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peu dans sa forme générale à celui de proboscidiens et des
Amblypodes, mais il en diffère par une forte expansion latérale externe de la partie antérieure, destinée à l'insertion de tendons, et aussi par une disposition particulière des facettes articulaires. La facette articulaire externe pour l'astragale est de forme ovoïdale, presque plate et avec le grand axe dirigé d'avant en arrière. La facette articulaire astragalienne interne est divisée en deux facettes, une antérieure un peu concave et régardant en haut, et l’autre postérieure, beaucoup plus petite et regardant en arrière. Ces deux facettes articulaires astragaliennes (ectale et sustentaculaire) sont separées par un sillon profond. La facette articulaire pour le cuboïde se trouve placée à la partie supérieure de l'os; cette facette et très petite, allongée d'avant en arrière, et regardant en haut et en dedans.
L'astragale est un os court et très large, presque carré, mince en arriere, très épais en avant et avec la face articulaire supérieure pour le tibia presque plate. Cet os est tronqué en avant, sans tête articulaire distincte. La face articulaire pour les cuboïde est tres large, presque plate, et regarde en bas, er avant eten dedans. La face externe de l’astragale au lieu d'être plus ou moins verticale, constitue une expansion oblique qui se porte en dehors et se trouve occupée par une surface articulaire sur laquelle s'appuyait le péroné.
Le naviculaire ressemble beaucoup à celui des Amblypodes, mais par les quelques metatarsiens incomplets dont je dispose il parait que le pied n'avait que trois doigts, l'interne étant le plus grand et l’externe le plus petit. D'un autre côté, la conformation particulière de l’astragale et du calcanéum démontre que les pieds étaient au stade digitigrade. D'après les matériaux connus, il paraît que le poids principal du corp était supporté par le doigt interne de chaque pied, qui était le doigt le plus gros. Si des pièces plus complètes confirmassent cette construction particulière, alors les Asfrapoteroïidea représeneraient une division primaire des ongulés, d'égale valeur à
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celles des Perissodactyla, des Artiodactyla et des Ancylopoda.
Astrapotherium magnum (Ow.) Amegh. — Synon. Nesodon magnus Owen 1853; Astrapotherium patagonicum Burm. 1876 ; Mesembriotherium Brocae Mor. 1882; Astrapotherium magnum Amegh. 14887; Astrapotherium angustidens Mercer. 1891;
Fig. 20. Astrapotherium magnum (Ow.) Amecn. Les molaires inférieures du côté droit ré | duites à } de grandeur naturelle. p 4, prémolaire unique et dernière; m 1,2 et 3, les molaires. A, vues du côté interne; B, vues par la surface de mastication; C, vues du côté externe.
Astrapotherium Marshii Merc. 1891; Astrapotherium Gaudry? Merc. 1891; Listriotherium patagonicum Merc. 1891; Listriotherium Filholi Merc. 1891; Xylotherium mirabile Merc. 1891. Astrapotherium columnatum Amegh. 1891.
Astrapotherium nanum Amegh. 1891.
Astrapotherium giganteum Amegh. 1891.— Synon. ? Astrapo-
therium Burmeisteri Merc. 18M; Astrapotherium? robustum Merc. 1891. Les espèces de M. Mercerat ne sont pas caractérisées, les caractères dont il fait mention n’indiquant que des differences d'âge.
Astrapotherium delimitatum Amegh. 1891. Cette espèce est de taille au moins aussi considérable que le A. giganteum. Elle se distingue facilement par les vraies molaires supérieures qui n'ont pas de rébord d’émail à la base de la face externe de la couronne. Les prémolaires supérieures ont à la base de leur face interne, deux bourrelets d’émail très developpés et disposés en forme de demi-cercles concentriques. La couronne de la deuxième prémolaire superieure (p. *) a d’avant en arrière 23 mm. de longeur. Le caractère que j'avais assigné à cette dent, d’avoir trois racines separées, n’est qu'exceptionnel.
Astrapotherium ephebicum Amegh. 1889. — Synon., Astrapotherium Vogthi Merc. 1891. Cette espèce est bien plus ancienne que les autres. Ses débris procèdent des couches à Pyrotherium du Neuquen, de l’intérieur du territoire du Chubut et de la partie supérieure du cours du Rio Deseado.
Asrraropox Amegh. 1891. La formule dentaire de ce genre n'est pas encore connue. Le crâne et court, robuste, très étroit en arrière dans la région occipitale, et large en avant. L’occipital s'étend en arrière sur la partie supérieure du crâne, et forme une protuberance massive excessivement forte. La crête sagitale est basse et large en arrière, se bifurquant en avant en deux branches qui s’effacent graduellement, Les frontaux sont très larges, et s’articulent en arrière avec les pariétaux d’une manière movible, sans former de sutures; les bords des pariétaux s’amincissent en forme d'écaille et recouvrent les bords des frontaux. Les nasaux sont très larges, courts, et séparés l’un de l’autre par une large vacuité. Les deux frontaux restent également séparés par un sillon en droite ligne qui suit en arrière et partage également les deux pariétaux dans leurs moitié antérieure.
Lie
Astrapodon carinatus Amegh. 1891. C'était un animal de taille assez petite. Le crâne, de la partie postérieure de l’occi-
F0, 21. Astrapodon carinatus. AMEGH. Crâne, un peu incomplet en avant, vu d’en haut, aux ? de grandeur naturelle. n, nasal; f, frontal; p, parietal;
pital à la partie antérieure des nasaux avait 16 cent. de long, et son plus grand diamètre transverse était d’un peu plus de 10 cent.
Pvrotheridae
Les canines sont moins développées que dans les Astrapotheridae et les vraies molaires supérieures sont constituées par deux crêtes transversales qui restent separées dans toute leur etendue comme dans Tapirus et Dinotherium.
PyroTHERIUM Amegh. 1888.
Pyrotherium Romerii Amegh. 1888. Les débris de cet animal procèdent de couches très anciennes qui passent insensiblement aux Couches crétacées avec dinosauriens ; ces gisements se trouvent dans le Neuquen, dans le cours supérieur du Deseado et dans l’intérieur du territoire du Chubut.
PLaxonus Amegh. 1887.
Planodus ursinus Amegh. 1887.
Incertae sedis ADELOTHERIUM Amegh. 1887.
Adelotherium scabrosum Amegh. 1887 (1).
ADRASTOTHERIUM Amegh. 1887.
Adrastotherium dimotum Amegh. 1887 (1).
Extocasmus Amegh. 1891.
Entocasmus heterogenidens Amegh. 1891.
Ancylopoda Cope 1889
Les représentants de l’ordre des Ancylopoda se distinguent par leurs pieds qui réposent sur le sol principalement par leur côté externe, par le développement du doigt externe de chaque
(1) A cette espèce s'applique la même remarque quisetrouve au pied de la page-@8r-
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pied qui devient le doigt le plus grand, par les doigts crochus, et par les falanges onguéales fendues perpendiculairement à leurs extrémités.
ENTELONICHIA Amegh.
Pieds très forts et avec cinq doigts qui augmentent de grandeur de l’interne à l’externe aussi bien aux pieds de devant qu’à ceux de derrière. Calcanéum avec una large facette
articulaire plate pour le peroné. Astragale perforé, de trochlée
non excavée, et de tête ovale, convexe, articulée avec le scaphoïde seulement, sans toucher le cuboïde.
Homalodontotheridae Amegh. 1889
Les Homalodontotheridae sont un groupe d’ongulés des plus intéressants; J'ai émis l'opinion qu'ils étaient les ancêtres des Chalicotheridae d'Europe et de l'Amérique du Nord. MM. Os- BORN et WorTmax (1) déclarent que cela est impossible parce que le Chalichotherium a une denture buno-selenodonte, tandis que celle de l'Homalodontotherium est complètement
lophodonte. Mais je dois faire remarquer que, cette apparance
lophodonte des molaires et prémolaires de l’Homalodontothe-
rium est du à l’âge très avancé des individus figurés. Cette denture est en réalité buno-lophodonte, les deux lobules internes des molaires supérieures (protocone et hypocone) restant longtemps separés en forme de tubercules pointus. Chez le Chalicotherium les lobules externes des molaires supérieures non seulement se sont modifiés pour prendre une forme selenodonte, mais la modification a été poussée beau-
(1) Artionyx, a New Genus of Ancylopoda by HENRY FAIRFIELD OsBonx and Jacos L. WoRTMANN, in Bull, Amer. Mus. of Nat. Hist. vol. V, p. 3, New-York, February, 1893.
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coup plus loin, puisqu'il s'y est développé des fortes crètes perpendiculaires externes (para, meso et metastyle) qui manquent complètement aux molaires de l’Homalodontotherium ; par conséquent, je considère la denture de ce dernier genre comme étant plus primitive. D'ailleurs, la denture du Chalicotherium et déjà assez avancée dans la voie de la reduction, tandis que celle de l’Homalodontotherium est en nombre complet. En outre, tous les autres caractères du squelette prouvent également que le genre de Patagonie est d’une conformation beaucoup plus primitive.
Dans les Homalodontotheridae, les os des pieds sont peut être les parties les plus smgulières et les plus caractéristiques de tout le squelette. Je vais rappeler ici les traits les plus saillants de cette conformation, car c’est d’après la construction des pieds que je trouve être justifiée la création du groupe des
Ancylopoda, bien que comme une branche des ongulés. = Les pieds sont pentadactyles en avant et en arrière, avectous les doigts bien développés et une certaine apparence d’édenté qui n’est cependant que superficielle.
Au pied antérieur, les os du procarpe et du mesocarpe sont en rangées alternes 4 peu près sur le mème type que dans les perissodactyles ; le métacarpe et les doigts sont au contrairè d'un type completement différent. Le doigt interne est le plus petit; les trois doigts du milieu sont à peu près de grandeur égale, tandis que le doigt externe est beaucoup plus grand et plus fort que tous les autres et supportait à lui seul presque tout le poids du corps.
Au pied postérieur, la ressemblance du tarse avec celui des perissodactyles est beaucoup moins accentuée que celle du carpe. On peut même dire qu'il n'y a d'autre relation que celle qui résulte d’une alternance presque égale entre les os du mésotarse et les métatarsiens.
Le calcanéum dans sa partie antérieure est très large ; la facette pour le cuboïde est un peu concave, regarde en avant et est un peu plus large en haut qu’en bas. Sur le côté externe, à
ne
côté de la facette articulaire externe pour l’astragale, il y a une autre facette articulaire très étendue, sur laquelle repose la fibule; cette facette articulaire, au lieu d’être convexe comme est la règle générale chez les ongulés, litopternes et paridigités, elle est plate et regarde en haut: en outre, au lieu de se trouver sur le corps de los commé en est le cas chez la presque totalité des ongulés, elle est portée par une expansion latérale du calcanéum qui ressemble presque complètement à celle que sur le côté interne du même os porte la facette sustentaculaire.
L'astragale, ne tenant pas compte de sa tête articulaire pour
le naviculaire, est un os carré et plat qui repose sur le calcanéum par deux facettes articulaires allongées d'avant en arrière, parallèles, plates et séparées l’une de l’autre par un sillon
large et très profond. En haut, la surface articulaire pour le
tibia est très large,mais non excavée sinon convexe d’avant en arrière et avec une perforation profonde près du coin postétérieur externe. La tête de l’astragale est ovale, convexe, tournée en avant et séparée du corps de l’os par un étranglement assez accentué; elle ne s'articule qu'avec le naviculaire, sans toucher le cuboïde, caractère par lequel l’astragale des Homalodontotheridae diffère profondément de celui des Perissodactyles stéréopternes.
Le naviculaire s'articule latéralement avec la partie postérieure du cuboïde. Les cinq doigts du pied sont tous bien développés, mais celui du côté interne est beaucoup plus petit que les autres, les trois du milieu sont presque de même grandeur, tandis que l’externe est beaucoup plus fort et surportait presque tout le poids du corps, absolument de même que le doigt externe du vied antérieur. Le métatarsien du doigt externe est le double plus gros que ceux des autres doigts, et ressemble un peu à celui des ‘édentés, spécialement à celui des gravigrades, avec Ja différence qu'il présente dans sa moitié proximale une expansion latérale dirigée en dehors et en arrière ; cette expansion est encore beaucoup plus forte et plus longue que celle que l’on voit sur le même os du genre Manis.
Les metatarsiens sont presque la moitié plus courts que les métacarpiens mais aussi gros. Ces os ont leur surface articulaire distale qui s'étend sur la face dorsale ; les facettes articulaires sont convexes en bas et en avant, et concaves en haut. Les premières phalanges ont leurs facettes articulaires proximales qui regardent en haut, formant sur la face dorsale une surface articulaire convexe qui s’emboite dans le creux articulaire correspondant des métacarpiens et métatarsiens, sur lesquels ces phalanges pouvaient se dresser perpendiculairement ; il en résulte, que les doigts étaient beaucoup plus crochus que ceux du Macrotherium. Les phalanges intermédiaires . (première et deuxième) sont très courtes et robustes. La surface articulaire distale de la première phalange regarde en bas. Les phalanges terminales ou onguéales sont fendues perpendiculairement en avant, tandis que leur face articulaire proximale est régulièrement concave et regarde en arrière.
Pour ce qui concerne aux autres parties du squelette, je n’en dirai que quelques mots.
Les corps des vertèbres sont plats en avant et en arrière ou avec une petite fossette au centre de chaque face.
Le cubitus et le radius, le tibia et le péroné sont complètement séparés.
L’humérus présente une forme unique chez les mammifères. C’est un os court, large et excessivement fort. La tuberosité interne est atrophiée tandis que celle du côté externe est au contraire très développée. La crête deltoïde a un développement extraordinaire; cette crête forme une lame à angle droit au corps de l’os et occupe les deux tiers de Ja longueur de celui-ci, s’unissant en haut avec la tuberosité externe, tandis qu’à son extrêmité inférieure termine dans une apophyse en crochet, élargie au bout et dirigée vers le bas; la hauteur de cette crête dépasse le diamètre du corps de l'os. Le condyle externe est peu développé; le condyle interne est grand et dans quelques espèces pourvu d’une perforation. La fosse olécranienne est profonde. La surface articulaire distale est plus
proéminente sur le côté interne que sur l’externe et ne porte pas de crête intertrochlèenne. |
Le fémur est un os court, très large, plat et presque rectangulaire, ressemblant à celui des édentés gravigrades. Les condyles articulaires de l’extrêmité distale sont séparés, en bas et en arrière, par un sillon large et très profond dans lequel pénètre une forte protuberance du tibia placée entre ses deux surfaces articulaires. Le tibia ressemble également à celui des gravigrades, l’extrèmité proximale du péroné étant couverte par l'expansion latérale externe du tibia comme dans ces derniers. L’extrèmité distale du péroné est élargie, presque en forme d’une massue, avec trois facettes articulaires : une plate qui regarde en bas et s'articule avec le calcanéum ; une autre sur le côté interne, concave, qui s'articule avec l’astragale ; la troisième, également sur le côté interne, en dessus de la première, est plus petite et s'articule avec Île tibia.
Ces animaux étaient plantigrades parfaits, dans ce sens, que le tarse et la carpe reposaient sur le sol, mais le poids du corps était porté par la partie externe des pieds d’une manière aussi accentuée que chez les édentés gravigrades ou chez les fourmilliers actuels.
Les relations de parenté entre les Homalodontotheridae et les Chalicotheridae se manifestent d’une manière très évidente par la forme crochue des doigts, par la disposition des surfaces articulaires distales des métacarpiens et des métatarsiens, par la forme des articulations proximales des premières phalanges, par les phalanges onguéales qui ont une forme semblable et sont fendues perpendiculairement à leurs extrêmités, par le caractère tout particulier d’avoir le doigt externe de chaque pied plus développé, et enfin par le caractère encore plus singulier d’être les doigts externes des pieds ceux qui supportaient le poids principal du corps.
Tous les caractères par lesquels les Homalodontotheridae s’éloignent des Chalicotheridae, comme la pentadactylie; la facette péronienne du calcanéum; l’astragale perforé, carré, plat