‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 34 sur 34 · ATEN · texte numérisé non relu

ATEN

rieure qui est très mince, n’est qu'une prolongation du squamosal ; la partie inférieure beaucoup plus grande et rectangulaire, est séparée aussi par une suture verticale à la base, et représente l'os carré des oiseaux et des reptiles; cette pièce, porte à sa partie inférieure une surface articulaire plate qui représente la cavité glenoïde, et repose sur le condyle articulaire de la mandibule (). Le meatus auditorius externus s'ouvre latéralement dans la base de l’apophyse zygomatique, et sa partie antérieure est limitée par le bord postérieur de l'os carré. La voûte palatine se prolonge beaucoup en arrière des dents par la grande étendu des palatins et probablement aussi par le développement des pterigoïdes qui se dirigent en dedans pour prendre part à la formation du palais. L’angle mandibulaire est petit et arrondi. Les branches ascendantes de la mandibule sont couchées en arrière ; les condyles articulaires sont elliptiques, de surface supérieure plate et placés à la hauteur de la série dentaire, ou même plus bas. L'humérus porte toujours une grande perforation epitrochléenne ; la surface articulaire distale est étroite sur le côté interne, beaucoup plus large sur l’externe et ne porte pas de crête intertrochléenne. Le cubitus a la partie olécranienne plus longue et plus forte que dans Îles Dasypoda. Les phalanges onguéales manquent complètement de gaine osseuse pour l'insertion des ongles. L’axis et les deux ou trois vertèbres suivantes, ont les corps très aplatis et soudés les uns aux autres, ne formant q'un seul os. Les epyphyses des os longs restaient séparées jusqu'à un âge très avancé. L'omoplate a un coracoïde bien développé, long, et séparé par une suture persistante ; en outre, ce caracoïde porte au bout, une forte partie epyphysaire. Le sternum paraît encore plus singulier. Le presternum est une pièce très forte, très elargie latéralement

(1) Dans mon ouvrage, Contr. al conoc. de L. mam. fos. etc., je dit, que l’apophyse zygomatique du squamosal des mammifères doit repré— senter l'os carré dés oiseaux et des reptiles. Les Pellephilidue démontrent que j'étais dans levrai. |

pour recevoir, la première paire de côtes ; la partie interne de cette os est fortement concave, tandis que l’externe ou inférieure porte dans toute sa longueur une forte crête médiane tranchante et d’un développement énorme comparable seulement aux bréchet des oiseaux; la partie antérieure termine dans une échancrure en demi-cercle occupée par une surface articulaire, destinée sans doute à recevoir un épisternum.

Peltephilidae

PeurepaiLus, Amegh. 1887. Aux caractères que j'ai donné comme servant à distinguer ce genre, j'ajouterai encore, comme étant très importants, les suivants. La denture inférieure comprend 14 dents, 7 pour chaque branche mandibulaire, et sont disposées en arc de cercle comme à la mächoire supérieure. Les nasaux se prolongent en haut bien en avant des intermaxillaires, en forme d’une lame large, plate et ronde en avant. Le casque céphalique termine en avant par quatre plaques osseuses, deux antérieures placées sur le bord antérieur des nasaux, et deux postérieures placées immédiatement en arrière des premières. Ces quatre plaques, s'élèvent vers le centre en forme de pointe très haute et conique, constituant deux paires de

cornes osseuses longues, pointues et un peu arquées en arrière

et en dedans. Les deux cornes postérieures sont beaucoup plus longues que les antérieures; ces deux cornes de chaque côté, placées l’une derrière l’autre, sont séparées sur la ligne médiane par un espace assez large. Le Peltephilus est le premier édenté à cornes que l’on connaisse.

Peltephilus ferox, Amegh. Première quinzaine d'août 1891. — Synon. Peltephilus Clarazianus, Moreno et Mercerat, deuxième quinzaine d'août 1891. Les 7 molaires inférieures occupent un espace de 35 a 38 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la cinquième dent, 16 à 18 mm.

Peltephilus strepens, Amegh. 1887. — Synon. Cochlops muri-

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catus, Amegh. 1889 (partim). Peltephilus Heusseri, Mor. et Merc, 1891. Les 7 molaires inférieures occupent un espace de 40 à 45 mm. Hauteur de Ia mandibule en dessous de la cinquième dent, 22 mm.

Peltephilus pumilus, Amegh. 1887. Les 7 dents inférieures occupent un espace de 25 à 27 mm. La mandibule, en dessous de la cinquième dent a 10 à 12 mm. de hauteur.

Peltephilus giganteus, n. sp. (1). Cette espèce dépassait de plus du double la taille du P. strepens; sous ce rapport elle se rapprochait aux espèces du genre Propalaehoplophorus. Malheureusement elle ne m'est connue que par des pièces isolées et une grande partie du casque céphalique. La première dent supérieure (l'incisive) a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur, et 11 mm. de diamètre transverse ; la même dent du P. ferox n’a que 3 mm. 5 de diamètre antéro-postérieur et5 mm. de diamètre transverse. La pièce mediane postérieure du casque céphalique à #3 mm. de diamètre antéro-postérieur, #7 mm. de diamètre transverse en arrière et 25 mm. en avant; la même pièce du P. strepens a 35 mm. de diamètre antéro-postérieur, 35 mm. de diamètre transverse en arrière, et 19 mm. en avant; dans le P. ferox la même pièce mesure 26 mm. de diamètre antéro-postérieur., 26 mm. de diametre transverse en arrière et 16 mm. en avant. Les autres pièces du casque céphalique, les dents isolées, etc., conservent les mêmes proportions.

ANANTIOSODON, Amegh. 1891.

Anantiosodon rarus, Amegh. 1891.

Stegotheridae

STEGOTHERIUM, Amegh. 1887.

Stegotherium tesselatum, Amegh. 1887.

(1) Le petit fragment de mandibule avec une dent. sur lequel MM. Moreno et Mercerat ont fondé le Peltephilus grandis, d’après la description que les auteurs en donne, ne provient pas du genre Peltephilus.

Le

CETACEA

Les cétacés, que généralement sont considerés comme étant d’une époque relativement moderne dans la Patagonie, aparaissent dès l’éocène ; ils y sont représentés non seulement par les odontocetes, mais ce qui est plus surprenant encore, par des vraies mystacocetes. Malheureusement, on en possède encore que des débris très incomplets.

MYSTACOCETA

Balaenidae

BaLAENA, Lin.

Balaena Simpsoni, Phil. 1887. Les débris procédent de près de l'embouchure du Rio Santa-Cruz; et probablement de la formation patagonienne.

? PALAEOBALAENA, Moreno 1882 (nomen nudum).

? Palaeobalaena Bergi, Moreno 1882 (nomen nudum). Elle a été fondée sur des débris trouvés dans l'embouchure du Rio Santa-Cruz et proviennent de la formation patagonienne.

ODONTOCETA

Squalodontidae

D'après M. Moreno, il existe des débris indiquant l'existence d'animaux de ce groupe, dans la formation patagonienne du

Chubut. Il serait à souhaiter que l’auteur n'oublie pas que c’est lui le premier qu’y en a fait mention (1).

Pontoplanodidae

Il paraît que le genre Pontoplanodes (Saurocetes antea) n'a pas encore été trouvé dans le tertiaire de Patagonie.

Dans une brochure publiée dernièrement par M. Moreno (Noticias sobre alqunos cetäceos fôsiles y actuales de la Republica Argentina, p. 14 a. 1892) on lit ce qui suit: « Ameghino dit que les débris de ce genre (Saurocetes) ne sent pas rares sur les côtes de la Patagonie, mais il n’en faitmention d'aucun et je n’en connais pas non plus, pour ma part ».

M. Moreno, a une bien faible mémoire ; à la page 27 de son discours, Patagonia, resto de un continente hoy sumergido, a. 1882, il dit: «No os hablaremos de otros restos de mamiferosfosiles, como ser el Saurocetes argentinus (!), de delfines, de lo Dos marinos, que hemos recogido en el Chubut, juntos con restos de päjaros, porque seria hacer interminable esta conferencia »; je n'ai donc eu d'autre tort que de croire à sa parole.

DIAPHOROCETUS, n0Omen noOvVO, destiné à remplacer celui de Mesocetus, Moreno 1892, qui est preoccupé pour un genre de cétacés mysticetes du tertiaire de Belgique (Mesocetus van Beneden). Le genre de Patagonie (Diaphorocetus) me paraît appartenir à la famille des Pontoplanodidae. |

Diaphorocetus Poucheti (Mor.) Amegh. — Synon. Mesocetus Pouchet: Mor. 1892. L'espèce est fondée sur un crâne pas mal endommagé provenant de la formation patagonienne du Chubut.

(1) Il s’agit probablement des mêmes débris que MM. Moreno et Mercerat (voir Catalogue des oiseaux foss. de la Rép. Arg. a. 1891.) avaient attribués à des Zeuglodontidés.

Platanistidae

Diocnoricaus, nomen n0vo, destiné a remplacer celui de Notocetus Moreno 1892, qui est préoccupé pour un genre de cétacés mysticetes de la formation pampéenne, Noftiocetus, Amegh.,

Diochotichus van Benedeni (Mor.) Amegh.— Synon. Notocetus van Benedeni Mor. 1892. L'espèce est fondée sur un cräne presque entier avec la mâchoire inférieure et une partie de la denture, provenant de la formation patagonienne du Chubut.

MONOTREMATA

Dans la formation santa-cruzienne il existe encore d’autres débris. de mammifères, qui, tout en se rapprochant de ceux des édentés, ils en diffèrent tellement sous d’autres rapports, que je crois être plus dans le vrai en les considérant comme appartenant à des Monotrèmes primitifs. Du reste, il y a longtemps que je considère les édentés comme se rapprochant d'avantage des monotrémes que les marsupiaux. Un certain nombre des caractères que j'ai mentionné plus haut comme étant caractérisques de certains édentés fossiles (p. 395, 434- à 433), concordent parfaitement avec le degré d’infériorité des organes sexuels des Myrmecophaga et des Tardigrada de notre époque, et nous conduisent à placer ces animaux à côté des

monotrèmes (1).

(1) M. le prof. Lydekker, dans une note parue dernièrement /Note on the coracoidal element in Adult Sloths, with Remark on its Homology vient de montrer que la partie coracoidienne de l’omoplate des tardi grades actuels, peut rester indépendante jusqu'à l’âge adulte.

Ras -

Dideilotheridae

Dents nombreuses, en série continue, toutes égales, cylindriques, à base ouverte, avec la couronne conique, un peu comprimée, et couverte avec une mince couche d’émail. Les intermaxillaires pourvus de dents.

DipeicorHeriuM, Amegh. 1889. — Synon. Deilotherium, (preoccupé). Amegh., 1889.

Dideilotherium venerandum, Amegh. 1889. — Synon. Deilo-

therium venerandum, Amegh. 1889.

Scoteopsidae

Branches mandibulaires basses, longues, sans branche ascendante, sans angle mandibulaire et avec denture rudimentaire.

ScoTEoPs, Amegh. 1887.

Scotaeops simplex, Amegh. 1887.

Adiastaltidae

L'humérus est court, très large, aplati, et avec une grande expansion latérale externe vers la moitié de sa longueur; l’ouverture proximale de la perforation épitrochléenne est placée sur la face postérieure de l'os ; il n'y a pas de fosse olécranienne ni de fossette coronoïde. Le cubitus est droit, sans échancrure sigmoïde, sans crête olécranienne ni apophyse coronoïde. Les vertèbres du tronc ont les centres vertébraux percés à jour par deux grandes fenêtres que d'en bas se dirigent en hautet convergent dans une seule grande vacuité qui s'ouvre à l'intérieur du canal rachidien.

ADIASTALTUS, Amegh. 1893.

Adiastaltus habilis, Amegh. 1893. L’humérus est court et très élargi, particulièrement dans sa partie inférieure. La surface articulaire est très réduite en proportion de la grande expansion latérale de l’extrêmité distale ; le diamètre transverse est de 49 mm., et la surface articulaire n’occupe que 48 mm. La poulie présente deux éminences articulaires comme dans la généralité des mammifères, l’externe étant beaucoup plus grande que l’interne et d’une conformation assez semblable à celle qui distingue le genre Myrmecophaga ; ces deux éminences ne constituent qu’une seule poulie articulaire, dont la partie la plus inférieure ne s'étend pas à la partie postérieure de l'os. Le condyle interne est très grand et termine en dedans dans une tuberosité circulaire de 42 mm. de diamètre, séparée de l’éminence interne de la poulie articulaire par une échancrure profonde, large de 12 mm. ; l’expansion interne de l’entocondyle est donc large de 24 mm. ; l’ectocondyle est au contraire assez réduit et termine dans un bord de supination mince qui rentre en dedans en décrivant une courbe peu accentuée. La perforation épitrochléenne est d’une grandeur énorme, comme il n’y en a pas d’égale dans les mammifères connus ; sur la face antérieure de l’os, cette perforation descend jusqu’au bord de la trochlée articulaire, étant limitée en bas par léminence articulaire interne de la poulie et le bord de l’échancrure qui s’étend entre celle-ci et la tuberosité de l’entocondyle ; l’ouverture antérieure ou distale de cette perforation a un diamètre vertical de 49 mm. et 18 mm. de diamètre transverse maximun; l’ouverture proximale de la même perforation est placée sur la face postérieure de l'os, assez loin du bord interne. Sur la face antérieure, audessus de la poulie il n’y a pas de traces de fossette coronoidienne ; sur la face postérieure il n’y a pas de fosse olécranienne, la surface de l'os étant complètement plate. Le corps de l'os, dans sa partie moyenne n’est pas cylindrique, sinon aplatie d'avant en arrière ; le bord interne termine dans une

lame mince en courbe convexe, tandis que le côté externe présente une grande expansion latérale triangulaire, comparable par la forme et la position, au troisième trochanter du fémur de certains mammifères. La crête deltoide n’est pas trop longue ni bien forte, mais elle est assez large et termine en bas dans une forte tuberosité. La tête articulaire est fortement elliptique, avec son plus grand diamètre en direction transversale à la largeur de l'os, c’est-à-dire, d'avant en arrière ; elle a 19 mm. de diamètre antéro-postérieur et 14 mm. de diamètre transverse ; le trochiter est très fort et avec une grande tuberosité dirigée en dedans et en arrière ; le trochin est rudimenteire. Le tiers supérieur de l’humérus est arquée en arrière. L'os entier est long de 9 ctm. ; son extrêmité proximale est large de 25 mm. et l’extrèmité distale de #9 mm. ; vers la moitié de sa longueur il est large de 37 mm. etil n'a que 10 mm. d'épaisseur.

Le cubitus est un os complètement droit et comprimé latéralement ; l’olécrane est assez développé et porte à son extrémité supérieure une apophyse dirigée en arrière et en dedans comme dans celui du fourmilier ; il n’y a pas une véritable échancrure ou cavité sigmoïde, sinon une simple impression un peu concave, sans vestiges d'apophyse coronoïde en bas ni de crête correspondante, en haut. Quant à la disposition même des impressions sigmoiïdes, son plus grand rapprochement est avec celles du cubitus du fourmilier ; l’articulation du même os est très petite età demi-sphérique. Le cubitus entier est long de 104 mm. et le radius de 73 mm.

Les corps des vertèbres dorsales et lombaires ressemblent un peu à ceux des vertèbres des édentés gravigrades ; ils ont une grande vacuité qui s'ouvre en haut dans l’intérieur du canal rachidien, par une perforation irrégulièrement circulaire, placée vers le milieu du corps, plus grande que celles qui présentent les corps des vertèbres des gravigrades de la même époque. Cette vacuité s'ouvre à la partie inférieure par deux grandes perforations ou fenêtres elliptiques placées une sur

chaque côté de la ligne mediane. Les vertèbres lombaires ne présentent pas les surfaces articulaires supplémentaires qui distinguent les gravigrades et tous les édentés americains. Voici les dimensions d'une vertèbre lombaire : longueur du corps, 23 mm. ; diamètre vertical 16 mm. ; diamètre transverse 97 mm. Diamètre du canal rachidien : vertical 14 mm. ; transverse 19 mm. L'ouverture supérieure de la vacuité vertébrale a G mm. de diamètre longitudinal et 5 mm. de diamètre transverse ; chacune des ouvertures inférieures a 5 mm. de long sur 4 de large. |

Adiastaltus procerus, n. sp. La taille est la même que celle de l’espèce précédente, mais elle s’en distingue par plusieurs caractères. La tuberosité du condyle interne est beaucoup plus forte et plus grande, allongée transversalement, et avec sa sur face terminale qui regarde surtout en avant; cette tuberosité mesure 14 mm. de diamètre transverse et seulement 7 mm. d'avant en arrière. L’échancrure entre cette tuberosité et le bord interne de l’éminence articulaire pour le cubitus est beaucoup moins profonde que dans l’espèce précédente. La perforation épitrochléenne traverse l’os moins obliquement de manière que l'ouverture de la face postérieure se trouve plus au milieu de l'os ; en outre, cette perforation est beaucoup plus petite et sur la face antérieure de l'os estrejetée plus en dehors, de manière que sa partie interne n'arrive pas à la base de la poulie articulaire, L'ouverture antérieure de cette pertoration a 40 mm. de diamètre vertical et 6 mm. de diamètre transverse Maximum.

PLaGiocogzus, n. gen. Se distingue par l’humérus qui est beaucoup plus aplati que dans le genre précédent, et par sa perforation épitrochléenne très petite, elliptique ou déprimée et placée obliquement ; l'ouverture proximale de cette perforation est placée aussi sur la face postérieure de los, assez loin du bord interne ; l'ouverture distale ou de la face antérieure est placée sur l’échancrure qui sépare la tuberosité de l’entocondyle du bord interne de la poulie articulaire. L'entocon-

PT de

dyle est très grand, mais sa tuberosité est fortement déprimée et passe insensiblement à une expansion latérale interne en forme de lame. L'expansion du condyle externe à côté de la poulie articulaire est rudimentaire et arrondie. La poulie articulaire est de forme égale à celle de l’Adiastaltus mais ily a en arrière un rudiment de fosse olécranienne.

Plagiocoelus obliquus, n. sp. La taille est un peu plus petite que celle de Adiastaltus habilis. La partie distale de l’humérus a 4 ctm.de diamètre transverse et sa plus grande épaisseur ne dépasse pas 8 mm. L'ouverture antérieure de la perforation épitrochléenne a un diamètre perpendiculaire de 8 mm. et seulement 3 mm. de diamètre transverse. La poulie articulaire a 15 mm. de diamètre transverse. Le bord interne de l'os forme une lame mince, tandis que le bord externe est gros, aplati et décrit une courbe concave.

Anathitidae

Humérus court, large, avec une grande perforation épitrochléenne, et sans fosse olécranienne ni fossette coronoïde ; les deux facettes articulaires pour le cubitus et le radius sont séparées par une entaille large et profonde qui donne à cet os une apparence bifide. Les centres des vertèbres du tronc présentent une grande vacuité qui s'ouvre en bas par deux fenêtres ovales très grandes, et en haut par une grande vacuité surmontée par une lame osseuse longitudinale en forme de pont. à

ANATHITUS, Amegh. 1892.

Anathitus recelator, Amegh. 1892. L'espèce est fondée sur la moitié inférieure d’un humérus droit, et une vertèbre lombaire intacte, pièces qui présentent des caractères reptiloïdes très apparents.

La partie conservée de l’humérus mesure 6 ctm. de longueur et 6 de largeur ; l’humérus entier ne devait avoir plus de 40 à

12 ctm. de long; sa forme générale était à peu près rectangulaire, et ses caractères bien differents de ceux de l’Adiastaltus. Sa face postérieure est complètement plate, tandis que l’antérieure est comme courbée d'en haut en bas, présentant vers le centre une concavité transversale très accentuée. La surface articulaire distale, au lieu de former une poulie unique comme chez tous le mammifères, présente deux facettes articulaires distinctes, l’une pour le cubitus et l’autre pour le radius ; ces deux facettes occupent une partie considérable de l’extrèmité distale, et sont séparées l’une de l’autre par une échancrure très profonde, dirigée d’avant en arrière, qui donne une apparence bifide à l’extrèmité inférieur de l’os. La surface articulaire interne ou cubitale est plus petite que l’externe ouradiale, decontour à peu près circulaire,avec un diamètre de 19 à 22 mm.; cette facette est à peine un peu convexe, avec le contour formé par un bord très aigu, et regarde en bas sans s’étendre ni sur la face antérieure, ni sur la face postérieure de l’os. La surface articulaire externe est beaucoup plus grande et d’une forme complètement différente; elle ne passe pas sur la face postérieure de l'os, sinon qu’elle occupe toute la partie inférieure correspondante et passe sur la face antérieure où elle s'étend considérablement. Cette surface articulaire regarde donc en bas et en avant; elle est étroite et convexe en bas, large et concave en haut, avec sa partie concave supérieure limitée par une forte crête en demi-cercle; cette surface articulaire mesure 28 mm. du haut en bas et 15 à 22 mm. de diamètre transverse. Les deux surfacesarticulaires distales occupent un espace transversal de 46 mm. :; ces facettes articulaires sont constituées par du tissu osseux compacte et de surface lisse comme dans tous les mamifères terrestres, mais il paraît qu’il n’y avait pas de parties ephysaires distinctes ; l’echancrure qui sépare les deux facettes articulaires a de 5 à 7 mm. de largeur et un centimetre de profondeur. Vers le bout supérieur, cassé, de cette pièce, on voit le commencement de la crête deltoïde qui était excessivement développée. Bien que la région de l’en-

nn. nd.

tocondyle est en partie detruite, on y voit encore les vestiges d’une perforation épitrochléenne énorme, proportionnellement aussi grande que celle de l’humérus de l’Adiastaltus, et occupant la même position que dans celui-ci. Cette pièce, ne présente ni fosse olécranienne ni fossete coronoïde. Il n’y a pas d'expansion laterale ectocondylienne, mais l’entocondyle à en juger par la partie conservée, devait etre aussigrand que celui de l’Adiastaltus.

La vertèbre lombaire, dont le corps a perdu les epiphyses, ressemble à celles de l’Adiastaltus mais la vacuité vertébrale et ses ouvertures sont beaucoup plus grandes; on peu l'appeler une vertèbre percée à jour ; en regardant par les deux fenêtres de la face inférieure on distingue parfaitement tout le intérieur du canal rachidien. L'ouverture supérieure porte un pont osseux comme dans les vertèbres des Sparassodontia et d'autres mammifères primitifs, mais beaucoup plus mince. Le corps de la vertèbre, sans épiphyses, mesure 26 mm. de longueur, 25 mm. de diamètre vertical et 37 mm. de diamètre transversal. Le trou rachidien a 24 mm. de diamètre vertical et 28 mm. de diamètre transverse. La vertèbre entière, de la pointe de l’apophyse épineuse au bord inférieur du corps, est haute de 92 mm. L'ouverture supérieure de la vacuité vertebrale a 9 mm. de diamètre longitudinal et 14 mm. de diamètre transverse ; chacune des deux ouvertures inférieures a 11 mm. de longueur et 7 mm. de largeur.

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