère reptilien très remarquable ; la plus grande ressemblance je la trouve avec les vertèbres cervicales des crocodiliens, mais chez ceux-ci la crête longitudinale est très basse.
Les epiphyses des corps vertébraux ou disques intervertébraux, complètement imparfaits, ne sont ossifiés qu'à leur circonférence, en forme annulaire, tîénéralement les vacuités centrales des disques ont été remplies par la substance osseuse des corps vertébraux, laquelle en poussant a débordé en avant et en arriéré donnant ainsi origine à des prohiberai)-
ces coniques. Dans les vertèbres caudales, particulièrement dans celles du milieu et dans les dernières, ce prolongement de la substance osseuse des corps vertébraux à travers les vacuités centrales des disques intervertabruux ne se présente qu'à la lace antérieure de chaque vertèbre, mais très développé, constituant comme une espèce de gond qui sYmboite dans une cavité de la lace postérieure du corps de la vertèbre précédante simulant ainsi une Fausse conformation opistliocelle.
La (punie était longue et forte, ressemblant beaucoup dans ees proportions à celle des félidés, et avec les vertèbres sans hein apophyses.
LYunoplatc se distingue par sa cavité glenoïde profonde et presque circulaire et par le grand développement de l’apophyse coracoïde, souvent séparée par une suture du corps de l'omoplate.
L'humérus est assez variable. Dans quelques genres, il ressemble à celui des Canidés, sans perforation sur le comlyle interne, mais quelques fois avec une petite vacuité intercondylienne; la crête externe ou de supination de la moitié inférieure de l’os n’est pas accentuée et ne forme pas en liant ni crochet ni angle saillant. Chez d'autres genres, le bord externe audessus du condyle est très élargi, eu forme de lame mince qui termine en haut dans un crochet, tandis que sur le condyle interne il y a alors invariablement, une très forte perforation.
Le radius est plus droit que celui des Carnassiers placentaires, et avec l'articulation proximale régulièrement elliptique ; en bas il est fortement triangulaire.
Le cubitus présente une cavité sigmoïde très profonde, et la paitie olécranienne est très longue et très forte comme dans les Créodontes; le corps de l’os n’est pas arqué avec concavité postérieure comme en est le cas dans la généralité des Carnassiers, sinon qu’il est tout droit.
Le pied antérieure n’est connu que dans le genre Prothylacynus ; le pouce n’est représenté (pie par le métacarpien qui
pourtant est très bien développé. Aussi bien les métacarpiens «pie les phalanges sont très fortes et très courtes, plus courtes encore «pie celles des Créodontes. Les quatre doigts complots étaient à peu près de même grandeur, avec des phalanges onguéales arquées, très hautes, excessivement comprimées, et sans gaine osseuse postérieure pour la réception de la base de la partie cornée des grilles.
Le bassin ressemble à celui des Carnassiers placentaires et ne présente pas des vestiges d'avoir eu des os marsupiaux.
Le fémur ne dillère (le celui des Carnassiers «pie par la présence «Lun troisième trochanter plus ou moins développé.
Le tibia, dans certains genres, a une ressemblance avec celui des canidés; son extrémité inférieure est presque quadrangulaire, et sa surface articulaire avec l’astragale présente une forte crête intertrochléenne. Chez d’autres genres, le tibia est d’extrémité distale très comprimée et de surface astragalienne plate.
Dans la forme de l’astragale il y a de très grandes différences, mais on reconnaît facilement trois types principaux. Dans le premier, le corps de l’astragale est petit et étroit; sa surface supérieure est presque plate et se prolonge sur le coté externe en forme de pointe triangulaire la tête articulaire est excessivement courte et ne présente pas de col. Cet os, est en réalité construit sur le même type que celui des marsupiaux, mais il s'articule avec b* calcanéum par deux facettes articulaires séparées par une gorge profonde; la facette articulaire interne pour le calcanéum se prolonge en avant jusqu’à se confondre avec la facette articulaire «le la tête. Dans le deuxième type, l’astragale est de corps presque carré, avec la surface articulaire supérieure pour le tibia plate transversalement et convexe d’avant en arrière; la tète articulaire est petite, longue et séparée par un col bien défini qui se dirige obliquement en dedans ; les deux facettes inférieures pour le calcanéum ne présentent rien de particulier; cette forme ne dillère essentiellouent de .relie de l'astragale des Lréodontes. La troisième
forme d'astragale est du même type qui caractérise les Carnassiers placentaires : la tète est convexe et séparée par un col assez long, la surface articulaire tibiale est profondément excavée et la surface inférieure est absolument égale à celle qui distingue les Carnassiers typiques et les Créodontes.
Le ealeanéu n est construit sur le même type que celui des Créodontes et ressemblent complètement a celui d’Ojryaena. 11 est court, avec sa partie postérieure oblique et étroite, la partie antérieure très large, et la surface articulaire pour le cuboïde oblique et régulièrement concave.
Korliyirniila»
Les représentants de cette famille ont les incisives petites, souvent en nombre réduit, ou elles sont atrophiées ou même absentes. Les trois premières vraies molaires supérieures ont le talon antérieur interne (protocone) atrophié, et présentent en conséquence la forme de lames tranchantes; le diamètre transverse de la partieantérieure de chacune de ces molaires, est égal à la moitié ou à un peu plus de la moitié de leur diamètre longitudinal. La dernière molaire supérieure est petite et placée transversalement. Les trois dernières vraies molaires inférieures ont le tubercule ou talon postérieur (niétaconide) atrophié. La dernière molaire inférieure a’les deux lobules antérieurs (pararouble et protoeonide) développéseu forme de lame tranchante: ilti talon postérieur il n’y en a que des vestiges. Le crâne est très court et très large, ce qui lui donne quelque analogie avec celui des chats; son diamètre transverse maximum, équivaut à peu près aux deux tiers de la longueur. L’astragale est petit, (droit, de poulie articulaire plate ou presque plate, avec la tète articulaire très courte et non séparée par un col ; sur la face inférieure, la facette articulaire intérim pour le calcanéum se continue avec la surface articulaire de la tète (scaphoïdienne). L’humérus n’a pas de perforation épitrochléenne, mais paras
T. Xltl
fois il présente «les vestiges de la vacuité intercondylienne. La partie inférieure du tibia est très aplatie et la surface articulaire distale ne présente pas de crête intertrochléenne.
Il or ii va en a, Amegh. 1887.—Synon. Dynamictis Amegh. 1891 ; Arctodictis'Sleve. 1891. Dans ce genre, les incisives supérieures sont au nombre de trois de chaque c«Mé en haut et en bas, mais souvent la paire du milieu est rudimentaire ou manque complètement. La première prémolaire supérieure est presque toujours implantée obliquement. La dernière prémolaire su—
Fig. 44. Borhyaena tuberata Amegii. Partie débranché ruandibulaire gaucl e avec la denture, vue du côté externe, aux J de grandeur naturelle, p 3 et p 4, les deux dernières prémolaires; m l, m i, m 3 et m 4, les quatre vraie> molaires.
périeure n'a pas de citspide accessoire en avant (paraeone) mais elle porto en arrière un talon basal (métacone) d’un développement énorme.
fiorhijaena tuberata, Amegh. 1887. — Synon. Arctodicth anstraits Mercerat. 1891. (Tétait un animal d’assez forte taille ; le crâne entier a 20o mm. de long et lo ctm. de large dans son plus grand diamètre Iransverso. La première prémolaire supérieure est placée obliquement et souvent transversalement a la série dentaire. La dernière prémolaire inférieure a un talon postérieur très développé: la dernière molaire inférieure est proportionnellement très grande, tranchante et avec le tubercule basal postérieur plus développé que dans le autres espè-
<vs du int'iiu* genre. Les doux premières vraies molaires inférieures ont un rebord d'émail assez accentué à la base du roté externe de la couronne. Dans les individus très vieux, la paire d’incisives internes disparait et il ne reste alors (jue deux incisives de chaque coté, aussi bien en haut qu'en bas.
43 . Borh y noria fera Amegh. Brandie droite de la mandibule, vue du côté rKtei-ne aux J de grandeur naturelle, c, canine;/) 2, p 3 et/) 1, les trois prémolaires; m I, m 2, r/i 3 et m 4, les f^uatre vraies molaires.
Les 7 molaires inférieures occupent 9 ctm. de long. La mandibule, au-dessous de la troisième vraie molaire, a 35 mm. de hauteur. L’humérus n’a pas d’expansion latérale externe (eivte de supination) et son extrémité distale a un diamètre transverse de il mm.
Borhyaena fera , Amegh.—Syiiou. Dynamictisfera Amegh. Juin 1891 ; Arctodiclis Munizii .More. Août LS91> Je connais maintenant la mandibule inférieure complète, le crâne et plusieurs
parties du squelette de eette espèce. C’était un animal de taille beaucoup plus considérable qu’on ne pouvait le supposer d’après les débris fragmentaires et incomplets (pie j’ai ligure précédemment (1). La série des molaires et des prémolaires n’occupe beaucoup plus d’espace que dans le B . luberala, et cependant il s’agit d’une espèce qui était bien quatre fois aussi grande que eette dernière, et dont les formes étaient excessivement robustes. La mandibule a 24 etm. de long et 55 mm. de hauteur en dessous des molaires, étant presque aussi liante en avant qu’en arrière. Les molaires et prémolaires inférieures je les ai déjà décrites ; j’ajouterai seulement que la dernière prémolaire (p. -) quand elle n’est pas trop usée, présente’un fort talon basal en arrière, et que la première prémolaire est placée transversalement, avec une racine sur le côté interne et l’autre sur l'externe. La canine inférieure au niveau du bord alvéolaire a 26 mm. de diamètre antéro-postérieur et 18 mm. de diamètre transverse. La distance du bord antérieur delà canine au boni postérieur de la dernière molaire est de 128 mm. ; la série des molaires et prémolaires occupe 100 mm. de long. Les deux branches mandibulaires sont unies, mais la suture symphysaire est persistante.
A la mâchoire supérieure, la première (p. 2) et la dernière (p. 4) prémolaires sont placées transversalement, avec une racine sur le coté interne et une autre sur l’externe. Tontes les dents supérieures, delà canine à la dernière molaire, son très pressées les unes aux autres. La dernière vraie molaire supérieure est à une seule racine. La canine supérieure est excessivement forte; au niveau du bord alvéolaire elle a 28 mm. de diamètre longitudinal et 22 mm. de diamètre transverse. La
(1 La série dentaire que j'ai figuré dans lie v. Arg. de Ilisl . Aa/., t. 1., p. 148, a élé reconstruite avec des morceaux incomplets et la forme de quelques unes des deuts n'est pas tout à fait exacte ; quant a la canine placée dans la même série, maintenant je sais qu'elle est d'un autre individu, beaucoup plus jeune.
distance du boni anterieur de la canine supérieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 110 mm. Les six incisives supérieures sont toutes bien devéloppées, mais l'externe de chaque coté est beaucoup plus forte que les autres. Le palais, dans sa partie antérieure, entre les deux canines, a L'j mm. de long, et en arrière, entre les dernières molaires, il a un décimètre de large. Le crâne a 30 ctm. de long et *20 de large entre les arcades zygomatiques. La crête sagitale est
Fig. i»*>. Borhyaetxnjern Amegh. Branche mandibulaire gauche d'un individu trv» jeune, vue par le c<Mo externe aux J de grandeur naturelle. <y % cunine de remplacement non encore usée, p 2 et p 3, les deux premières prémolaires (dents monophisairo'î) ; m; molaire de lait unique; m 1 et m 2 , les deux premières vraies molaires; m 3 et m 4, les places qui devaient occuper les deux dernières vraie» molaires.
assez développée et forme eil haut une ligne convexe, tandis que la région frontale est fortement déprimée. L'humérus porte sur le coté externe au-dessus du condyle et sur le bord une forte crête de supination qui termine en haut dans un crochet, à peu près comme dans le koala, mais il n’v a pas de perforation sur le condyle interne. L’extrémité distale de l'humérus a un diamètre transverse de S centimètres.
Borhyaena Zitteli , 11 . sp. (1). Cette espèce est de taille beaucoup plus petite que la précédente, mais de formes aussi robustes. Le crâne a 2t ctm. de long et 17 de large entre les
1 En honneur du savant paléontologiste de Munich, Monsieur Karl. A. von Zittcl.
arcades zygomatiques. Le diamètre transverse entre les bonis externes des cavités glenoïdes, est de 17 ctm. Les sept molaires supérieures ont 80 mm. de long. La première prémolaire (p. -) est placée obliquement, et la dernière (p. ') transversalement. La dernière molaire supérieure est petite et à une seule racine. La largeur du palais, est de “23 mm. en avant entre les canines, et de fe ctm. en arrière entre les dernières molaires. La crête sagitale n’est pas en courbe convexe comme dans l’espèce précédente sinon qu’elle s’abaisse graduellement d’arrière en avant jusqu'à disparaître. La crête occipitale est excessivement développée et rejetée en arriére. La boîte crânienne formée par les pariétaux est très déprimée. La surface occipitale du crâne représente un demi-cercle presque parfait; le diamètre vertical de cette surface est de 6 ctm. et son plus grand diamètre transverse est de 81mm, Le bassioecipital, les exoceipitaux et le superoccipital ne font qu’un seul os dans lequel on ne voit pas des vestiges de sutures. Le palais de cette espèce porte deux petites vacuités palatines de chaque coté au niveau de la première vraie molaire, et une autre plus grande, en arrière, à coté de la troisième vraie molaire.
Borhyaena sans)uinaria, n. sp. La taille de cette espèce esta peine lin peu plus grande que celle de B. tuberata , mais elle est beaucoup plus massive. L’espace occupé par la denture est à peu près le même dans les deux espèces, mais la mandibule du B . samjuinaria est plus forte et de branche horizontale plus haute. La dernière molaire inférieure a le lobe antérieur plus petit et moins coupant, et le talon postérieur complètement atrophié. La première prémolaire inférieure (p. 2) est placée transversalement. L’humérus aleeondyle internemoins développé que dans le B. tuberata , et l’expansion latérale externe (crête de supination) peu marquée. La canine inférieure a sur le bord alvéolaire 17 mm. de diamètre antéro-postérieur, et 11 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires inférieures occupent \ïô min. de long. La mandibule, en-dessous de la dernière prémolaire, a 4 ctm. de hauteur. La plus grande lar-
geur de l'impression symphysaire est de 28 mm. L’extrêmité distale de l'humérus a U mm. de diamètre transverse.
Borhyaena excavata, n. sp. La taille «le cette espèce est beaucoup plus petite <pie celle do />. tuherata ; en outre elle se distingue facilement par les deux premières prémolaires supérieures et la canine, qu’au lieu de suivre dans la même ligne longitudinale des autres dents» sont placées formant une forte courbe qui se dirige ou dehors; la canine reste ainsi complètement en dehors de la ligne longitudinale de la série dentaire. Par suite de cette conformation, le palais et beaucoup plus large entre les canines, qu’entre les dernières prémolaires. La première prémolaire supérieure est placée transversalement. La canine supérieure au niveau du bord alvéolaire a 13 mm. de diamètre longitudinal et 10 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires supérieures occupent 67 mm. de long. La dernière molaire inférieure a le lobe antérieur petit et le talon postérieur atrophié. Les quatre vraies molaires inférieures occupent mm. de long. La mandibule a 26 mm. de hauteur en-dessous de l'avant-dernière molaire.
Acnocïox Amegh. 1887. Ce genre se distingue par les trois premières vraies molaires inférieures qui portent en arrière un talon basal transversal]; ee talon tourne sur le enté externe formant uïi rebord d’émail sur la base de la couronne de chacune de ces dents. Les vraies molaires supérieures sont très tranchantes.
Acrocyon ser.torius, Amegh. 1887.—Synon. Aeroeyon eguiàmis Mereerat 1801 ; Acrocyon patagonensi$ Mere. 1801.
Co.nodonictis, Amegh. 1891.
Conodonictis saenis, Amegh. 1891.
Conodonictis exterminator y Amegh. 1891.
Prothylacyiiidae
Le nombre des incisives est de i en haut et 3 en bas de chaque coté. Les vraies molaires supérieures au lieu d’être tran-
chantes, sont très larges en avant e ; \ leur tubercu cl interne antérieur très développé; dans ees dents, le diamètre transverse de la partie antérieure est à peu près égal au diamètre longitudinal. La dernière vraie molaire supérieure, est beaucoup plus petite que les autres et se trouve placée transversalement avec une racine interne et l’autre externe. La première prémolaire inférieure est placée obliquement ou transver-
Fig. 47. Prothylacynuspntagonictts Amecui. Branche gauche de la mandibule vue par le côté externe aux j de grandeur naturelle./) 2. p 3 et p 4, les trois prémolaires; m î, m 2, m 3 et m 4. les quatre vraies molaires.
salement, selon les espèces. Les trois premières vraies molaires inférieures ont le talon basal postérieur très large mais ne formant qu’un seul tubercule. Dans la dernière molaire inférieure, le talon basal postérieur est atrophié, tandis que les deux lobules antérieurs sont très grands et tranchants. Les deux branches mandibulaires sont complètement soudées, sans vestiges de suture. L'humérus dillére de celui des Borhyaenidae pour porter une large perforation sur le comble interne, et une forte expansion externe en forme de lame (crête de supination) qui termine eu haut dans un crochet ou coin aigu ; sa surlace articulaire distale n’a pas de crête intérim-
ehléenne. L’astragale et le tibia ressemblent au mêmes os des liorhyaenidac.
Fi-j.4*. P rot h r/1 art f mes ftatnf/ontcus Amegh. Mandibule vue d’en haut et d’en bas aux ’ de grandeur naturelle, c, canine; p i r p 3 et p 4. les trois prémolaires ni 1, m 2, m a et m 4, les quatre vraies molaires.
Prothylacym s, Amegh. 1891.— Synon. Ayustylus Mercerat (partim), non Ayustylus Amegh.
Prolhylacynus patagonints Anicgh. première quinzaine d'août 1891. —Synon. Agustylus carnifex Merc. deuxième quinzaine d’août 1891.
Prolhylacynus ürachyrhynchus , u. sp. La taille est un peu plus petite que celle de l'espèce précédente, mais elle présente line conformation beaucoup plus massive. Les canines inférieures sont petites et presque en contacte, sans laisser de place pour les incisives qui dévoient manquer ou être complètement rudimentaires. La première prémolaire inférieure est placée transversalement. Les molaires sont proportionnellement très grandes. La branche horizontale de la mandibule a la même hauteur dans toute sa longueur. La fosse massétériqne de la branche mandibulaire est très profonde. La canine inférieure sur le bord alvéolaire a 11 mm. de diamètre longitudinal et9 mm. de diamètre transverse; sur le même bord alvéolaire, l’espace qui sépare les deux canines n’a que 5 mm. Les 7 molaires inférieures occupent un espace longitudinal de 72 mm dont près de o ctm. correspondent au vraies molaires. La* distance du bord antérieur de la canine au bord postérieur de la dernière molaire est de 86 mm. La branche horizontale de la mandibule a 24 mm. de hauteur.
Xapodonictis, n. gen. Le nombre des incisives est de 4 en haut et 3 en bas, de chaque côté. Dans les incisives supérieures l'incisive externe de chaque côté est beaucoup plus grande que les autres, tandis que celle du côté interne est au contraire la plus petite. La dernière prémolaire d’en liant et d’en bas ne remplaçait la dent de lait que quand l’animal était déjà vieux; la dernière vraie molaire inférieure poussait très tard ; la dernière supérieure restait beaucoup plus basse que les autres, et n’avait pas de fonction à remplir. Les dents canines sont peu comprimées. La première et la dernière prémolaire inférieure sont placées obliquement. L’espace entre les deux canines inférieures est réduit. La deuxième et troisième prémolaires supérieures portent un fort talon basal postérieur. La troisième vraie molaire supérieure a le talon interne antérieur beau-
coup plus rôdait «pic dans ProthyUiriijnus. La denture de la mandibule est en série continue. Le palais est large, court et de voûte plate, sans vacuités. La crête sagitale est haute et très longue. La partie supérieure du crâne dans la région des pariétaux, de chaque coté de la crête sagitale, est aplatie et comme enfoncée; plus eu avant, dans la partie postérieure des frontaux, elle se relève de nouveau. La région frontale comprise entre la séparation des crêtes temporales est plate et triangulaire. La région des nasaux est convexe, mais il y a sur
Fig. î9. P rot h n lac y mis patayonicus Amegii. Morceau «Je maxillaire avec la denture, vue don bas aux J de grandeur naturelle, m l, ni 2 m 3 et m 4, les quatre vraies molaires.
chaque coté une grande expansion du maxillaire correspondant qui porte une forte dépression sur sa face supérieure. La surface articulaire distale de l'humérus ne porte pas de crête intertrochléenne.
Sapodonlctis thylaeynoides , n. sp. C'est la seule espèce de ce genre qui me soit comme. Le crâne mesure 175 mm. de long et 12 ctm. de diamètre transverse maximum. La distance du Lord antérieur de l’incisive externe supérieure au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 83 mm. L'espace entre l’incisive externe supérieure et la canine est très petit. Le palais, entre la première prémolaire (p. =) de chaque coté a 17 mm. de largeur, et en arrière, entre la dernière molaire île chaque coté, il a 5i mm. L’espace entre les deux canines infé-
rieurcs est de 7 mm. L'extrémité distale de l'humérus mesure il) mm. de diamètre transverse.
Halhlyae y niilae
Les représentants de cette famille ont le crâne beaucoup plus long et moins large que les Borhyaenidae: sou plus grand diamètre transverse ne dépasse pas la moitié de sa longueur. Les incisives sont an nombre de 4 en liant et 3 en bas de elia i]ne coté; quelques fois, mais rarement, il y a i incisives inférieures de chaque ebté. Les vraies molaires supérieures ne sont pas tranchantes comme dans les Borhyœnidae, et par conséquent leur tubercule antérieur interne est mieux développé; pourtant, le diamètre tranverse delà partie antérieure de la dernière molaire n'atteint pas la longueur du diamètre longitudinal de la mèmedei.t. Les vraies molaires inférieures ont leur talon postérieur, simple, non divisé en deux tubercules. La mandibule a les branches horizontales généralement très arquées comme dans les Didelphydés. L’humérus a sur lecondyle et le boni externe un grand élargissement en forme de crête (crête de supination) latérale, qui termine en liant dans un crochet; le condyle interne porte toujours une large perforation. L’astragale est de corps presque carré, avec la poulie articulaire plate transversalement et convexe d'avant en arrière ; la tète articulaire est petite, longue, ronde, dirigée obliquement en dedans et séparée par un col bien défini.
Iï.vniLYACYNus, Amegli. 1887. Les huit incisives supérieures sont très petites, presque rudimentaires, d'égale grandeur et très pressées les unes aux autres. Sur chaque coté, entre l'incisive externe et la canine, il y a une forte échancrure pour loger la canine inférieure. La première prémolaire supérieure (p. *) suit immédiatement à la canine. Ladeuxième prémolaire (p. -) est séparée de l'antérieure et de ceïleqtii suit en arrière par des diastèmes assez larges. Les vraies molairessupérieures
ont le talon interne antérieur peu développé. Le palais porte en arrière, deux vacuités palatines assez réduites. La mandibule a les branches horizontales arquées, hautes en arrière et basses eu avant, niais avec la partie symphysaire qui se relève en ligne courbe vers le haut. Les incisives inférieures sont petites. Les molaires et prémolaires sont toutes placées avec leur grand axe sur la même ligne longitudinale. Les canines et les prémolaires sont toutes isolées par des diastèmes assez larges.
Hathlianjnus lustratus , Amegh. 1887.— Sytiou. Ilathliacynus l'ischcri Mercerat 1891. Le crâne est très étroit et prolongé en avant. Le palais est de voûte presque plate, avec les deux séries dentaires qui convergent régulièrement en avant et lui donne une forme triangulaire. Le crâne a 17 etm. de long et un peu pins de 8 ctm. de diamètre transverse. La crête sagitale est haute, droite et occupe plus de la moitié de la longueur du crâne. La distance de l’incisive externe supérieure à la partie postérieure de la dernière molaire est de 76 mm. Les 7 molaires supérieures occupent 55 mm. de longueur. La première prémolaire supérieure est couchée en avant. Entre les canines, la largeur du palais est de 13 nmi. ; cette largeur se conserve la même jusqu’au niveau de Lavant dernière prémolaire, mais à partir de cette dent, il s’élargit en arrière jusqu’à atteindre une largueur de 36 mm. Les sept molaires inférieures ont 58 mm. de long. La distance de l’incisive externe inférieure au bord postérieur de la dernière molaire et de 72 mm. La branche horizontale de la mandibule a 17 mm. de hauteur en dessous de la première (p. *) prémolaire, 23 mm. en dessous de la dernière prémolaire, et 26 mm. en dessous de la dernière vraie molaire. La symphyse mandibulaire a 4 ctm. de long et l'impression symphysaire a 15 min. de largeur maximum.
àxatuericm, Atncgli. 1887. La mandibuleest très prolongée en avant, avec une symphyse très longue et dont le bord inférieur se-relève vers le haut. Le bord inférieur de la mandibule
se prolonge en arrière jusqu’à terminer Vlans le condyle articulaire, sans que cette ligne soit interrompue ni par une apophyse angulaire, ni par une échancrure. Le condyle est transversal et placé naturellement beaucoup plus bas que la série dentaire, avec sa surface articulaire qui regarde en arrière (verticale). Les incisives, au nombre de sont très petites, ïl y a des diastèmes assez larges entre les prémolaires, entre la canine et la première prémolaire, et parfois aussi entre la dernière prémolaire et la première vraie molaire. Le talon basal postérieur des vraies molaires inférieures renferme un creux qui disparait bientôt. La dernière molaire inférieure a le tubercule ou talon basal postérieur complètement atrophié. Dans les vraies molaires supérieures, le talon antérieur interne est mieux développé que dans le genre Ilaîhlianfnus. La surface articulaire distale de l'humérus porte une forte crête intertrocliléenne.
Anatherium dcfossus , \megh. 1887. Sytion. Ua!hliacy*nis de fossus Merc. 1891. Les deux dernières prémolaires inférieures sont de grandeur presque égale, et avec le talon postérieur atrophié. Les quatre vraies molaires supérieures occupent un espace de 29 mm. La mandibule inférieure a 13 ctm. de long. Les sept molaires inférieures occupent un espace de 6 ctm. La distance du bord antérieur de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière molaire et de 7o mm. Hauteur de la mandibule: en dessous de la première prémolaire (p. t) lo mm. ; en dessous de la dernière prémolaire 21 mm.; en dessous du la dernière vraie molaire 22 mm. L’extrémité distale île l'humérus a 28 mm. de diamètre transverse.
Anatherium (* ?)oxijrhynchus , n. sp. Se distingue par sa taille beaucoup plus considérable, la canine inférieure plus comprimée, et les prémolaires plus pressées les unes aux autres. L'espace entre la paire de canines inférieures est très réduit et les incisives étaient en partie atrophiées. La canine est fortement couchée en avant, la symphyse et très longue et termine presque en pointe. La première prémolaire est placée oblique-
ment ou presque transversalement; la deuxième (]>. 3 ) et la troisième (p. - 1 ) ont le tubercule postérieur atrophié. Le talon postérieur de la dernière molaire inférieure est bien développé. La distance do la partie antérieure de la mandibule au bord postérieur de la dernière molaire est de 97 mm. Les sept molaires inférieures occupent 7G mm. de long. La dernière molaire inférieure a 13 mm. de long. I impression symphysaire a 48 mm. de long et I5mm.de largeur maximum. La mandibule a 10 mm. de hauteur en dessous de Lavant-dernière prémolaire, et cet hauteur se conserve à peu près égale jusqu’il la dernière molaire. II et possible que plus tard ou soit obligé de placer cette espèce dans un genre distinct.
Lladosictis, Ainegh. 1887.—Synon. Prorirerra Amegli. (partim)IS9l; Hathliarynus Jlercerat. (partim) 1891. Le nombre des incisives est de quatre de chaque coté aussi bien en liant qu'en bas; une de celles d'en bas, placée en-dessous des autres, était très petite et tombait du bonne heure. Les incisives supérieures sont toutes très petites. La première prémolaire supérieure est placée immédiatement après la canine, sans diastè- 1110 entre les deux; il y a un diasteme entre la première et la deuxième prémolaire, et quelques Ibis un autre pins petit entre la troisième prémolaire et la première vraie molaire. Dans la mandibule toute la dentition est en série continue; il n’y a qu’un petit diasteme entre la canine et la première prémolaire. Le talon interne des vraies molaires supérieures et très étroit d’avant en arrière, mais très étendu transversalement et avec nu fort cuspide au bout. La dernière prémolaire supérieure est beaucoup plus forte et plus haute que la vraie molaire qui suit; elle est formée par un cuspide conique qui porte un petit talon basal en arrière; cette dent est fortemente inclinée en arrière sur la molaire, et ce qui est plus remarquable, e’est que lus vraies molaires ont aussi la même inclinaison en arrière. Toutes les prémolaires, supérieures et inférieures, portent un petit talon basal postérieur. Danslesvraies molaires inférieures le talon basal postérieur renferme un petit creux. Le talon pos-
Fi". 50 . Clarfosictis Trourssfirti Amegh. CrAno, vu d’en haut, un pou réduit. <L« restauration en blanc, des incisives, nV-t pas exacte ; des échantillons plus parfaits ont démontré que le nombre des incisives supérieures était de Huit, quatre de chaque côté).
tcrieur de la dernière molaire inférieure et aussi bien développé «pie dans les autres molaires. Les branches horizontales de la mandibule sont fortement arquées. Dans la moitié inférieure de l'humérus l'expansion externe en forme de lame (crête de supination) et très développée et termine en haut dans un fort crochet ; la surface articulaire distale n’a pas de crête intertroehléenne.
Cladosicds patayonica, Amegh. 1S87. — Synon. Haihlyacymt'i Litichyi Mcrcerat 1891. Dans cette espèce, la dernière molaire supérieure placée transversalement, est très comprimée d’avant eu arrière, mais aussi très eteudue dans la direction transversale. Les quatre* vraies molaires supérieures ont 20 mm. de long. La dernière molaire supérieure a 2 mm. 3 de diamètre antéro-postérieur <*t *3 a 6 mm. de diamètre transverse. La deuxième et troisième prémolaire inférieures sont d’égale hauteur. La première prémolaire inférieure est petite, un peu inclinée en avant et porte un petit tubercule basal en arrière. La distance du bord antérieur de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 40 mm. Les sept molaires inférieures ont 39 mm. de long. La canine inférieure, sur le bord alvéolaire, a 4 mm. 5 de diamètre antéropostérieur et 3 mm. o de diamètre transverse. La hauteur de la brandie mandibulaire augmente graduellement d’avant en arrière: cette hauteur est de 7 mm. en dessous du diastème qui sépare la canine de la première prémolaire, de 9 mm. en dessous de la deuxième prémolaire, d< 10 mm. en dessous de la première vraie molaire et 12 mm. eu dessous de la dernière vraie molaire.
Cladosicds Trouessarti , Amegh.— Synon. Pron'cerra Troues sard Amegh. Juin 1891 ; Cladosicds dissimilis Merc, Août 1891; Ifalldyaajnus cultrideus Merc. Août 1891. Cette espèce est de taille beaucoup plus forte que la précédente; la mandibule en dessous de la troisième molaire a 20 mm. de hauteur, tandis qu’à la même place celle de l’autre espèce n’a que 11 mm. J’ai déjà donné ailleurs les mesures
t. xni
principales du crâne. J’ajouterai seulement qu’il y a un petit diastème entre les deux dernières prémolaires supérieures, et (pie la dernière de ces dents est très haute et pointue. La dernière vraie molaire supérieure est proportionnellement plus petite que dans l’autre espèce. La distance du Lord antérieur de la canine supérieure au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 5b mm. Les quatre vraies molaires supérieures
Fig. si. Chulosiclift Troucssarti Amegii. Palais du crâne représenté >ur la ligure so, vu aux •] de grandeur, c, nlvéolc de la canine; p 2, alvéole de la première promolaire;/) 3,1a deuxieme prémolaire;/) i, nlveole de la derniere prémolaire; m l, m 2 , m 3 et m 4 , les quatre vraies molaires. (Nous possédons des exemplaires de eette espèce avec la denture absolument parfaite, mais nous tenons à figurer l'échantillon qu’à servi de type).
occupent 25 mm. de long. La dernière vraie molaire supérieure a 5 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse.
Cladosirtis Interali s\ u. sp. La taille est â peine un peu plus petite que celle, de l’espèce précédente. Elle se distingue surtout par la dernière vraie molaire supérieure qui est petite, peu développée transversalement et proportionnellement plus longue d’avant en arrière; cette dent a un peu plus de 5 mm. de diamètre antéro-postérieur et à peine 5 mm. de diametie
transverse; la couronne ne porte qu’un seul cône central, sans vestiges du tubercule interne que l'on voit sur la même dent des autres deux espèces du même genre. Les sept molaires supérieures occupent un espace de mm. de long. La distance, du bord des incisives au bord postérieur «le la dernière vraie molaire supérieure est de f>o mm. Le palais a 1 I mm. de largeur entre les canines, et 3 etiu. entre les dernières molaires.
Le crâne est deux fois plus long que large. Le nombre des incisives est toujours de 3 . Entre l’incisive supérieure externe et la canine il y a une fossete profonde pour loger la canine inférieure; dans les représentants des familles précédentes au lieu de cette fossette il y a une grande échancrure. Les vraies molaires supérieures ont le talon antéro-interne très développé ; le diamètre transverse de la partie antérieure de la troisième molaire supérieure est égal au diamètre longitudinal de la même dent. Les vraies molaires inférieures ont le talon postérieur divisé en deux tubercules, l’un interne et l’autre externe, connue en est aussi le cas chez les Didelphydés. L’astragale à la poulie articulaire pour le tibia profondément excavée et la tête articulaire pour le scaphoïde ronde et portée par un col assez long; avec ce type d’astragale s’articule un tibia dont la partie inférieure est presque carrée. L’Immérus a la crête de supination très développée et porte toujours une grande perforation sur le condyle interne.
Amphiproviverra, Amegh. 1891. —Synon. Protoprockerra \ 111 egh. 1891 (préoccupé).
Amphiprorirerra Manzaniana, Amegh. 1S91.—Synon. Pro toprocicerra Manzaniana, Amegh. 1891,
Amphiprorirerra ensidens, Amegh. —Synon. Protoprockerra ensidens , Amegh. 1891.
Amphiprorirerra obusla, Amegh. — Synon. Protop rot irerra
obusta \mcgli. 1891. Cette espèce est beaucoup plus petite que le J. Manzaniana. Le crâne mesure 114 mm. de longueur, et 5 ctm. de diamètre transverse maximum. La distance du bord antérieur des incisives internes supérieures au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 53 mm. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 38 mm. de longueur. Le palais a 7 mm. de largeur entre les canines, et 22 mm. entre
Fig. 52. Amphiprovîverra Mansonictnn Amegh. Partie antérieure du crâne vue par en-dessous et branche droite de la mandibule vue par le côté externe, .aux | de grandeur naturelle./) 2 ,/> 3 cl p î, les prémolaires; m i, m 2 , m 3 et m 4, les vraies moluircs.
les dernières molaires. La mandibule, au-dessous de la dernière molaire a 12 mm. de hauteur.
t mphiproi'irerra m imita, n. sp. Beaucoup plus petite que l'espèce précédente. La troisième vraie molaire supérieure n’a que 4 min. de diamètre transverse en avant et 4 mm. de diamètre longitudinal. La mandibule a GG mm. de long. La distance de la partie antérieure de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 43 mm. Les sept mo-
lairos inférieures occupent im espace de 37 mm. La mandibule, eu dessous delà troisième vraie molaire, a 9 mm. de hauteur.
Amphiproriccrra crassn t il. sp. La taille de eette espece est égale a celle de VA. 1 hmzatiiamt, mais elle est considérablement plus massive et a les dents beaucoup plus grosses. La canine supérieure, au niveau du boni alvéolaire, a 9 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 44 mm. Les diastèmes entre les prémolaires sont plus courts (pie dans les autres espèces. La deuxième prémolaire supérieure est très petite. La troisième vraie molaire supérieure a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse en avant. La dernière vraie molaire supérieure a 2mni.5 de diamètre antéro-postérieur et 7 mm de diamètre transversal. Le maxillaire au-dessus des prémolaires a 23 mm. de hauteur. La dernière prémolaire inférieure est très longue d'avant en arriéré, à peine un peu plus haute pue la molaire qui suit, et porte lin fort tubercule basal postérieur. Les diastèmes entre les prémolaires sont réduits. La distance du bord antérieur de la canine au bord postérieur de la dernière vraie molaire inférieure est de 57 mm. Les sept molaires inférieures occupent un espace de 48 mm. La mandibule a 13 mm. de hauteur en dessous de la deuxième prémolaire et IG mm. au-dessous de la dernière vraie molaire.
Agustylcs Amegli. 1887, — Syuon. Ilalhlyacymts ilcrc. 1891 (partim). Diffère de Ampkiprorirerra surtout par la dernière vraie molaire inférieure dont le lobe antérieur et plus long et plus tranchant, et le tubercule basal postérieur complètement rudimentaire. Les canines sont très minces et longues. Les deux dernières prémolaires inférieures sont très grandes, d'égale hauteur, et portent un fort tubercule postérieur.
Affustylus cynoides, Amegh. 1887.—Synon. IlathUacynus Ko - Uieri Mereerat 1891. La distance du bord antérieur de la canine
inférieure au bord postérieur de la dernière molaire est de G3 mm.
Afjustylus banlwiy Amegh.— Synon. Acyon bardns A megli. 1889 ; Ayushjlus primoerus, Mercerat, 1891.
Peratiiereutiies, Amegh. 1891. Les deux dernières vraies molaires inférieures ont le deuxième lobe petit, pointu, non tranchant et fortement tourné en dedans. Le tubercule postérieur de la dernière molaire inférieure est assez bien développé, mais non biparti. La mandibule est basse et grêle en avant, et beau-
Fig. 53. Agustylus cynoides Amegh. Portion de branche mamlibulmre gauche avec la denture, vue par le côté externe aux \ de grandeur naturelle, p 2,/j 3 et p 4, les prémolaires ; m i, m 2, m 3 et m 4, les vraies molaires.
coup plus liante en arrière. Les quatre incisives supérieures sont toutes bien développées. La dernière prémolaire supérieure n’est pas si grande que dans Ampliiproricerra et a le talon postérieur peu développé. Le palais porte deux vacuités palatines allongées d’avant en arrière et placées dans la partie antérieure des palatins.
Peratliereuthes punycns , Amegh. 1891.
Peratliereuthes obtusus, Amegh. 1891. La distance du bord antérieur delà canine inférieure au bord postérieur delà dernière molaire est de 49 mm. La mandibule, en dessous de la première vraie molaire, a 9 mm. de hauteur. La distance du bord antérieur de l’incisive interne (i. t ) inférieure an bord postérieur delà dernière molaire, estde 45 mm. Les 7 molaires supérieures occupent 38 mm. Il y a un petit diastème entre les deux premières prémolaires supérieures, et un autre encore
pl us petite, entre les deux dernières. Le palais est large de 10 mm. entre les canines, et de 23 mm. entre les dernières molaires.
Peralhen'uthrs amputons, Amegh. 1891.
Sipalocyon Amegh. 1 8S7 . — Synon. Thylacodiclis Mercerat 1891 (partim). Dans ce genre, la denture est en série continue; pourtant, parfois il y a un tout petit diastème entre les deux premières prémolaires inférieures. Les vraies molaires inférieures ont le lobule antérieur petit. Dans la dernière molaire inférieure, le lobule antérieur et rudimentaire ; le lobule postérieur est bien dévelopé et partagé en deux cuspide ; le lobule intermediaire est très grand, très liant et pointu. Les molaires
Fig. S4. Perntherenthes pungptut Amegii. lîranche gauche delà mandibule vue par le côté externe, aux jj de grandeur, p 2 ,/> \\ et /> 4, les prémolaires; ni 1 , tu 2, m a et rn 4, les vraies molaires.
et prémolaires intérieures forment une série en droite ligne, sans aucune déviation dans l’implantation des dents. Les branches horizontales de la mandibule ne sont pas arquées; leur bord inférieur est droit ou presque droit. Les vraies molaires supérieures ont le tubercule interne antérieur peu développé et avec leur diamètre transverse un peu plus petit que le diamètre longitudinal.
Sipalocyon gracilis, Amegh. 1887.—Synon. Thylacodiclis erilis Merc. 1891.
Sipalocyon pusillus , Amegh. Première quinzaine d’août 189!. — Synon. Jfalhlyacynus kobyi Merc., deuxième quinzaine d’août 1891.
Sipalocyon envias, n. sp. De taille beaucoup plus considérable (]ue S. yracilis et de tonnes très massives. Les incisives inférieures étaient complètement rudimentaires. La canine inférieure, sur le bord alvéolaire, a 5 mm. 6 de diamètre antéropostérieur et 4 mm. de diamètre transverse. Entre la première prémolaire et la canine il y a un diastème de 2 mm. La première prémolaire inférieure a 4 mm. 8 de diamètre antéropostérieur. La deuxième prémolaire a 6 mm. de diamètre longitudinal; cette dent porte un petit talon basal en avant et un autre un peu plus grand en arrière. Les deux premières
Fis. H5 * Sipftlocyon grâcilis Amegh. Partie antèrieureùe la branche «iroite de la mandibule inférieure vue par le côté externe, aux l de grandeur naturelle. » p 2,/> y et/j 4, le> prémolaires; m 1 et m 2 , les deux premières vraies molaires.
prémolaires inférieures sont séparées par un diastème de pr< s de 3 mm. Il va un grand oritiee dentaire en dessous du diastème qui sépare les deux premières prémolaires et mi autre plus petit en arrière de la deuxième racine de la deuxième prémolaire. La mandibule est liante <le 9 mm. en arrière de la canine, et de 12 mm. en dessous de la dernière prémolaire. L’épaisseur de la branche mandibulaire eu dessous de la première prémolaire, est de 7 mm.
Sipalocyon mi.rhts , n. sp. Cette espèce est de la même taille que la précédente, mais elle s'en distingue par la branche mandibulaire beaucoup plus mince, et qui diminue considérablement de hauteur vers le devant, dans la région des prémolaires. il n’y a que deux orifices dentaires, l’antérieur, placé au-dessous du diastème qui sépare les deux premières prémolaires, et le postérieur au-dessous de la deuxième racine de la
première vraie molaire. Les six premières molaires occupent •JG mm. de long. L'epaisseur de la brandie mamlihulaire audessous de la deuxième prémolaire, n’est que de 5 mm. Les incisives étaient rudimentaires. La mandibule a 9 mm. de hauteur (Mi arrière de la canine, (2 mm. au-dessous delà dernière prémolaire, et U mm. au-dessous de la troisième vraie molaire.
'tipalocfjonaltinunis, u. sp. A peu près de la même taille <jue les deux espèces précédentes. Cette espèce se distingue par la brandie mandibulaire complètement droite et très haute en avant, et par le nombre considérable (quatre ou plus) (Confiées dentaires. Les sept molaires inférieures ont 'Ci mm. de longueur. Le bord inférieur de la mandibule constitue une ligne presque droite.Hauteur de la mamlibuleren arrière de la canine, 11 mm.; en dessous de la dernière prémolaire 12 mm. o; en dessous de la deuxième vraie molaire 13 mm.; eu dessous de la dernière vraie molaire 15 mm.
Sipalocyon long m s, n.sp. De la même taille générale que l’espèce precedente. Elle se distingue par la branche mandibulaire, (pii est très basse dans la région des prémolaires, et très haute enarrière, avec le bord inférieur un peu convexe dans la région des molaires. Le nombre de trous dentaires et de quatre on même d’avantage, et sont tous placés sur une même ligne lioritale. Les sept molaires inférieures occupent 42 mm. de longueur. La mandibulea 9 mm. de]liauteurderrière delà canine, 10 mm. en dessous de la deuxième prémolaire; 11 mm. 5 au-dessous de la deuxième vraie molaire, et 13 mm. au-dessous de la dernière.
Acyomtlae
Les représentants de ce groupe se distinguent parle nombre de leurs prémolaires inférieures qui est de quatre sur chaque enté de la mandibule. Pour le moment on ne peut pas donner
d’autres caractères clistinetifscar les débris de ces animaux sont très rares.
Ictiobori s, Amegh. 1891. La petite dent antérieure à une seule racine (pie j’avais pris pour la deuxième prémolaire, est en réalité la première, et celle que j’avais pris pour la troisième, est la deuxième. La dent que je croyais être la première vraie molaire, est la dernière prémolaire. La mandibule avait donc quatre prémolaires et quatre vraies molaires. La deuxième prémolaire et très grande et séparée de la troisième par un diastème.
Ictioborus fenestratus, Amegh. 1891 .
Fi^. ?»6. Ictioborus fenestratus Amegh. Branche droite de la mandibule, vue par le côté externe, aux J de grandeur. pi,p 2, p 3 etp 4, les prémolaires; m I et m 2 , les deux premières vraies molaires.
lctwborus destructor , n. sp. La taille est au moins le double de celle de l’espèce précédente. La première prémolaire à une seule racine, est très petite. La deuxième prémolaire a deux racines et se trouve implantée transversalement; après cette dent il y a un petit diastème de 2 mm. Les deux autres prémolaires et les vraies molaires, sont en série continue. J.a dernière prémolaire est beaucoup plus forte que la première vraie molaire. La mandibule porte un grand trou dentaire en dessous de la partie antérieure de la troisième prémolaire, et trois autres trous plus petits, placés en arrière sur une même ligne horizontale avec le premier. La distance delà partie antérieure
de la première prémolaire à la partit 1 postérieure delà deuxième vraie molaire, est de io mm. Les deux dernières prémolaires et les deux premières vraies molaires occupent un espace de 30 mm. La mandibule a 10 mm. de hauteur en dessous du diastème qui sépare la deuxième de la troisième prémolaire, et l'O mm. en dessous de la deuxième vraie molaire.
Acyox, Amegh. 1887.
\njon tricnspidatns, Amegh. 1887.
KDENTATA
Anicanodonta
(UtAVIGKADA
Les gravigrades éocènes sont presque tous de très petite taille, et se distinguent de ceux qu’on trouve dans les formations plus modernes, par un ensemble de caractères très remarquables. Le crâne et de forme cylindrique pins on moins allongée, comme dans les gravigrades plus modernes. L’angle mandibulaire est très accentué et toujours plus ou moins inverti en dedans comme dans les marsupiaux. En outre, dans certains genres ( Pelecyodon , Metopotherium , ete.) les branches mandibulairessont formées par deux pièces distinctes, une antérieure et l’autre postérieure ; ces deux pièces sont unies par une suture qui part du bord alvéolaire, à peu près vers la moitié de la longueur de la série dentaire, et se dirige obliquement en arrière et en bas pour se terminer dans le bord inférieur à peu près au-dessous de la dernière dent. Cette suture, qui sans doute est un caractère hérité des reptiles, disparaît de bonne heure ; pourtant, dans quelques espèces, elle est persistante. Le nombre de vertèbres dorso-lombaires n’est jamais plus bas de 25.
Les corps de ces vertèbres portent eu haut, dans l'intérieur du canal rachidien, une vacuité carrée ou rectangulaire, assez grande, mais sans la crête ou pont osseux «pic l’on observe dans les vertèbres des Sparassodonta et des Plaginulacoïdcn. Souvent cette vacuité, s’ouvre sur la face ventrale des vertèbres par deux petites perforations, placées une sur chaque cote de la ligne médiane (l\
Les apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires sont basses. Le sacrum est constitué par cinq vertèbres et il est soudé aux os du bassin comme dans les gruvigrades plus moderne. La queue aussi était du même type de celle de ces derniers, mais il paraît qu’elle était formée par un plus grand nombre de vertèbres. Les vertèbres lombaires avaient à un degré plus on moins accentué, les apophyses articulaires supplémentaires qui distinguent les édentés américains. Dans l'omoplate, 1 acromion se prolonge jusqu'à toucher le caracoïde; ce dernier est relativement grand, et d’après les exemplaires qui me sont connus, il restait séparé de l’omoplate pur une suture persistante comme dans les monotrèmes. L’humérus est long, mince, cylindrique, et avec un forte crête deltoïde; l’extrémité distale est large, avec h* coud vie interne très développé et toujours perforé. Le cubitus elle radius sont toujours séparés; la partie olécranienne du cubitus est peu développé. Le fémur est presque toujours plus allongé et plus grêle que dans les gravigrades plus modernes; en outre, il porte toujours un troisième trochanter très bien développé. Le tibia et le péroné sont toujours séparés à ses deux extrémités. Dans les pieds, il n’y a jamais d’ossements soudés, ni dans le carpe, ni dans le tarse, ni dans h» métacarpiens et métatarsiens, ni dans les fahmges. Le nombre de doigts est de cinq à chaque pied, tous bien développés et
1) Dans les grands gravigrades de la formation painpéenne il existe une vacuité semblable dans les vertèbres de très jeunes individus.
pourvus d’ongles. Dans le pied antérieur, les deux rangées du carpe sont formées chacune par quatre os (le pisiforme compris), sans que ceux d'ime rangée alterne avec ceux de l'autre; c'est-à-dire qu’ils sont disposés en séries longitudinales, mais avec line disposition assez diHercule de celle des Condylarlhrn. l.e scaphoïde rouvre le trapèze et le trapezoidc ; le cuboïde couvre ronchonne, et le lunaire couvre le grand os, sans s’articuler ni avec le trapèze, ni avec l'oneil'ormc. Le grand os est très petit et ne s'articule eu has qu'avec la moitié interne de l'extrémité' proximale du troisième métacarpien. L'onciformc, porte le quatrième et cinquième métacarpiens et la moitié externe du troisième. Le trapezoidc ne s’articule distalement qu'avec le deuxième métacarpiens, et le trapèze qu'avec le premier et la partie interne du deuxième. Tous les doigts sont bien développés, mais les trois du milieu son plus forts que les autres; le troisième doigt est le plus grand et le plus fort de tous. Dans le pied postérieur le calcanéum est très élargi eu arrière, en forme de hache, sur le mémo type de celui du Megalony.r. L’astragale, tantôt il est pourvu d’une grande apophyse articulaire pour le tibia, de forme odontoïde ou en demi cône comme dans les gravigrades typiques plus modernes (1 [ylodon, Mégathérium, Lexlodon, etc.), tantôt, au contraire, il a la surface articulaire supérieure presque plate, complètement plate, ou même régulièrement convexe. Les phalanges onguéales peuvent être cylindriques et suhulées, ou aplaties; pourtant, le plus souvent, elles sont arquées, fortement comprimées, pointues etavee une rainure sur leur face supérieure; la base des phalanges porte toujours une gaine osseuse bien développée.
Sous l'apparence d'une grande uniformité, les gravigrades éocènes présentent une variation de formes vraiment inouïe. Leur étude est extrêmement difficile, et ce n’est qu’en ayant <b*s milliers de pièces, des centaines de crânes et de mandibules, et des séries recueillies avec le plus grand soin à fin d’éviter les mélanges, comme celles dont nous disposons, que
l’ont pont arriver à distinguer les espèces et les genres, et les groupés en sections naturelles. Le plus souvent, une modification à peine sensible dans la forme d'une dent, est suivie de modifications profondes dans la forme du crâne et du squelette.
Orl ot licM’idae
Aux caractères donnés précédemment comme servant à disinguer ce groupe, j’ajouterai, pour le moment, ceux (pie fournit l’astragale. Dans cet os, la surface articulaire supérieure pour le tibia est un peu excavée, surtout en avant : sur le coté interne, l’apophyse articulaire en demi-cùne des gravigrades typiques, est remplacée par une simple élévation allongée et très basse ; le bord externe de la surface articulaire externe est aussi un peu relevé et aigu ; entre le bord externe, l’interne et la facette naviculaire il y a une dépression profonde; la facette articulaire pour le naviculaire est grande, circulaire, un peu concave et regarde en avant.
IIapalops, Amegli. 1887. — Synon. Schismotheriinn Morcerat 1801; Slenocephahts Merc. 1891 ; Eurysodon Merc. 1891 (partim). Les intermaxillaires sont petits et soudés, ne formant qu’un seul os très pointu en avant, et divisé en arrière en trois branches, une médiane et deux latérales; la branche médiane pénètre entreles maxillaires, et les branches latérales s’unissent an moyen d’une suture, au maxillaire correspondant, juste en avant de la dent caniniforme.jLes cotés verticaux des maxillaires, forment en avant de la caniniformc, une petite prolongation qui termine dans un lame perpendiculaire dentée, destinée à recevoir la branche externe de l’intermaxillaire.
IIapalops rectangularis \megh. 1887. — Synon. Schismo therium rertanyularis More., 1891 ; Stenocephahi* roynatus >1 créerai, 1891.
IIapalops indijlerensy Vmegh. 1887. — Synon. Schismotlierhim
fractum More. 1891 ; Slenocephtiltts anstiaMs More. 1891 ; Ifnpalops tjramiaerwi Merccrat 1891.
llapalnpx elontjalw s\ Amegli. 18S7. — Synon. Schismotheriam inlermirtum More. 1891.
Hapalops ellipficus, \megh. 1887.
Hapalops robustas r, \rnegli. 1891. La taille est un poupins petite <(ne relit 1 de IL indi/ferenu (c’est par erreur pue dans la description que j’en ai donné, ligure comme étant au contraire un peu plus grande), La symphyse mandibulaire de cette espèce est mine»* et très prolongée; la partie qui s'étend en avant de la première dent est longue de 3o mm. Le crâne, du bord antérieur des maxillaires auhord postérieur des condyîes occipitaux, mesure 17 ctm. Les maxillaires s’étendent en avant de la première dent, d'avantage pue dans les autres espèces (I ‘2 mm. sur le palais).
Hapalops bren'palatus , Amegli. Première quinzaine d’août, 1891. — Synon. Stenocephalus hybridus , Merc. Deuxième quinzaine d’août, 1891.
Hapalops angustipalatas, Amegh. 1891.
Hapalops diversidens , Amegh. 1891.
Hapalops macroynnlhiiSj noinen novo, en substitution de IL crassirjnathus Amegh. 1891, qui est de composition hybride.
Hapalops yratilidens , Amegh. 1891.
Jlapalops adteyer, Amegli. 1891.—Synon. Eueholœops adteyer Amegli. 1887 ; Earysodon adleyer Merc. IS91.
Hapalops lougipalatus , Amegh. Première quinzaine d’août 1891.—Synon. Slenoeephalns hybridus Merc. Deuxième quinzaine d’août 1891.
Hapalops sub-quadratus, Amegli. 1891 Le crâne entier, de la pointe antérieure des intermaxillaires au bord postérieur des condyîes occipitaux, mesure 13 ctm. de longueur. La dernière molaire supérieure et très comprimée d’avant en arrière, mais presque aussi large que l'avant-dernière; la couronne a i mm. de diamètre antéro-postérieur et G mm. de diamètre transverse .
Hapalops testuühiatus, Àmegli. 1891.
llapalnps depressipalatus, Amegli. 1891.— Synon. Schismo theriam patagonicum, AJerc. 1891.
Hapahps minutus, Vmegh. 1891.
Hapalops brachijcephalus , n. sp. L)e la taille du IL rcctanguhtris mais de formes beaucoup plus robustes. Le crâne est proportionnellement très court et très large. Ce qui distingue nettement cette espèce de toutes les autres du même genre, c’est la première dent supérieure «pii est très allongée, d’avant en arrière, très comprimée latéralement, avec la surface de mastication un peu usée sur le côté latéral interne et non en arrière comme en est le cas dans les autres espèces. La partie interdentaire du palais, est plate ou presque plate. La partie supérieure du crâne a la région pariétale moins convexe que dans le IL rectangularis et porte une eréte sagitale bien développée. Diamètre de la première molaire supérieure: antéro-postérieur. 7 mm.; transverse, i mm. La barre qui sépare cette dent de la deuxième a 17 mm. de longueur. Distance du bord antérieur de la première dent au bord postérieur de la dernière, 52 mm. Largeur de la région interdentaire du palais: ontre’la première dent de chaque côté, 28 mm. ; entre la deuxième dent de chaque côté, 15 mm. ; entre la dernière dent de < Inique côté, I \ mm. Longueur du crâne, du bord antérieur des maxillaires au bord postérieur des condyles occipitaux, 132 mm.
Ilapalops crassidens, Amegli. 1891.
Dauh apalops, Àmegli. 1891.
Parhapalops rcctamjularis , Amegli. 1891.
Parhapalops pygmaeus , n. sp. La taille est au moins d’une moitié plus petite que celle de l'espèce précédente. La dernière molaire inférieure a le côté interne arrondi, tandis que l’externe est large, aplatie et avec une dépression perpendiculaire au milieu. L'avant-dernière molaire a \ mm. de diamètre antéro-postérieur et G mm. de diamètre transverse; la dernière molaire est a peu près d’égale grandeur. Les deux der-
nières molaires inférieures occupent un espace de 9 mm. Hauteur de ht mandibule en dessous de l'avant dernière dent, I \ mm.
\MMtoRiiY.Nciiis, n. gen. Mandibule courte, haute et large, avec la symphyse profondément excavée et qui termine dans un espèce» de bec large, plat et arrondi. La première dent inférieure est petite, cylindrique, presque verticale et usée horizontalement; entre cette dent et la molaire qui la suit, il y a une barre assez longue. La deuxième et troisième dent sont très comprimées d’avant en arrière, élargies transversalement, et avec leurs faces perpendiculaires interne et externe, étroites et arrondies. La dernière molaire inférieure est fortement elliptique efphicée avec son grand axe obliquement ou presque longitudinalement. Sur le coté externe de chaque branche mandibulaire, il y a un creux très grand et profond, immédiatement en dessous du bord alvéolaire et placé en avant de la deuxième deut.
Amarorhynchus latus, n. sp. L’est la seule espèce qui me soit connu de ce genre. Le bord supérieur de la partie sympbysaire reste au meme niveau du bord alvéolaire. La symphyse, sur sa ligne médiane inférieure a o2 mm. de longueur. La première dent inférieure a 6 mm. de diamètre, la deuxième a 7 min. de diamètre antéro-postérieur et 13 mm. de diamètre transverse. La troisième dent et seulement un tout petit peu moins large. La quatrième dent a 12 min. de diamètre antéropostérieur et 8 mm. de diamètre transverse. La barre entre les deux premières dents est longue de 10 mm. La partie de la symphyse qui s’étend en avant de la première dent, mesure 30 mm. de longueur. Distance du bord antérieur de la symphyse au bord postérieur de la dernière molaire, 86 mm. Largeur de la symphyse au niveau de la première paire de dents, 37 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la première dent, 3o mm.
T. Mit
Mcgnlonydiitlac
Dans les représentants de re groupe, l’astragale présente le corps large en avant, étroit en arrière, et très aplati ; la surface articulaire supérieure pour le tibia, tantôt est un peu excavée au centre, tantôt complètement plate ou meme un peu convexe; les deux bords, interne et externe sont a peu près égaux mais le dernier est un peu plus liant. Sur le coté interne non seulement il n’v a pas la grande apophyse articulaire odontoïde des gravigrades plus modernes, mais il n’y a même pas de vestiges de la petite protubérance allongée qui distingue les Ortotherîdae. La facette articulaire pour le navieulaire est concave et allongée transversalement. '
Pseudhapalops, Amegli. 1891. La découverte du crâne de ces animaux, qu’auparavant ne m’étaient connus que par des débris de mandibule, prouve que quelques espèces que j’avais placées dans Ifapalops , sont de Psmdhapalops . Les maxillaires sont un peu plus prolongés en avant que dans Ifapalops , tandis que la symphyse mandibulaire est au contraire un peu pins courte. La première dent supérieure de chaque coté est très petite et placée sur la même ligue longitudinale de la série dentaire. L’élargissement du palais en avant, et très peu accentué. Les os nasaux sont petits et étroits.
Pseudhapalops observatinnis 9 Ainegli. 1891. La première dent inférieure est petite, elliptique et coupée eu biseau qui regarde en avant, avec la couronne pyramidale. La dent correspondante de la mâchoire supérieure, également très petite, a la meme forme que l'inférieure, mais invertie. La dernière molaire supérieure et très petite, presque atrophiée. Le crâne est bombé dans la région des pariétaux, et déprimé eu avant. La barre qui sépare les deux premières dénis inférieures a C> mm. de longueur. La partie de la symphyse qui s’étend en avant de la première dent est longue de i'l mm. Les quatre molaires
inférieures occupent un espace de 3i mm., et les 3 supérieures de mm. La dernière molaire supérieure u’aque 3 mm. o
Psf U'flta[>alopRutimeycn , Amegh. Crâne vu d'en ba>, un peu réduit.
de diamètre antéro-postérieur et 5 mm. 3 fie diamètre transverse. La barre qui sépare les deux premières den-ts supérieu-
res mesure 11 mm. de longueur. Largeur de la région interdentaire du palais: entre la première paire de dents, 21 mm.; entre la deuxième, li mm. ; entre la dernière, limai. Longueur du crâne du bord antérieur des maxillaires au bord postérieur des condyles occipitaux, 13 ctm.
Pseudhapalops forticulns, Àmegh. 1891. La première dent inférieure est plus inclinée en avant et en dehors que dans l’autre espèce, d’un aspecte plus eaninifonne, et avec la partie coupée en biseau qui regarde en avant et en dehors. La barre est longue de 8 mm. et a le bord large et plat. Les quatre dents inférieures occupent un espace de 4 ctm.
Pseudhapalops lonyitudinnlis, Vmegh. 1891 .
Pseudhapalops fiuthneyen , Amegh. — Synon. Jlapalops fiuti meyeri Amegh. 189*. Dans cette espèce, la mandibule porte la branche externe du canal alvéolaire sur le coté externe de la ranche ascendante de la mandibule, ce quim'ohlige à la placer dans le genre Pseudhapalops. D’ailleurs, les caractères du crâne correspondent assez bien à ceux de ce dernier genre. Les rois dernières molaires inférieures ont 20 mm. de longueur. Hauteur de la mandibule au-dessous de l'avant dernière molaire, 18 mm.
Pseudhapalops altiramis, n. $p. De plus forte taille que les espèces précédentes; elle se distingue facilement par la forme de la mandibule et de la première dent inférieure. La brandie mandibulaire est courte, très épaisse, haute, avec le bord inférieur fortement descendant et arqué dans la région dentaire ; la table interne de la branche mandibulaire est plate et l’externe très convexe. La première dent inférieure est allongée d’avant en arrière, plate sur le coté interne, convexe sur l’externe et inclinée en avant et en dehors: cette dent a S mm. de diamètre antéro-postérieur et onim. 5 de diamètre transverse. La barre est très courte et de bord très large; (die n’a que G mm. de longueur, tandis que le bord est large de G mm. Distance du bord antérieur de la première dent au bord postérieur de la dernière, 37 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de
l'avant dernière molaire, ^7 mm. Epaisseur maximum do la branche maudibulaire, lit mm.
Pseudhapalops grandis , n. sp. Se distingue facilement par sa taille <|ili est a peu près d'une moitié plus considérable que celle de l’espèce precedente. La branche horizontale de la mandibule est proportionellement pins basse, pas si épaisse, de bord intérieur moins arqué, et avec la table externe moins convexe dans la région dentaire. La première dent inférieure est elliptique, petite, et inclinée en avant ; eette dent a G mm. de diamètre antéro-postérieur et prés de 5 mm. de diamètre transverse. La barre est longue de 10 mm. Distance du bord antérieur de la première dent au bord postérieur de la dernière, io mm. Longueur de la partie de la symphyse en avant de la première dent 32 mm. Longueur de la mandibule du bord antérieur de la symphyse au bord postérieur du condvlo articulaire, 12 clm. Hauteur de h mandibule en dessous de la deuxième dent, 33 mm.
Ampiiiiiapalops, Amcgh. 1891.
Amphihapalops congcrmanus, Ainegli. 1891.
Amphihapahps gallaicits, Amegh. 1891.
Amphihapalops radens, Amegh. 1891.
Eit.eronops, Amegh. 1891.—Synon. Geronops, Amegh. 1891 (préoccupé).
Eugeronops circulant, Amegh. —Synon. Geronops circulons, Amegh. 1891.
Hvperlepti s, Amegh. Juin 1891.— Synon. Tapinotherium , Merc. Août 1891. Un caractère de ce genre qui le sépare nettement de Eucholoeops et de Hapalops , c’est la forme de la symphyse maudibulaire avec.la pointe bifurquée par une entaille perpendiculaire sur la ligne médiane, étant en outre très large, déprimée, et relativement peu excavée sur le coté interne ; dans la partie antérieure de la symphyse, sur la ligne médiane delà face inférieure il va une gouttière étroite et profonde, qui souvent se prolonge en avant jusqu a terminer dans l’entaille verticale de la partie antérieure. La suture qui uni
les nasaux avec les frontaux est toujours droite et transversale. Le* dents caniniformes inférieures sont toujours elliptiques. lïyperleptus Garzonianus, Amegh. 1X91.
lïyperleptus sert us, Amegh. Juin 1891.—Svnon. Tapinothcrium Aguirrei, More. Août 1891.
lïyperleptus schissognathus, A megh. — Svnon. Eueholœops fissognathus . \megh. 1891. Le nom spécifique de fissngnathu* étant hybride, je le substitue par celui de schissognathus.
lïyperleptus litoralis, Amegh. — Svnon. Eueholœops Utorali a, A megh. 1891
Eucholoeops, Amegh, 1«SS7. — Svnon. Eurysodon , Alerc. 1891 (partim). Àuxcaractères distinctifs que j’ai donné pour ce genre, j’ajouterai encore comme étant importants, les suivants. Sur les cotés latéraux du crâne, les maxillaires terminent immédiatement en avant de la première dent (la caniniforme) formant comme une espèce de colonne large et ronde (convexe) et non une lame mince comme est le cas dans le genre Hapalops. Le crâne est proportionnellement plus court que dans tous les autres genres du même groupe. La crête occipitale est bien développée et dirigée surtout en arrière. La région symphysaire en avant de la première dent, est courte, étroite et pointue. L’angle mandibulaire est très grand, il descend beaucoup vers le bas, se prolonge en arrière et termine en une pointe recourbée vers le haut formant comme un crochet.
Eucholoeops iuyeus, Amegh. 1887.
Eucholoeops infernalis. Amegh. 1887. —Svnon. Eurysodon infernalis , Mercevat 1891. Dans cette espèce, les nasaux pénétrent en arrière entre les frontaux et forment entre ceux-ci tantôt une pointe triangulaire, tantôt un prolongement arrondi.
Eucholoeops latirostris , Amegh. 1891. Les nasaux s’unissent avec les frontaux par une suture transversale en ligne presque droite.
Eucholoeops extern us, Amegh. Première quinzaine d’août 1891. — Svnon. Eucholoeops Lafonei , Mrro. deuxieme quinzaine d’août 1891.
Fig. 58. Iî’jpprleptus Garconianus, Amegh. Crûnc, vu «l'en bas, un peu réduit.
Eucholoeops fronto , \megh. Première quinzaine d’aoiït 1891. — Synon. Euclwlwops latifrons , Merc. deuxième quinzaine d’aoiït 1891.
Eucholoeops curtus , n. sp. Cette espèce, la plus petite du genre, est vraiment remarquable par Penorme raccourcissement du crâne et scs formes excessivement robustes. Le crâne
Fig. M). Ilyperleptus soctus. Amegh. Palais avec la denture, un peu réduit.
entier, de la partie antérieure des maxillaires à la partie postérieure des combles occipitaux, mesure 117 mm. de long, et a un diamètre transverse maximum de plus de 9 etm. Les nasaux sont larges, déprimés et pénétrent dans les frontaux en décrivant un demi-cercle. La crête sagitale est mince, hante, et s’étend sur presque la moitié de la longueur du crâne. La crête occipitale est également très développée. La dentcaniniforme supérieure a 9 mm. de diamètre longitudinal et 8 mm.
de diamètre transverse. La barre a 16 mm. de longueur. Les quatre dents molarifonnes supérieures mesurent 27 mm.de longueur. Largeur de la région interdentaire du palais: entre les eaninitbrmes 24 mm. ; entre les premières molarifonnes, 16 mm.: entre les dernières molarifonnes, 12 mm. Distance du bord antérieur de la eauinilbrme au bord postérieur delà dernière molaire, 62 mm. Les nasaux, sur la limite médiane, ont 12 mm. de longueur. La tusse latérale qui m‘ trouve de chaque enté du crâne, immédiatement en avant du lacrymal, est d’une profondeur énorme.
Xyophorus, Amegli. 1887. — Synon. Eunjsodon , More. 1891 (partim\ \u\ caractères qui permettent de distinguercegenre, j’njouteraijque la partie palatine des maxillaires se prolonge un peu en avant de la eaniniforme : la partie des mêmes os qui constitue les cotés latéraux du crâne se prolonge eu avant des eaninilbrmes encore d’avantage, et s’unit avec les branches externes des interiuaxillaires. Sur les cotés du crâne, entre le bord antérieur des maxillaires et le bourrelet formé par l’alvéole de la dent eaniniforme, il y a une dépression bien accentuée.
Xyophorus su lait un, Amegli. Première quinzaine d'août 1891. — Synon. Eunjsodon Boulet Mere. deuxième quinzaine, d’août
Xyophorus rostratus , Amegli. 1887. — Synon. Eunjsodon nasutus, Mere. 1891. Dans cette espèce, les molaires supérieures sont petites et séparées par des diastèmes plus larges que d’habitude. La première dent supérieure ou eaniniforme a
1 mm. de diamètre antéro-postérieur. La barre entre cette dent et la molaire qui la suit, mesure 9 mm. de long. Les diastèmes qui séparent les molaires supérieures sont larges «le
2 mm. La première molaritorme supérieure a 4 mm. de diamètre antéro-postérieur et o mm. 5 de diamètre transverse. Distance du bord antérieur de la eaniniforme au bord postérieur de la dernière molaire, \ ctm.
Xyophorus simus, Amegli. 1887.
Xyophorus ntlanticus , Amegli. Première quinzaine d’août 1891.— Syuon. Eurijsodon rostratus. Merc. deuxième quinzaine d’août 1891.
Xyophorus andinas , Amegli. 1891.
Xyophorus crassissimus, n. sp, La taille est d’une moitié plus considérable que celle du Y. andinas; en outre, elle se distingue facilement par la mandibule qui est très courte, liante, épaisse et d’une largeur extraordinaire. La partie sympliysaire, en avant de la première dent, est très courte, étroite et pointue. La dent eau in i forme est elliptique, petite et coupée un peu obliquement. La barre qui sépare la caniniforme de la première molariforme présente un bord alvéolaire excessîvemente large. La caniniforme a S mm. de diamètre antéropostérieur et 6 mm. de diamètre transverse. La première molariforme a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur et 1*2 mm. de diamètre transverse. La troisième molaire est un peu plus elliptique et dirigée obliquement en arrière. Les trois dents molarifurmcs occupent un espace de 31 min. La barre a 9 min. de long, et son bord alvéolaire a 9 mm. de largeur. Distance du bord antérieur de la caniniforme an bord postérieur de la dernière molaire, 48 min. Hauteur de la mandibule en dessus de la dernière molaire, 36 min. Largeur de la mandibule mesurée sur les cotés externes des branches mandibulaires à coté de la dernière molaire, G3 mm.
Mecoriuxus, n. gen. Ce genre est un bel exemple de la difficulté qu’il y a pour distinguer les genres des gravigrades parla denture seulement ou avec l’aide de pièces incomplètes. La disposition de la denture et la forme générale du crâne est la même que dans le genre Hnpnlops , tandis que les rapports des os sont absolutement différents. Dans tous les genres que nous avons déjà mentionnés, les deux nasaux sont séparés sur la ligue médiane par une suture persistante; res os sont courts et terminent au niveau des lacrymaux par une suture transversale qui les unis aux frontaux; parfois ils envoient un petit prolongement triangulaire ou en courbe entre les fron-
taux, mais ce prolongement est toujours petit. Dans le genre Meccrhinus il y a une disposition complètement «lillereute. Les nasaux sont deux fois plus longs «pie d’habitude; ils se prolongent jusqu'au delà des orbites en s’interposent entres les frontaux qui sont ainsi refoulés sur les cotés du crâne, dans presque toute* leur longueur. Les deux nasaux sont complètement soudés, sans vestiges de suture, ne formant par conséquent qu’un seul os qui porte une gouttière large et profonde sur la ligne médiane supérieure; c'est os nasal unique est supporté par une forte cloison osseuse des narines, qui s’étend jusque dans la partie antérieure du crâne.
Mevorlhnus primus y n, sp. La taille est comparable à celle d’une grande espèce du genre Ilapnlops . La cauinifnrme supérieure et séparée de la première molariforme par une barre longue de li mm. Les quatre inolarifornies supérieures ont 33 mm. de longueur. La distance du bord antérieur de la eaniniforme au bord postérieur de la dernière molaire est de G ctm. Largeur de là région interdentaire du palais: entre les eaniniformes, 26 mm.; entre les premières molariformes, 16 mm. ; entre les dernières molariformes, 16 mm. L’os nasal entier, devait avoir près de8etm.de long; en avant il est large de 2i mm., mais ii se rétrécie graduellement vers l’arrière.
Metopotiieiuxi. J’avais proposé de séparer les animaux de ce groupe dans un famille distincte, en raison surtout de leurs branches mandibulaires formées par deux pièces osseuses distinctes, mais après, cette particularité a été observée aussi à un degré plus ou moins accentué, dans quelques espèces de Ortotheridae et de Merjalonychidae. Je les considère donc, comme une sous-famille de Megalonychidae ; [ee groupe se distingue parles quatre dents inférieures qui sont toujours en série continue dans chacune des branches mandibulaires. Les os nasaux sont généralement petits, courts, et parfois soudés aux frontaux.
Metopotheriiwi, Amcgh., 1891.
Metopotherium splendens, Amegh., 1891.
Pelecyodox, Amegh., 1891.
Pelecifodon cristatus, Amegh., 1891.
Peleajodon robustus , Amegh., 1891.
Fig. 60. Polecrjoiton erîstacus. Amegh. Crâne avec la denture, vu d'en haut et d’en bas, aux \ de grandeur naturelle.
Peleajodon arcuatus , Amegh., 1891.
Felenjodon petraeus , Amegh., 1891.
Peleajodon ma.rimus, Vmegh., 1891.
Zamiguus, Amegh., 1889,
Zamicrus admirabtlis , \megh., 1889.
Seins mon i er î u m, Amegh., 1887. — Svnon. Hapalops. More.,
1801 (partim) ; Tvcmaterium, Mure., IS9I ; Planupx , Merc., 1891. La prcMiiière dent supérieure est elliptique, fortement comprimée latéralement, avec la lare interne plate, l’externe un peu convexe, et la couronne usée en biseau qui regarde en arrière ; entre cette dent et la deuxième il y a un petit diastème; toutes les antres dents sont en série continue. La deuxième dent supérieure est sous-cylindrique, et un peu plus étroite en avant qu’en arrière. A la mandibule inférieure, la première dent est presque aussi grosse que la deuxième mais de contour triangulaire, avec les trois cotés presque de même largeur et les coins perpendiculaires arrondis ; les deux dents intermédiaires sont rectangulaires et la dernière cylindrique. La partie sympliysaire eu avant de la première dent, est courte et ronde. La partie palatine des maxillaires ne se prolonge pas en avant de la première dent. Les os nasaux sont très courts mais larges. La région nasale supérieure est déprimée. Le palais entre les quatre dernières molaires de chaque coté, est fortement convexe.
Srhismothcrium fraction , Ainegli., 1887. La première dent inférieure porte une dépression perpendiculaire sur la face externe et une autre sur l'interne: cette dent mesure 8 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse maximum. La deuxième dent a un peu plus de 6 mm. de diamètre antéro-postérieur et 10 mm. de diamètre transverse. Les quatre molaires inférieures occupent un espace de 3(3 mm. La mandibule, en dessous de la troisième dent a 27 min. de hauteur. La partie symphysaire en avant de la première dent, est longue de 17 mm. Les cinq molaires supérieures occupent un espace de H mm. Largeur de la partie interdentaire du palais : entre la première paire de dents, 20 mm. ; entre la deuxième paire de dents, ii mm. ; entre la dernière paire de dents, 10 mm. Le crâne entier, du bord antérieur des maxillaires au bord postérieur des condyles occipitaux, a 12 ctru. de longueur,
Uraxokyrtus, n. gen., Toutes les dents eu série continue et
très pressées les unes aux autres, la première non exeeptuée.
La première fient supérieure est elliptique, la deuxième cylindrique et les trois suivantes oblongues, avec leurs coins arrondis et leur grand axe en direction transversale de la série dentaire. La troisième dent supérieure est presque deux lois aussi grosse que les autres. La région nasale est convexe.
Fig. fil. PeU-cyotlon cristatus, Amegh. Mandibule, vue d’en bas et de côté, a.ix J de grandeur naturelle ; la suture qui unit les deux pièces de chaque branche mandihuîaire est bien accentuée.
Les nasaux sont petits, bombés, presque soudés entre eux et complètement soudés aux frontaux, sans vestiges de sutures. La crête sagitale est peu accentuée. Le palais est triangulaire, très étroit en arrière, large, en avant et très convexe dans sa région iuterdentaire postérieure.
L'ranokijrtus bnmbifrons, n.sp. La région frontale, comprise entre les ligues courbes temporales, est régulièrement convexe Los cinq molaires supérieures ont dS min. de longueur. La première dent supérieure a 7 min. de diamètre antéro-posté-
rieur et \ mm. de diamètre transverse. La deuxième dent a «s mm. dediamètre antéro-postérieur et8 mm. de diamètre transverse. La troisième dent a 7 mm. de diamètre 'antéro-postérieur et 12 mm. de diamètre transverse. La quatrième est plus petite et la einquième encore plus petite que ruvunt-deniière. Largeur de la région intenlentairc du palais : (Mitre la première paire de dents, 18 mm. ; entre la deuxième paire de dents, 13 mm.; entre la troisième paire, S mm. : entre la dernière paire de dents, 7 mm.
Aiuastkm es, n. gon., La première dent inférieure est très petite, elliptique, vertieu'e, et placée (‘Outre la partie antérieure de la deuxième. La deuxième et la troisième dents inférieures sont oldongues, très comprimées d'avant on arrière et avec les entés interne et externe, arrondis. Dernière molaire inférieure cylindrique. Mandilmlc très robuste.
.Xdioxtemus rantpressidrns, n. sp., La première dent inférieure a 5 mm. de diamètre antéro-postérieur et 3 mm. 5 de diamètre trausverse ; elle est un peu aplatie sur le coté interne et convexe sur l’externe. La deuxième dent inférieure a 6 mm. de diamètre antéro-postérieur et I I mm. de diamètre transverse. La troisième est d’égale grandeur que la deuxième. Les quatre dents inférieures occupent un espace de 33 mm. Hauteur de la mandibule en dessous delà troisième dent, 24 mm.
PrcpollicricKac
Les dents sont du meme type que celles des Megalony chidac. La partie palatine des maxillaires se prolonge beaucoup en avant de la première dent, et portait en outre des intcnnaxilluires très longs comme dans le genre Scelidolherium. Le fémur est presque rectangulaire, très large, très court, et plat; il ressemble au meme os des Scelidnthrridae mais il possède un troisième trochanter tr^s développé. L’astragale porte une apophyse artireulaire supérieure interne pour le tibia de forme
odontoïde ou à demi conique comme dans les gravigrades plus modernes; bipartie articulaire externe est également aplatie; la facette articulaire pour le scaphoï le est circulaire et creusée en l'orme de coupe. Dans le calcanéum les (leux surfaces articulaires pour l’astragale sont séparées par un sillon profond ; la surface articulaire interne est petite, un peu concave et dirigée* en haut; la facette pour le cuboïde est verticale,
Prepotheruwi \megh., 1891. Dans ce genre, la première
Fig. U 2 .' Prepotherium Fil/ioli, Amegh. Palais, incomplet en axant, vu de grandeur naturelle.
dent d’en haut et d’en bas. est petite, elliptique ou cylindrique, usée presque horizontalement, mais séparée de la deuxième par une barre assez large. La mandibule en dessous delarégion dentaire a le bord inférieur qui descend et forme une forte courbe avec la convexité en bas, mais à un degré moins accentué que dans le Mégathérium.
Prepotherium FilhoJi , Amegh., 1891.
Prepotherium Moyam\ u. sp. (I). Cette espèce avait une
1 En honneur de M. Carlos M. .Moyano, ancien gouverneur du territoire de Santa-Cm/.et un des plus distingués explorateurs de la Patagonie.
taille à peine un peu intérieure a celle du /*. FilhoFi , mais elle s’en distingue facilement par les molaires qui sont beaucoup plus épaisses d’avant en arrière et moins étendue, dans la direction transversale. En outre, la deuxième tient niolariforme supérieure est beaucoup plus grande que la première, tandis que dans l’autre espèce ces deux dents sont à peu près de meme grandeur* La dernière molaire supérieure, est fortement déprimée tout le long du centre de sa face postérieure. La dernière molaire inférieure est presque cylindrique. La dent eamuiforme supérieure a 9 mm. «le diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse. La barre a S mm. de longueur. La première dent molarilbrme a S mm. ode diamètre antéro-postérieur et 1 I mm. 5 de diamètre transverse. La deuxième dent niolariforme a 9 mm. 5 de diamètre antéropo>térieur et I \ mm. de diamètre transverse. La troisième et quatrième nmlariformes sont plus petites. Les quatre molari- Ibrmes supérieures occupent un espace de mm. Distance du bord antérieur de la raniniforme au bord postérieur de la dernière molaire, b etm, La eaniniforme inférieure a G mm. de diamètre, et la barre qui la sépare delà dent qui la suit est longue de G mm. Distance du bord antérieur de la caninil’orme au bord postérieur de la dernière molaire, 5 etm. Hauteur de la mandibule en dessous de Lavant-dernière molaire, M mm.
Prepotherium potens, Amegh. 1891. C’est le plus grand édenté connu de la formation santa-ernzienne ; sa taille égalait celle d’une petite espèce de SceUdotherium . La eaniniforme supérieure a 9 min. de diamètre. La barre est longue de 11 mm. La région interdentaire du palais entre les caniniformes est large de 23 mm. La eaniniforme inférieure a 7 mm.de diamètre et la barre qui la suit est longue de 8 mm. La première niolariforme supérieure a 10 mm. de diamètre antéro-postérieur et 15 mm. de diamètre transverse. La dernière molaire inférieure a 1 2 min. de diamètre antéro-postérieur et 15 mm. de diamètre transverse. Distance du bord antérieur de la cani-
T. XIII
nifornie inférieure au bord postérieur de la dernière molaire, 7 ctm. Hauteur de la mandibule en dessous de l'avant-dernière molaire, 55 mm. Le Fémur est large de 9 etm. vers le milieu et de 10 mm. 5 il son extrémité distale.
Planops, Amegh. 1887. — Synon. Schismotherium , Mere.,
Fig. m. Planops longirostratus, Amegli. Palais avec la denture, vu aux * de grandeur naturelle.
Planops long irostra tus, Vmcgh. 1887. — Synon. Schismotherium intermi.rtum, Mere., 1891.
Planops obesits, Amegh. 1891. — Synon. Eucholœops in/crnalis, Amegh. 1889 (partim).
Planops eglindricus, Amegh. — Hapalops cijlindricus , Amegh.
Para planops, Amegh. 1891. Un caractère qui permet la distinction immédiate de ce genre est fourni par le palais qui est fortement concave, tandis que dans tous les autres genres de
gravigrades connus de la mémo époque» le palais est toujours plat ou convexe.
Paraplatiops ohlomjus , Amogli. 1801.
A.vai.cimorimics» Amogli. 1891. Le genre se <listingue de Prepatherium , par la deuxième dent supérieure «fui est petite et cylindrique» tandis que dans ce dernier genre la mèrne dent est ohlongue rectangulaire. La dernière molaire supérieure a la face postérieure plate ou convexe.
Aualcimorphus inverxus, Amogli. 1891.
Analciuwrphus <jitjanteus t ». sp. La taille de cette espèce s'approchait de celle du Prcpotheriinn l'ilholi. La partie inférieure de la mandibule en dessous de la région dentaire descend vers le bas en courbe convexe ; dans le A . incersus la même région do la mandibule est au contraire presque droite. La deuxième dent supérieure de contour elliptique est séparée de la troisième parmi diastème plus long que d’habitude. La troisième dent supérieure est beaucoup plus grosse que toutes les autres» ohlongue, avec son grand axe transversal et beaucoup plus large sur le coté interne que sur rexterne. Toutes les dents sont arrondies sur les deux cotés» interne et externe. La deuxième dent supérieure a 8 mm. de diamètre. La troisième dent supérieure a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur sur le coté externe, 9 mm. sur le coté interne et 14 mm. de diamètre transverse. Les quatre dernières dents supérieures occupent un espace do il mm. La eaniniforme inférieure a G mm. da diamètre et la barre est longue de \2 mm. Ladeuxiome dent inférieure a 9 mm. de diamètre antéro-postérieur et 13 mm. de diamètre transverse. Distance du bord antérieur de la eaniniforme inlerieme au bord postérieur de la dernière molaire» 53 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de Lavant-dernière molaire» 47 mm.
Scelidotheridae
Xematherium, Ainegli. i887.
Xematherium anyulatum , Amegh. 1887.
Xematherium alunatum, Amegh. J1887.
Xematherium longirostNa, Yrnegh. première quinzaine d’août 1891. — Syimn. Xematherium lacagnanum , Mere., deuxième quinzaine d’août 1891.
Lymodox, Amegh. 1891.
Lymodon auca, Yrnegh. 1891.
Lymodon perfectus, Amegli. 1891. La première dent supérieure est elliptique, presque aussi grande que la deuxième, convexe sur le coté externe et avec une forte cannelure perpendiculaire et profonde sur le coté interne ; eettedent a 10 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse ; la couronne est usée horizontalement. Les antres quatre dents supérieures sont prismatiques triangulaires avec leurs angles très arrondis, toutes d’égale hauteur et usées horizontalement. La deuxième dent supérieure a 10 mm. de diamètre antéropostérieur et 8 mm. de diamètre transverse. La troisième est de même grandeur que la deuxième. La quatrième dent est un peu plus petite et la cinquième est encore plus petite que la quatrième. Les cinq molaires supérieures occupent un espace de 5G mm. Le crâne, les intermaxillaires non compris, a 21 dm. de longueur.
Aualeitherium , Aincgh. 1891.
Analcitherium antartieum, Yrnegh. 1S91.
Ammotherimn, Amegli. 1891. Le palais est triangulaire, très étroit en arrière et large en avant; la région intordentaire est déprimée dans la partie antérieure et très convexe dans la partie postérieure. Les cinq molaires supérieures de chaque côté sont en séries continues et à peu près d’égale hauteur. La première dent supérieure est de contour elliptique, plus
petite que les autres et a\oe la couronne un peu usée en pente. Les autres quatre molaires supérieures sont de contour sons
Fig, t;. Anafcitherium antarticum. Amegh. Crâne avec toute la denture, vu d’en haut et d’en bus, aux J de grandeur naturelle.
triangulaire, avec les coins arrondis, et diminuent de grandeur de l’antérieure à la postérieure. Ces dents ont la couron-
no avec une crête transversale aigue placée près du bord antérieur, eu tonne de faîte.
Ammotherhnu profundattnn, Amegli., 1891. Les cinq dents supérieures occupent un espace de 46 mm. La région interdentaire du palais est large de 19 mm. entre la première paire de dents et de 10 mm. entre la dernière paire. La première dent supérieure a la partie antérieure un peu plus large cpie la postérieure, et la face perpendiculaire antérieure un peu aplatie.
A mmotlwrîum aculeatum, u. sp. Presque de la même taille que l’espèce précédente mais de formes moins robustes. Les quatre molaires inférieures ont 42 mm. de longueur. La mandibule eu dessous delà première dent a 23 mm. de hauteur, et en dessous de la troisième, 27 mm. La partie symphysaire qui s'étend en avant de la première dent est longue de 46 mm. La deuxième dent inférieure est irrégulièrement triangulaire : la troisième eA rectangulaire et avec un fort sillon vertical sur le coté externe. La première dent supérieure, elliptique, a 6 mm. de diamètre antéro-postérieur et 5 mm. de diamètre transverse. La deuxième molaire supérieure est large en avant et étroite en arrière, avec la surface perpendiculaire antérieure déprimée ; cette dent a 8 mm. de diamètre antéro-postérieur, 6 mm. de diamètre transverse en avant et 3 mm. en arrière. Les cinq molaires supérieures occupent un espace de 45 mm. La région interdentaire du palais est large de 17 mm. entre la première paire de dents, et de 9 mm. entre la dernière paire. La partie palatine des maxillaires qui s’étend en avant de la première dent, est longue de 25 mm. Le crâne, sans les inter— maxilaires, a 18 ctm. de longueur.
Ammotherium declinim , n. sp. Espèce de taille très petite. La première dent inférieure est beaucoup plus liante que la deuxième, inclinée un peu en avant et d’aspect nu peu caniuiforme. La première dent supérieure est au contraire beaucoup plus basse que la seconde et fortement inclinée en arrièe. Les'cinq molaires supérieures ont 36 mm. de longueur et
les quatre inférieures, 37 mm. La mandibule en dessous de la troisième dent a 20 mm. de hauteur. La région interdentaire du palais est large do 15 mm. entre la première paire de dents et de 9 mm. entre la dernière. La partie palatine des maxillaires qui s’étend en avant de la première dent, est longue de 17 mm.
K\TKM)I»SII)AK
Avec des incisives supérieures et {inférieures et toutes les dents formant une seule série continue qui décrit en avant un arc de cercle. L’ouverture de la branche externe du canal alvéolaire est placée sur le coté externe de la branche ascendante.
Entelops, Amegli. 1887.
Entelopa dispar , Amegli. 1887.
Trematiierium, Amegli. 1887. — Svnon. Schismothernim , Merc. IS9I ; Planops , Merc. 1891. Ce genre est bien plus singulier qu'on ne pouvait le supposer d’après les morceaux incomplets de mandibules dont je disposais. La partie postérieure de la mandibule, sauf la double perforation externe du canal alvéolaire, n’a rien de particulier. Les trois dents postérieures sont comme celles de Ilapalops. La partie antérieure est au contraire complètement différente. La symphyse est très courte, large, ronde en avant et presque verticale. La dent qui vient en avant des trois dernières et qui est 1 homologue de la première dent de tous les autres genres, c’est une dent allongée d'avant en arrière et comprimée latéralement, assez semblable ii celle de Pelecyodon. En avant de cette dent, et sans discontinuité, on voit dans la symphyse, malheureusement Assez détruite, les vestiges d’au moins deux alvéoles de chaque coté, destinées à recevoir des petites dents comprimées d’avant en arrière.
Trematherium intermixtum, Amegh. 1887.— Svnon. Schis -
motherium hitermi.rtum, Mère. 1891 ; Planops longirostratus , More. 1891. La dent comprimée qui correspond à la première dent des autres genres, a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur et 4 mm. de diamètre transverse. Les quatre dents qui coirespondent à la série des autres gravigrades occupent un espace de 35 mm.
Trematherium munis, Ainegl). 1891.
Ilicanodontia
(«LYI'TODOXTIA
Propalaclioploplioririae
J’ai dit que les représentants de cette famille avaient la colonne vertébrale constituée par des vertèbres libres, mais, d'après les nouveaux matériaux recueillis, ce caractère ne paraît être commun à tous les genres, et peut-être, eu partie n’est-il du qu’à l’àge peu avancé de quelques échantillons. Laissant donc de coté la colonne vertébrale, je mentionnerai comme caractères très importants, servant à distinguer les Propalaehoplophoridae de tous les autres Glyptodontes, la manière dont est formée l’ouverture nasale antérieure, et la forme du fémur. L'ouverture nasale antérieure n’est constituée que par les nasaux et les interinaxillaires, avee exclusion complète des maxillaires, ce qui est un caractère propre aux tatous. Le fémur est élancé, et avec un troisième trochanter très développé; eet os présente beaucoup plus de ressemblance avec celui des tatous, qu’avec celui des lïlyptodontes plus modernes.
PROPALAKiiorLoriionus, Amegli. 1887. — Synon. lloplophonts , Mo reno 1882.
Propalaehoplophonts austrnfis ^MorJ Ainoirli. — Synon. Uoplophorua (instruits, Moi*. 1888 (nunion iiuduin); Propalachoplophnrus mistralis, Amegli, 1887.
Propalaehoplophanat minus, \megli. 1891.
Cocu Lors, Amegh, 1889.
Corhlops mu rien tus, Amegli. IS89.
Cocltlops dt’bilis, Amegli. 1891.
Asteuustf.m.ma, Amegli. 1889. —Synon. Propaluchoplophorus, Mltc. 1891. Dans ce genre la première dent inlëricure est complètement rudimentaire.
Astcrmstemma tlepresm, Amegli, 1889. — Synon. Propalacho jrfophonts australix, Mere. 1891 (partim).
Asterostemma laecata, Amegli. 1889. — Synon. Propalaehoploffhorus laeratus, Mei'C. 1891.
Astrroîitemma ymnata, Amegli. 1889. — Synon. Propalaehoplophonm fjrantitus', Mere. 1891.
Eccinepeltcs, Amegli. 1891.—Synon. Propalaehoplophonts , Mere. 1891.
EucinepeUus prtesatns, Amegli. Première quinzaine d’aoùt 1891, — Synon. Propalaehoplophorus patayoaicus. Mere. Deuxième quinzaine d’août 1891.
I)ASV1M)I)\
La cuirasse des tatous éocènes, dillcre invariablement de celle des tatous plus modernes, pour être constituée par des bandes transversales mobiles depuis le bord antérieur, ou soit le cou jusqu’à la croupe; ces animaux n’avaient donc pas de bouclier antérieur, mais ils possédaient un bouclier postérieur comme dans le Clilamydopliore actuel. Dans quelques genres manquait également le bouclier postérieur, la cuirasse n’étant alors constituée d’un bout à l’autre que par des bandes transversales mobiles. C’est nu caractère qui indique un degré
d’évolution bien inférieure. Il en resuite, qu’aucune des espèces éocènes peut être rapportée à des genres actuels.
Tatuslduc V
Vetelia, Amegh. 1891.—Synon. Chlamydotherium , Amegli. 1S87.
Vetelia australis, Amegh.—Synon. Chlamydotherium australe, Amegli. 1887.
Fig. <»d. Vetelia puncta, Ainogh. Deux plaques d’une des bandes mobiles «H deux du bouclier postérieur vues par le côté externe, un peu réduites.
Vetelia pyymaea , Amegli.—Synon. Pampatherium pygmaeum , Amegli. 1891.
Vetelia puncta, Amegh. 1891.
l>asypidac
Prodasypus, n. gen. Ce genre se distingue facilement par sa cuirasse formée par des bandes transversales mobiles dans toute sa partie antérieure et médiane. Les dents antérieures sont très comprimées, presque en forme de lames,
avec leur grand axe longitudinal, et séparées par des diastèmes très larges. Les branches maudibulaires sont très comprimées eu avant, en forme de lames verticales.
Prodasypus patayonivus, Amegli.— Smioii. Euphrnctus patuyonicus , Amegli. 18X7. Dasypus patayonicus, Amegli. 1889.
Prodasypus hesternus, Amegli. — Synon. 1)nsypu\hesternus, Vmegli. I8S9.
Eodasypus, n. gen. La forme des plaques osseuses et la même que dans le genre Praeuphructus, mais la cuirasse est composée de bandes transversales mobiles d'nn bouta l’antre.
Eodusypus minus, Amegli.— Synon. Praeuphrartus minus, Amegh. 1891.
Eodusypus limns, Amegli. — Synon. Praeuphvactus linius, Amegli. 1891.
Prozaedils, Amegli. 1891. — Synon. Euohractus, Amegli. 1887. Dasypus, Amegli. 1889. Zaedius, Amegli. 1889. La cuirasse est composée de bandes transversales mobiles en avant et au milieu, avec un petit bouclier sur la partie postérieure. Le crâne est large et un peuglobuleux en arrière, avec le rostre en demi-cylindre très long et étroit, mais un peu aplati dans sa partie supérieure. Les branches maudibulaires sont droites, très basses et presque stiliformes. Le nombre de «lents est de S en liant et 10 en bas, de chaque coté; il n’y a pas de dents dans l'intermaxillaire,
Prozaedius proximus, Amegli. — Synon. Euphractus proximus , Amegli. 1887; Dasypus proximus , Amegli. 1889; Zaedius proximus, Amegli. 1889: Proznedius proximus, Amegli. 1891. Le crâne de cette espèce et long de 8 ctm.
Prozaedius exilis, Amegli. — Synon. Euphrnctus exilis, Amegh. 1887; Dasypus exilis, Amegli. 1889; Zaedius exilis , Amegli. 1889. Le crâne de cette espèce est long, de 6 ctm.
Stenotati s, Amegh. 1891.
Stenotatus karuikensis, Amegh. 1889.
Proeutatcs, Amegh. Première quinzained’aoüt 1889; Synon. Thoracotherium, Merc. Deuxième quinzaine d'août 1889, Le
nombre de dents à la mâchoire supérieure varie de 8 à 10. Les doigts de la main ont trois phalanges, et non deux comme dans Y En ta tu s d’après Gênais.
Proeutatus oenophorum , Amegh. — Synon. Eutatus oenophorum. Amegh. 1887; Eutatus bipunctatus, Amegh. 1887; Thoracotherium priscum, More. 1801 ; Thoracotherium oenophorum, Merc. 1891 ; Proeutatus oenophorum , Amegli. 1891. La série dentaire inférieure est plus longue que la supérieure. Toutes les dents de chaque coté sont en série continue, sans diastèmes. Les 9 molaires supérieures occupent un espace de 47 mm. et les 10 inférieures de 53 mm. La partie antérieure du museau est élargie et déprimée presque en forme de spatule.
Proeutatus lagena , Amegh. — Synon. Eutatus lagena, Amegh. 1887; Thoracotherium cetum , Mero. 1891. La partie antérieure du museau n’est pas élargie ni spatulée. La première dent supérieure est séparée de la deuxième par un diastème assez large. Les 9 dents supérieures occupent un espace de 47 mm. et les 10 inférieures ont absolument la même longueur. Le crâne entier est long, de 12 ctm.
Proeutatus distans , \megh. — Synon. Eutatus distans, Amegh. 1887; Thoracotherium distans , More. 1891; Thoracotherium cruentum, Merc. 1891. (Test l’espèce la plus petite. La première dent supérieure est séparée delà deuxième parun large diastème. Il n’y a que 8 molaires supérieures, toutes implantées avec leur grand axe en direction longitudinale ; dans les autres espèces les quatre ou cinq dents postérieures de chaque coté sont implantées obliquement. Les 8 molaires supérieures occupent un espace de 31 mm.
Proeutatus deleo , Vmegli. — Synon. Eutatus deleo , Amegh. 1891. De la taille du P. oenophorum mais plus robuste. Elle se distingue facilement par les branches mandibulaires dont îa partie antérieure est beaucoup plus haute que dans les autres espèces. Les 10 molaires inférieures ont 54 mm. de longueur. La branche mandibulaire est hante de 13 mm. en dessous de
la deuxième molaire, et de 7 mm. eu dessous <Io la huitième.
rroeutatns car imitas , Amegh. — Syuon. Kutatus ravina tus , Amegh. 1SU 1 .
imîi/iw n:rofiiM A
La cuirasse dorsale est constituée dans toute sou étendue, soit par des plaques osseuses juxtaposées les unes a coté des autres, soit par des plaques osseuses imbriquées comme les tuiles d’un toit. Il en est de même de la cuirasse delà queue et du casque céphalique.
Le crâne est large en arrière et élevé en forme de toit a deux (‘aux dont le faîtage est constitué par la crête sagitaie; en avant il est étroit et fortement déprimé dans sa partie supérieure. Tout le crâne porte des fortes impressions musculaires et a les crêtes très développées. La partie antérieure en avant des orbites, est courte; les nasaux sont courts; les intermaxillaires sont petits et complètement sondés aux maxillaires, mais portent des incisives. Les dents de chaque mâchoire ne constituent qu’une seule série dentaire qui tourne sur le devant en décrivant un arc de cercle. Les deux branches mandibulaires sont arquées et complètement soudées, sans vestiges de suture, neeunstitnantaiusi qu’un seul os arqué en avant eu forme de 1er à cheval. Les arcades zygomatiques sont complètes mais assez minces. Les lacrymaux sont très étendus dans la région faciale, mais le canal lacrymal s’ouvre à l'intérieur des orbites. Le zygomatique est assez court, et termine immédiatement en arrière des orbites par une suture verticale qui l’unit à l'apophyse zygomatique du squamosal. Les orbites sont grandes et limitées en arrière par une petite apophyse post-frontale des frontaux et une petite protubérance de l’arc, zygomatique. L’apophyse zygomatique du squamosal est longue, liante, rectangulaire et divisée par une suture horizontale, en deux parties, une supérieure et l’autre inférieure; la partie supé-
rieitre qui est très mince, n’est qu une prolongation du squamosal ; la partie inférieure beaucoup plus grande et rectangulaire, est séparée aussi par une suture verticale à la base, et représente l’os carré des oiseaux et des reptiles : cette pièce, porte à sa partie inférieure une surface articulaire plate qui représente la cavité gleuoïde, et repose sur le condyle articulaire de la mandibule (*). Le meatus aiulitorius er tennis s’ouvre latéralement dans la base de l’apophyse zygomatique, et sa partie antérieure est limitée par le bord postérieur de Los carré. La voûte palatine se prolonge beaucoup en arrière des dents par la grande étendu des palatins et probablement aussi par le développement des pterigoïdes qui se dirigent en dedans pour prendre part à la formation du palais. L’angle mandibulaire est petit et arrondi. Les branches ascendantes de la mandibule sont couchées en arrière ; les eondyles articulaires sont elliptiques, de surface supérieure plate et placés à la hauteur de la série dentaire, ou même plus bas. L’humérus porte toujours une grande perforation épitrochléenne ; la surface articulaire distale est étroite sur le côté interne, beaucoup plus large sur l’externe et ne porte pas de crête intertrochléenne. Le cubitus a la partie olécranienne plus longue et plus forte que dans les Dasypoda. Les phalanges onguéales manquent complètement de gaine osseuse pour l’insertion des ongles. L’axis et les deux ou trois vertèbres suivantes, ont les corps très aplatis et soudés les uns aux autres, ne formant q’mi seul os. Les epyphyses des os longs restaient séparées jusqu'à un âge très avancé. L’omoplate a un coracoïde bien développé, long, et séparé par une suture persistante; en outre, cecaracoïde porte an bout, une forte partie epyphysaire. Le sternum paraît encore plus singulier. Le presteruum est une pièce très forte, très élargie latéralement
1 Dans mou ouvrage, Contr . al conoc. de /. mam. /<>*. etc., je dit, que l'apophyse zygomatique du squamosal des mammifères doit représenter Pos carré des oiseaux et des reptiles. Les Peltephilidac démontrent que j'étais dans le vrai.
pour recevoir, la première paire «le cotes ; la partie interne de cette os est fortement concave, tandis «pie l'externe ou inférieure porte dans toute sa longueur une forte crête médiane tranchante et d'un développement énorme comparable seulement aux bréchet des oiseaux; bipartie antérieure termine dans une éclumcmre en demi-cercle occupée par une surface articulaire, destinée sans doute à recevoir un épislenmm.
Peltepiults/ Amegh. 18S7. Aux caractères que j'ai donné comme servant à distinguer ce goure, j’ajouterai encore, comme étant très importants, les suivants. La denture inférieure comprend IV dents, 7 pour chaque branche mamlibulaire, et sont disposées en arc de cercle comme à la mâchoire supérieure. Les nasaux se prolongent en liant bien en avant des intermaxillaires, en forme d’une lame large, plate et ronde en avant. Le casque céphalique termine en avant par quatre plaques osseuses, deux antérieures placées sur le bord antérieur des nasaux, et deux postérieures placées immédiatement en arrière des premières. Les quatre plaques, s’élèvent vers le centre en forme de pointe très haute et conique, constituant deux paires de cornes osseuses longues, pointues et un peu arquéesen arrière et en dedans. Les deux cornes postérieures sont beaucoup plus longues que les antérieures; eesdeux cornes de chaque côté, placées l'une derrière l’autre, sont séparées sur la ligne médiane par un espace assez large. Le Peitephiius est le premier édenté à cornes que l’on connaisse.
Peitephiius ferox. \megh. Première quinzaine d’aout 1891. — Synon. Peitephiius Clarazianus, Moreno et Mereerat, deuxième quinzaine d'août 1891. Les 7 molaires inférieures occupent un espace de 35 a 38 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la cinquième dent, IG a 18 mm.
Peitephiius strepens, Amegh. 1887. — Synon. Cochlops mûri-
l’V <;<; I><‘tirj>hiiusJnoj , Amcgli. Crâne vu d’en haut, d’on bns et .le enté, aux \ .le grandeur naturelle, Ces nasaux soutenu peu plus étendus en avant que ne l'indique In ligure. Ce n est qu'upivs avoir lait éxec.te cette ligure, que j ai reçu des exemplaires absolument paiTnits aveu les nasaux intactes, les arcades zygomatiques et le casque ceplialiqne).
ratas , Amolli. ISSU (purtim). Peltephilus IFcusser 7, Moi*. et More. 1891. Les 7 molaires in lé ri (‘lire s occupent un espace de 40 â 43 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la cinquième dent, 22 mm.
Peltephilus pumilus, Amegh. 1887. Les 7 dents inférieures occupent un espace de 25 à 27 mm. La mandibule, eu dessous de la cinquième dent a 10 à 12 mm. de hauteur.
Peltephilus rfiganteus, n. sp. (I). bette espèce dépassait de plus du double la taille du P. strepens ; sous ce rapport elle se rapprochait aux espèces du genre Propalaehoplophorus . Malheureusement elle ne m’est connue que par des pièces isolées et une grande partie du casque céphalique. La première dent supérieure (l'incisive) a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur, et 11 mm. de diamètre transverse; la meme dent du P, fer or n’a que 3 mm. 5 de diamètre antéro-postérieur eto mm. de diamètre transverse. La pièce médiane postérieure du casque céphalique a 43 mm. de diamètre antéro-postérieur, 47 mm. de diamètre transverse en arrière et 25 mm. en avant; la même pièce du P. strepens a 35 mm. de diamètre antéro-postérieur, 35 mm.de diamètre transverse en arrière,et 19 mm. en avant; dans le P. ferox la même pièce mesure 26 mm. de diamètre antéro-postérieur. 26 mm. de diamètre transverse en arrière et 16 mm. en avant. Les autres pièces du casque céphalique, les dents isolées, etc., conservent les memes proportions.
Anantiosodon, Amegh. 189 î.
Anuntiosodon rants , Amegh. 1891.
Slo^ollioriilao
Stegothericm, Amegh. 1887.
Stcrjotheriiim tesselatum , Amegh. 1887.
il Le petit fragment de mandibule avec une dent, sur lequel MM. Moreno et Mercerat ont fondé le Peltephilus grandis, d'après la description que les auteurs en donne, ne provient pas du genre Peltephilus.
T. XUt
CETACEA
Leseétaeés, que généralement sont considérés comme étant d’une époque relativement moderne dans la Patagonie, «paraissent dès réocène; ils y sont représentés non seulement par les odontocetes, mais ee qui <*st plus surprenant encore, par des vraies mystacoeetes. Malheureusement, on en possède encore que des débris très incomplets.
MYSTACOCETA
ISalaeuidao
B A LA ENA, Lin.
Balaena Simpsoni, Pliil. 1887. Les débris procèdent de près de l’emboucliure du Rio Sauta-Cmz; et ])robablement de la formation patagonienne.
? Palaeobalaexa, Moreno 1882(uomen nudnmM
? Palaeobalaena Bergi , Moreno l8S2(nomen nudum). Elle a été fondée sur des débris trouvés dans l'embouchure du Rio Santa-Cruz et proviennent de la formation patagonienne.
ODOXTOCETA
Nqualotlou lidao
D’après M. Moreno, il existe des débris indiquant l’existence d'animaux de ce groupe, dans la formation patagonienne du
Cliubul. 11 serait à souliaitor que l'auteur n’oublie pas que e'est lui le premier qu’y en a lait mention (I).
l’on Ioi»l:moi!i «Int»
11 parait (jue le genre Pontoplanodes {San voce (es antea) n’a pas encore élé trouvé dans le tertiaire de Patagonie.
Dans une brochure publiée dernièrement par M. Moreno {.\oticias sobre alyunos ceRieeos /usités y avtnales de la Republiai Aryenlina, p. I \ a. 1892) on lit ce qui suit : « Àmeghino dit que les débris de ce genre (Saurocetes) ne sont pas rares sur les cotes de la Patagonie, mais il n’eu failmeution d’aucun et je n’en connais pas non plus, pour ma part ».
31. Moreno, a une bien faible mémoire ; à la page 27 de son discours, Patayonia, resto de un continente hoy sumergido % a. 1882, il dit: «Xo os liablaremos de otros restosde mamüerosfosiles, como ser el Saurocetes argent unis (!), de delliues, de lo bos marinos, yue hemos recogido en el Chahut , juntos eon restes de pajaros, porque séria hacer interminable esta conferencia »; je n’ai donc eu d’autre tort que de croire à sa parole.
Diapiiorocetls, nomen novo, destiné à remplacer celui de Mesocetus, Moreno 1892, qui est préoccupé pour un genre de cétacés mystieetes du tertiaire de Belgique (Mesocetus van Beneden). Le genre de Patagonie ( Diapkorocctns ) me paraîL appartenir à la famille des Pontoplanodidae.
Diapkorocctns Poucheti (3Ior.) Amcgh. —Synmi. Mesocetus Poucheti 31or. 1S92. L’espèce est fondée sur un crâne pas mal endommagé provenant de la formation patagonienne du Cliubut.
(1 II s’agit probablement des mémos débris que 31 M. Moreno et 31 errerai (voir Catalogue des oiseaux foss . de la Rep. Arg. a. 1891,’ avaient attribués h des Zeuglodoutidés.
Platanistülac
Diochotichus, no me n novo, destiné a remplacer celui de Xotocetus More no 1892, qui est préoccupé pour un genre de cétacés mysticetes de la formation pampéenne, Xotiocetus, Amegh.,
Diochotichus xan Benedeni (Mor.) Amegh.— Synon. Xotocetus van Benedeni Mor. 1892. L’espèce est fondée sur un crâne presque entier avec la mâchoire inférieure et une partie de la denture, provenant delà formation patagonicnne du Chulnit.
MOXOTREMATA
Dans la formation santa-cruzienne il existe encore d’autres débris de mammifères, qui, tout en se rapprochant de ceux des édentés, ils en diffèrent tellement sous d'autres rapports, (pie je crois être plus dans le vrai en les considérant comme appartenant à des Monotrèmcs primitifs. Du reste, il y a longtemps que je considère les édentés comme se rapprochant d’avantage des monotrémes que les marsupiaux. Un certain nombre des caractères quej’ai mentionné plus haut comme étant caractérisques de certains édentés fossiles (p. 398, 431 à 433), concordent parfaitement avec le degré d’infériorité des organes sexuels des Myrmeeopliaga et des Tardigrada de notre époque, et nous conduisent à placer ces animaux à côté des monotrèmcs (I).
(1) M. le prof. Lydekker, dans une note parue dernièrement (Xote on the coracoidal élément in Adult Sloths , with Remark on its lïomology ' vient de montrer que la partie coracoïdienne de l’omoplate des tardi grades actuels, peut rester indépendante jusqu’à Page adulte.
Did< k iloIhcr!d;u*
Dents nombreuses, en série continue, toutes égales, cylindriques, à base ouverte, avec la couronne conique, un peu comprimée, et couverte avec une mince couche d’émail. Les intermaxillaires pourvus de dents.
Dideilotueruîm , Amegh. 1889. — Synon. Deilotherium , (préoccupé). Amegh., 1889.
Dideilotherium tenerandnm , Aniegli. 1889. — Synon. Deilotherium cenerandum, Arnegli. 1889.
Seoleoj>sidae
Branches mandibulaircs basses, longues, sans branche ascendante, sans angle mandibulaire et avec denture rudimentaire.
Scoteops, Amegh. I8S7.
Scotaeops simplex, Amegh. 1887.
Adiaslallidae
L’humérus est court, très large, aplati, et avec une grande expansion latérale externe vers la moitié de sa longueur; l’ouverture proximale de la perforation épitrochléenne est-placée sur la face postérieure de l’os ; il n’y a pas de fosse olécranienne ni de fossette eoronoïde. Le cubitus est droit, sans échancrure sigmoïde, sans crête olécranienne ni apophyse coronoïde. Les vertèbres du tronc ont les centres vertébraux percés à jour par deux grandes fenêtres que d’en bas se dirigent en haut et convergent dans une seule grande vacuité qui s’ouvre a l’intérieur du canal rachidien.
Adiàstaltus, Amcgh. 1803.
Adiastaltus habilh , Àmegli. 1803. L'humérus est court et très élargi, particulièrement dans sa partie inférieure. La surface articulaire est très réduite en proportion de la grande expansion latérale de l’extrémité distale ; le diamètre transverse est de 40 mm., et la surface articulaire n’occupe que 18 mm. La poulie présente deux éminences articulaires comme dans la généralité des mammifères, l’externe étant beaucoup plus grande que 1 interne et d’une conformation assez semblable à celle qui distingue le genre Myrmecophaga ; ces deux éminences ne constituent qu’une seule poulie articulaire, dont la partie la plus inférieure ne s’étend pas à la partie postérieure de 1 os. Le condyle interne est très grand et termine en dedans dans une tubérosité circulaire de 12 mm. de diamètre, séparée de l’éminence interne de la poulie articulaire par nue échancrure profonde, large de I 2 mm. ; l’expansion interne de l’entocondyle est donc large de 24 mm. ; l’eetocomlyle est au contraire assez réduit et termine dans un bord de supination mince qui rentre en dedans en décrivant une courbe peu accentuée. La perforation épitrochléenne est d’une grandeur énorme, comme il n’y en a pas d’égale dans les mammifères connus ; sur la face antérieure de l’os, cette perforation descend jusqu’au bord de la trochlée articulaire, étant limitée en lias par Féminence articulaire interne de la poulie et le bord de l'échancrure qui s’étend entre celle-ci et la tubérosité de l’entocondyle ; l’ouverture antérieure ou distale de cette perforation a un diamètre vertical de 19 mm. et 18 mm. de diamètre transverse maximun ; l’ouverture proximale de la même perforation est placée sur la faee postérieure de l’os, assez loin du bord interne. Sur la face antérieure, audessus de la poulie il n’y a pas de traces de fossette coronoïdienne ; sur la face postérieure il n’y a pas de fosse olécranienne, la surface de l’os étant complètement plate. Le corps de l’os, dans sa partie moyenne n’est pas cylindrique, sinon aplatie d’avant en arrière ; le bord interne termine dans mie
hune milice en courbe convexe, tandis que le coté externe présente une grande expansion latérale triangulaire, comparable par la forme et la position, au troisième trochanter du fémur de certains mammifères. La crête deltoïde n’est pas trop longue ni bien forte, mais elle est assez large et termine en bas dans une forte tubérosité. La tète articulaire est fortement elliptique, avec son plus grand diamètre en direction transversale à la largeur de Los, c’est-à-dire, d’avant en arrière ; elle a 19 mm. de diamètre antéro-postérieur et I i mm. de diamètre transverse : le trochiter est très fort et avec une grande tubérosité dirigée en dedans et en arrière ; le troc h iu est rudimentaire. Le tiers supérieur de l'humérus est arquée en arrière. L’os entier est long de 9ctin. ; son extrémité proximale est large de 25 mm. et l’extrémité distale de 49 mm. ; vers la moitié de sa longueur il est large de 37 mm. et il n’a que 10 mm. d’épaisseur.
Le cubitus est un os complètement droit et comprimé latéralement ; l’olécrane est assez développé et porte à son extrémité supérieure une apophyse dirigée en arrière et en dedans comme dans celui du fourmilier ; il n’y a pas une véritable échancrure ou cavité sigmoïde, sinon une simple impression un peu concave, sans vestiges d’apophyse coronuïde en bas ni de crête correspondante, en haut. Quant à la disposition même des impressions sigmoïdes, son plus grand rapprochement est avec celles du cubitus (lu fourmilier; l’articulation du même os est très petite età demi-sphérique. Le cubitus entier est long de I0i mm. et le radius de 73 mm.
Les corps des vertèbres dorsales et lombaires ressemblent un peu à ceux des vertèbres des édentés gravigrades ; ils ont une grande vacuité qui s’ouvre en haut dans l’intérieur du canal rachidien, par une perforation irrégulièrement circulaire, placée vers le milieu du corps, plus grande quecelles qui présentent les corps des vertèbres des gravigrades de la même époque. Cette vacuité s’ouvre à la partie inférieure par deux grandes perforations ou fenêtres elliptiques placées une sur
chaque côté de la ligne médiane. Les vertèbres lombaires ne présentent pas les surfaces articulaires supplémentaires qui distinguent les gravigrades et tous les édentés américains. Voici les dimensions d une vertèbre lombaire : longueur du corps, 23 mm. ; diamètre vertical 16 mm.; diamètre transverse 27 mm. Diamètre du canal rachidien : vertical 1 1 mm. ; transverse 19 mm. L’ouverture supérieure de la vacuité vertébrale a 0 mm. de diamètre longitudinal et o mm. de diamètre transverse ; chacune des ouvertures inférieures ao mm. de long sur i de large.
Adiastaltus procerus, n. sp. La taille est la même que celle de l’espèce précédente, mais elle s’en distingue par plusieurs caractères. La tubérosité du condyle interne est beaucoup plus forte et plus grande, allongée transversalement, et avec sa sur face terminale qui regarde surtout en avant ; cette tubérosité mesure 11 mm. de diamètre transverse et seulement 7 mm. d’avant en arrière. L’échancrure entre cette tubérosité et le bord interne de l'éminence articulaire pour le cubitus est beaucoup moins profonde que dans l’espèce précédente. La perforation épitrochléenne traverse l’os moins obliquement de manière que l’ouverture de la face postérieure se trouve plus au milieu de l’os ; en outre, cette perforation est beaucoup plus petite et sur la face antérieure de l’os est rejetée plus en dehors, de manière que sa partie interne n’arrive pas à la base de la poulie articulaire. L'ouverture antérieure de cette perforation a 10 mm. de diamètre vertical et 6 mm. de diamètre transverse maximum.
Plagiocoelus, n. gen. Se distingue par l'humérus qui est beaucoup plus aplati que dans le genre précédent, et par sa perforation épitrochléenne très petite, elliptique ou déprimée et placée obliquement ; l’ouverture proximale de cette perforation est placée aussi sur la face postérieure de Los, assez loin du bord interne ; l'ouverture distale ou de la face antérieure est placée sur l’échancrure qui sépare la tubérosité de l’entocondyle du bord interne de la poulie articulaire. LVntoeon-
<Iy)e est très grand, mais sa tubérosité est fortement déprimée et passe insensiblement à une expansion latérale* interne en forme de lame. L'expansion du eondyle externe à coté de la poulie articulaire est rudimentaire et arrondie. La poulie articulaire estde forme égale a celle de YAdiastaltus mais il y a en arrière un rudiment de fosse olécranienne.
Playiocoelusobliquus, n. sp. La taille est un peu plus petite que celle île Adiastaltm habilix, La partie distale de l’humérus a i ctm.de diamètre transverse et sa plus grande épaisseur ne dépasse pas 8 mm. L’ouverture antérieure de la perforation épitrochléenne a un diamètre perpendiculaire de 8 mm. et seulement 3 mm. de diamètre transverse. La poulie articulaire a lo mm. de diamètre transverse. Le bord interne de l'os forme une lame mince, tandis que le bord externe est gros, aplati et décrit une courbe concave.
Anat liitidae
Humérus court, large, avec une grande perforation épitioehléenne, et sans fosse olécranienne ni fossette coronoïde ; les deux facettes articulaires pour le cubitus et le radius sont séparées par une entaille large et profonde qui donne à cet os n ne apparence bifide. Les centres des vertèbres du troue présentent une grande vacuité qui s’ouvre en bas par deux fenêtres ovales très grandes, et en liant par une grande vacuité surmontée par une lame osseuse longitudinale, en forme de pont.
Axatiutcs, Aniegli. 1892.
Anathitux rerelafor, Amegh. 1892. L’espèce est fondée sur la moitié inférieure d’un humérus droit, et une vertèbre lombaire intacte, pièces qui présentent des caractères rcptiloïdes très apparents.
La partie conservée de l’humérus mesure G ctm. de longueur et G (b* largeur; l'humérus entier ne devait avoir plus de 10 à
12 ctm. de long; sa forme générale était à peu près rectangulaire, et ses caractères bien differents ile ceux de VAdiaslaltus. Sa face postérieure est complètement plate, tandis (jue l’antérieure est comme courbée d’en liant en bas, présentant vers le centre une concavité transversale très accentuée. La surface articulaire distale, au lieu de former mie poulie unique comme chez tous le mammifères, présente deux facettes articulaires distinctes, Lune pour le cubitus et l’autre pour le radius ; ces deux facettes occupent une partie considérable de l’extrémité distale, et sont séparées l’une de l’autre par une échancrure très profonde, dirigée d’avant en arrière, qui donne une apparence biiide à l’extrémité inférieur de l’os. La surface articulaire interne ou cubitale est plus petite’que l’externe ou radiale, de contour àpeu près circulaire,avecnudiamètre de I9à 22 mm.; cette facette est à peine un peu convexe, avec le contour formé par un bord très aigu, et regarde en bas sans s’étendre ni sur la face antérieure, ni sur la face postérieure de l’os. La surface articulaire externe est beaucoup plus grande et d’une forme complètement différente; elle ne passe pas sur la face postérieure de Los, sinon qu’elle occupe toute la partie inférieure correspondante et passe sur la tace antérieure où elle s'étend considérablement. Cette surface articulaire regarde donc en bas et en avant ; elle est étroite et convexe en bas, large et concave en haut, avec sa partie concave supérieure limitée par une forte crête en demi-cercle ; cette surface articulaire mesure 28 mm. du haut en bas et 15 à 22 mm. de diamètre transverse. Lesdeux surfacesartieulaires distales occupent un espace transversal de 40 mm. ; ces facettes articulaires sont constituées par du tissu osseux compacte et de surface lisse comme dans tous les mamifèros terrestres, mais il parait qu’il n’y avait pas de parties ephysaires distinctes; l'echancrure qui sépare les deux facettes articulaires a de o à 7 non. de largeur et un centimètre de profondeur. Vers le bout supérieur, cassé, de cette pièce, on voit le commencement de la crête deltoïde qui était excessivement développée, bien que la région de l’en-
torondyle est cm partie détruite, ou y voit encore les vestiges d’une perforation épitrochléenne énorme, proportionnellement aussi grande (jne celle de l'humérus de VAdiasialtus, et occupant la même position <jue dans celui-ci. Cette pièce, ne présente ni fosse olécranienne ni tbssete eoronoïde. II n’y a pas d'expansion latérale eçtoroinMieimo, mais l'outocondvle à en juger par la partie conservée, devait etre aussi grand que celui de VAdiustaltitfi.
La vertèbre lombaire, dont le corps a perdu les epiphyses, ressemble à celles de l'Adiastaltus mais la vacuité vertébrale et ses ouvertures sont beaucoup plus grandes; on peu l’appeler une vertèbre percée à jour; en regardant par les deux fenêtres de la face inférieure on distingue parfaitement tout le intérieur du canal rachidien. L’ouverture supérieure porte un pont osseux comme dans les vertèbres des Sparnssodontia et d’autres mammifères primitifs, mais beaucoup plus mince. Le corps de la vertèbre, sans epiphyses, mesure 26 mm. de longueur, 2o mm. de diamètre vertical et 37 mm. de diamètre transversal. Le trou rachidien a 2i mm. de diamètre vertical et 2S mm. de diamètre transverse. La vertèbre entière, de la pointe de l’apophyse épineuse au bord inférieur du corps, est haute de 92 mm. L’ouverture supérieure delà vacuité vertébrale a 9 mm. de diamètre longitudinal et 11 mm. de diamètre transverse; chacune des deux ouvertures inférieures a 11 mm. de longueur et 7 mm. de largeur.