‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 14 sur 34 · ED · texte numérisé non relu

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guiculés. Pour les phalanges onguéales des Homalodontotheridae je ferai remarquer : la grande largeur de la fente terminale et ses branches peu pointues ; la forme plate et élargie de la moitié antérieure de la face palmaire; le contour arrondi de la surface dorsale; les nombreuses perforations et petits canaux vasculaires de la partie palmaire antérieure et de l’intérieur de la fente; et pour terminer, la présence de ces mêmes perforations et petits canaux, sur les parties inférieures des côtés latéraux, tandis qu'on en observe à peine des vestiges à la surface dorsale. Tous ces caractères me paraissent démontrer d’une manière assez évidente, que ces phalanges onguéales portaient des sabots très minces à la partie dorsale mais excessivement épais sur la face palmaire et en avant ; ces sabots, étaient sans doute un peu plus allongés que ceux de la généralité des ongulés, mais de bout arrondi et très épais. La fente terminale n'avait d'autre but que de donner plus de force à l'insertion du sabot, qui en haut était incomplet. Je crois qu'il doit en être de même du genre Chalicotherium.

Cette conformation est bien d’accord avec la construction des pieds, car je ne puis pas comprendre comment des animaux à doigts crochus comme l’Homalodontotherium et le Chalicotherium auraient pu marcher siles phalanges auraient été armées d'ongles pointues et arquées comme dans le fourmilier. Du reste, toute la construction du squelette est bien d’ongulé. Pourtant, en étudiant maintenant les caractères des membres des Homalodontotheridae, je dois reconnaître que ces animaux ne peuvent pas être conservés dans le sous-ordre des Litopterna, car en réalité ils sont bien éloignés des Macrauchenidae et des Proterotheridae. Je n’y trouve de rapports qu'avec les Chalicotheridae, et je ne peux placer ces deux familles dans aucun des sous-ordres d’ongulés connus jusqu'à ce Jour.

Excepté ces deux familles, tous les autres ongulés se laissent distribuer en deux groupes primaires bien caractérisés ;

Chez les uns, le nombre de doigts est impair (!, 3 ou 5)et le

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doigt du milieu de chaque pied (le troisième) est plus développé et supporte le poids principal du corps.

Chez les autres, le nombre de doigts est pair (2 ou #, rarement impair, 3 ou 5) et les deux doigts du milieu (troisième et quatrième), sont toujours plus développés, d’égale grandeur et supportent à eux seuls tout le poids du corps.

Les Homalodontotheridae et les Chalicotheridae ne peuvent être placés dans aucun de ces deux groupes, car chez eux les doigts les plus développés et qui supportent le poids principal du corps, sont les externes de chaque pied. Ce caractère singulier, suffit à lui seul pour démontrer que ces animaux doivent constituer un troisième groupe, pour lequel on devra adopter le nom d’Ancylopoda qui lui a donné le professeur Cope ; mais ce groupe devra être considéré comme an ordre d’ongulés et non d’onguiculés (1).

Ces Ancylopoda (ou Ancylodactyla), se distingueraient par le doigt externe de chaque pied qui est plus développé que tous les autres, par les pieds qui reposent sur le sol par leur côté externe avec la plante regardant en dedans, par les doigts crochus et les phalanges onguéales fendues ‘perpendiculairement à leurs extrémités distales.

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On s’apercevra que d’après cette définition, on ne peut pas placer lArtionyx parmi les Ancylopoda. En effet, je crois que le pied décrit par MM. Ossorn et WorTmanT sous le nom d’4rtionyx Gaudryi, procède d’un vrai Artyodactyle, probablement d’un animal qui, par la denture, doit se rapprocher de l’Entelodon et dont il faudra chercher la souche dans le genre Achaenodon, ou dans un autre genre éocène du même groupe. La conformation crochue des doigts et la compression des phalanges onguéales, ne seraient que le résultat d’une adaptation secondaire.

HomALODONTOTHERIUM, Huxley 1870.

(1) D’après ce que j'ai dit plus haut il est possible que les Astrapotheroidea représentent un quatrième groupe primaire d’ongulés.

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Homalodontotherium Cumninghami Flower 1874.

Homalodontotherium Segoviae Amegh. 1891.

Homalodontotherium excursum, n.sp. Se distingue par sa taille beaucoup plus petite que celle des deux espèces précédentes. L'astragale n’a que 74 mm. de longet 54 mm. de large; . le même os de l’H. Segoviae a 84 mm. de long et 62 de large; en plus l’astragale de TH. excursum diffère par l’excavation qui se trouve dans la partie postérieure externe de sa face articulaire supérieure qui est très peu accentuée. La plus grande largeur du calcanéum, en avant, est de 92 mm. dans le H. Segoriae et de seulement 80 mm. dans le A. excursum. Dans cette dernière espèce, la facette articulaire sustentaculaire du calcanéum est suivie par une expansion latérale interne qui n'existe pas sur le même os de l’autre espèce. La surface articulaire ectale pour l’astragale, de mème que la facette articulaire pour le péroné, sont plus relevées et regardent d'avantage en avant. La facette articulaire pour le cuboïde est très réduite.

Dans la conformation du tibia il y a des différences également considérables, Dans les deux espèces précédentes, la partie supérieure de cet os présente en arrière une cannelure verticale large et très profonde, de laquelle il en existe à peine des vestiges dans cette espèce. Le diamètre transverse maximum de l'extrémité proximale du tibia est de 100 mm. dans le H excursum et de 135 dans le H. Segoviae.

Homalondontotherium crassum, n. sp. Espèce de taille gigantesque ; malheureusement je n’en connais que quelques os isolés des pieds. L'extrèmité distale du troisième métacarpien a 42 mm. de diamètre transverse et 50 mm. de diamètre vertical; dans le FH. Segotiae, la même partie ne mesure que 36 mm. de diamètre transverse et 42 mm. de diamètre vertical. L'unciforme a 66 mm. de long, 72 de largeur maximum et 50 d'épaisseur ; dans le H. Segoviae le mème os a #9 mm. de long, 57 de large et 34 d’épaisseur. Le calcanéum, le lunaire et plusieurs autres 0s qui me sont connus conservent les mêmes

.15. Homalodontotherium Segoviae AMEGH. Crâne, vu d’en bas, à un tiers

de grandeur naturelle

3, Homalodontotherium Segoviie AMEGH, Crâne, vu d’en haut, à un tiers

de grandeur naturelle

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