‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 8 sur 34 · S JUIN LE · texte numérisé non relu

S JUIN LE

DAC LIT x 4 VA 4 LÀ, \ S FO SLX à É # Le, L-— " CAE STE, EX fl ES « re à F5 Le £ LL MER BRL (S .

(5 è Q RE L NS ES : K3 FFE) à: = Fe «| = a | nn ï HiH!

HT 1 : L | ! ll fl il

Fig. 10. Pseudocælosoma patagonica AMEGH. Le palais avec la denture, vu d’en bas aux * de grandeur naturelle

sième trochanter très développé et l’humérus porte une large perforation intercondylienne.

LAC pes

PROTEROTHERIUM Amegh. 4883.—Synon. Anoplotherium Bravard 4858; Anchitherium Burmeister 1879; Anisolophus Burmeister 1885; Diadiaphorus Merc. 891(partim) non Diadiaphorus Amegh.; Oreomeryx Merc. 1891 (partim); Anomodontherium Merc. 1891; Diaphragmodon Mercerat 1893; Thoatherium Merc. 1891 (non Thoatherium Amegh.). Dans ce genre, les deux premières vraies molaires supérieures ont les deux tubercules internes toujours bien séparés par un sillon perpendiculaire; le tubercule antérieur interne est toujours relié au tubercule antérieur intermédiaire par une crête oblique; les deux tubercules internes et les deux intermédiaires sont séparés des tubercules externes par une vallée longitudinale large et profonde. La dernière molaire inférieure porte un troisième lobe formé par deux tubercules, un externe et l’autre interne plus petit; ce dernier. tubercule se trouve également sur l’avant dernière molaire, mais dans un état complètement rudimentaire. Les incisives internes inférieures sont beaucoup plus petites que les externes. La p.- est à une racine ou à deux racines fondues. Les pieds sont tridactyles, avec le doigt central long et grèle, et les doigts lateraux très petits.

Proterotherium australe (Burm.) Amegh.—Synon. Anchitherium australe Burm. 1879; Anisolophus australis Burmeister 1885; Proterotherium australe Amegh. 1887; Diadiaphorus australis Mercerat 1891; Anisolophus Burmeisteri Mercerat 1891. Dans cette espèce, le tubercule intermédiaire postérieur des vraies molaires supérieures se fond avec le tubercule postérieur interne, tandis que dans toutes les autres espèces, ce tubercule se réunit au tubercule interne antérieur. Le tubercule postérieur interne de la dernière molaire supérieure est atrophié. J'ai determiné ces caractères, par l'examen de la pièce originale aù Musée National, car la figure qu’en a publié Burmeister est méconnaissable.

Proterotherium curtidens Amegh. 1891. La dernière molaire inférieure est à peine un peu plus longue que l’avant dernière et avec le troisième lobe très peu accentué. Toutes les dents

sont assez grosses mais pas trop longues. Les incisives externes inférieures sont très grandes. La dernière molaire supé-

g À > 3 ; Fig. 11. Proterotherium cavum AMEGu. Le crâne, vu en dessous, aux ÿ de

grandeur naturelle. z incisives; p 1,2, 3et 4, les quatre prémolaires ; m 1,2 et 3, les trois vraies molaires.

rieure n’a pas de denticule postérieur interne séparé, le coin postérieur interne étant relié au denticule antérieur

par une crête, sans qu'il y ait de sillon perpendiculaire interne. Les sept molaires supérieures ont de 72 4 75 mm. de long, et les sept molaires inférieures de 74 à 79 mm. De la partie antérieure de l’incisive externe inférieure à la partie postérieure de la dernière molaire, il y a 98 mm.

Proterotherium cavum Amegh. 1887.— Synon. Anisolophus australis Mercerat 1891 (non Anis. australis Burm.); Oreomeryx propius Merc. 1891; Oreomeryx superbus Merc. 1891; Thoatherium periculorum Merc. 4891 ; Thoatherium minusculum Merc. 1891 (non Thoatherium minusculum be juil Anomodonthe-— rium montanum Merc. 1891.

Fig.12. Proterotherium cacum AMEGH. Mandibule, vue d’en haut, aux ÿ de grandeur naturelle. z 1 et z 2, les deux incisives; €, canine; p 1, 2,3 et 4, les prémolaires; m 1, 2 et 3, les vraies molaires.

Protherotherium cingqulatum Amegh. 1891. Dans cette espèce, les deux dernières prémolaires supérieures ont un fort rebord d’émail sur la base du côté interne de la couronne. Le rebord d’émail de la base du côté externe de la couronne est bien développé sur les deux dernières prémolaires et sur les quatre vraies molaires. Distance de la partie antérieure de l’incisive supérieure à la partie postérieure de la dernière molaire, 97 mm.

Protherotherium perpolitum, n. sp. Dans cette espèce, la dernière molaire supérieure a le lobe postérieur de grandeur presque égale à l’antérieur; le cuspide intermédiaire postérieur

en

est atrophié et forme un simple prolongement accessoire du cuspide postérieur interne qui est très développé. Le cuspide interne postérieur de la même dent, a la forme d’une crête transversale séparée du cuspide antérieur par un sillon profond. Cette dent est longue de 10 mm. et large de 17.

Proterotherium pyramidatum, n. sp. Cette espèce est de taille assez considérable et se distingue facilement par la forme de la dernière molaire supérieure. Cette dent n’a pas de cuspide interne postérieur, ou il est fondu avec le cuspide interne antérieur qui est très grand et dont la base prend tout le côté interne de la dent; le bord postérieur et le coin postérieur interne sont unis au cuspide antérieur interne par une crête aiguë, d’où il en resulte que cette dent ne présente pas la division en deux lobules internes qu’on remarque sur la même dent des autres espèces. La troisième prémolaire supérieure porte un fort rebord d’émail à la base du côte interne. Toutes les molaires et prémolaires supérieures présentent sur le côté externe, à la base de la couronne, un fort bourrelet d'émail. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 80 mm.

Proterotherium nitens, n. sp. Dans cette espèce les deux dernières prémolaires supérieures ont un fort rebord d’émail sur la base du côté interne, tandis que la crête perpendiculaire mediane (mesostyle) de la face externe des mêmes dents est effacée. Dans les vraies molaires supérieures, cette même crête est rudimentaire. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 69 mm,

Proterotherium principale, n. sp. Se distingue par sa taille considérable, deux fois plus grande que celle du P. catum. La denture, paraît présenter dans sa forme une transition au genre Licaphrium. Le cräne est étroit et aplati, avec la surface supérieure dans une même ligne horizontale et l’occipital fortement rejeté en arrière. La dernière molaire supérieure à le denticule (ou tubercule) interne antérieur très grand, occupart à lui seul tout le côté interne de la dent. Le tubercule

postérieur interne des deux dernières prémolaires supérieures est petit et uni au tubercule antérieur interne par une crête \ongitudinale. Les incisives supérieures sont relativement petites. Les molaires et prémolaires inférieures n’ont pas de bourrelet d’émail à la base de la couronne. Le crâne, de la partie antérieure des intermaxilaires à la p‘:2 postérieure des condyles articulaires occipitaux à 19 cent. de long. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 75 mm., et les sept inférieures de 90 mm. Le diastème qui sépare la canine de la première prémolaire n’a que 6 mm.

Protherotherium divortium,.n. sp. Par la taille, cette espèce se rapproche de celle qui la précède, mais elle s’en distingue par sa mandibule inférieure de branche horizontale excessivement basse. Les deux incisives inférieures internes sont petites, cylindriques et divergeantes, séparées sur le bord alvéolaire par un diastème de #4 à 5 mm.; les deux incisives externes sont très grandes, iarges et déprimées. Les canines inférieures sont petites et ont la forme d’incisives. Le diastème qui sépare la canine de la première prémolaire n’a que k mm. Les trois premières prémolaires inférieures occupent un espace de 35 mm. Hauteur de la mandibule au-dessous de la troisième premolaire, 20 mm.

Proterotherium brachygnathum, n. sp. Cette espèce se distingue immédiatement par la denture de la mandibule quiest en série continue, sans diastèmes, toutes les dents très pressèes les unes aux autres, et par conséquent avec la partie antérieure dela mandibule très courte. Les molaires et prémolaires ont un bourrelet d’'émail à la base de la couronne, sur le côté externe. La p. - a 12 mm. de long. Les incisives, la canine et Les quatre prémolaires n’occupent que #8 mm. de long. Hauteur de la mandibule au-dessous de la p. ; 19 mm.

Proterotherium intermedium, n. sp. Cette espèce se rapproche dela précédente, mais les dents ne sont pas si pressées, et il ya un petit diastème entre la première prémolaire et la canine. L ‘incisive externe est peu développée; la première prémolaire

LC QU

est très petite et à une seule racine cylindrique. La dernière prémolaire et les vraies molaires inférieures portent un bourrelet d’émail sur la base du côté externe; ce bourrelet n'est bien développé qu’au lobe antérieur de chaque dent. La série dentaire inférieure du bord alvéolaire de l’incisive externe au bord postérieur de la dernière molaire a 83 mm. de long. Hauteur de la mandibule au-dessous de la m.; 21 mm. Proterotherium mixtum, n. sp. C'est une espèce que par la forme des p. ? et { presente une transition au genre Licaphrium. Sur ces deux prémolaires, la division er deux lobes internes est peu accentuée, et les deux tubercules internes sont en partie reunis par une crête longitudinale incomplète. Les crêtes perpendiculaires du côté externe des molaires supérieures sont très accentuées. Toutes les molaires et prémolaires supérieures portent sur le côté externe, à la base de la couronne, un fort rebord d’émail, mais il n’y en a pas de vestiges sur le côté interne des mêmes dents, Les molaires et prémolaires inférieures ont leurs cavités internes très peu accentuées et portent un bourrelet d’émail incomplet à la base du côté externe. La première prémolaire inférieure a deux racines bien séparées. L’incisive inférieure externe est proportionnellement très petite. La première prémolaire, la canine et les incisives inférieures sont séparées par des diastèmes réguliers. Les pieds sont assez forts et se rapprochent de ceux du genre Licaphrium. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 80 mm., et les inférieures de 85 mm. TETRAMERORHINUS, n. gen. La denture est comme dans le genre Proterotherium. Les os du nez sont formés par quatre pieces distinctes, les deux nasaux et deux autres os qu'ont peut appeler des internasaux. À peu près vers le tiers en avant de leur jonction avec les frontaux, les nasaux se séparent formant comme les deux branches d’une fourche, entre lesquelles s'intercalent les os internasaux; ces os se prolongent très peu en avant des nasaux et terminent en pointe. Par la position que ces os occupent on ne peut pas les regarder comme

les homologues des prénasaux de plusieurs mammifères.

Tetramerorhinus fortis, n. sp. Le cräne de cette espèce a 20 cent. de long. Les nasaux et internasaux ont 58 mm. de long. L'écartement des deux branches des nasaux en avant est de 2 cent. Les internasaux sont larges au milieu et pointus en avant et en arrière. Les incisives supérieures sont petites. Les sept molaires supérieures occupent 82 mm. de longueur.

Tetramerorhinus lucarius, n. sp. Se distingue facilement par sa taille beaucoup plus petite, Les nasaux et internasaux n’ont que 40 mm. de long. Les internasaux sont moins distincts que dans l’autre espèce. Les sept molaires supérieures ont 57 mm. de long.

Licapuriom Amegh. 1887. Synon. Anisolophus Merc. (partim) 1891. Les molaires supérieures se distinguent facilement de celles du genre Proterotherium, par leur côté interne qui n’est

pas divisé en deux lobes, et par conséquent ne présentent pas

de sillon perpendiculaire ou il est à peine accentué. Cela dépend des deux tubercules internes qui sont réunis d’une manière plus ou moins complète par une crête longitudinale, cette crête constituant ainsi le bord interne de la couronne. Le nombre de tubercules de la couronne des molaires supérieures est le même que dans le genre Proterotherium, mais les creux qui les séparent sont très peu accentués. La dernière molaire supérieure n’a pas de tubercule postérieur interne. Dans les molaires et prémolaires inférieures les deux creux en V du côte interne de chaque dent son également peu profonds; en outre, le creux postérieur de chaque dent porte en arrière un fort tubercule accessoire; ce tubercule dans le genre Proterotherium ne se trouve qu'a la dernière molaire, et aussi sur l’avant dernière mais ici dans un état complètement rudimentaire ; le même tubercule fait complètement défaut sur les molaires des genres Thoatherium et Diadiaphorus. La m.; porte toujours un troisième lobe assez développé. La p.- est à deux racines et les incisives externes inférieures so nt toujours beaucoup plus fortes que les internes. Les os

des pieds, et spécialement ceux du doigt du milieu sont courts et gros comme dans le genre Diadiaphorus.

Licaphrium Floweri Amegh. 1887. — Syn. Anisolophus Fischeri Merc. 1891.

Licaphrium granatum, n. sp. La taille est la même que celle de L. Floweri mais s’en distingue par les molaires et les pré-

Fig. 13. Licaphrium Floweri AMEGH. Le palais avec la denture, d’un individu très vieux, vu en dessous, aux ? de grandeur naturelle. à incisive ; p 1, 2, 3 et 4, les quatre prémolaires; m 1, 2 et 3,'les trois vraies molaires.

molaires inférieures qui portent à la base de la couronne, sur le côté externe, un fort bourrelet d'émail avec la surface fortement granulée et le bord dentelé. Les mêmes dents sont complètement lisses sur le côté externe. Les sept molaires inférieures ont 97 mm. de long.

Licaphrium intermissum Amegh. 1891. Dans un individu très vieux, les sept molaires supérieures ont 81 mm. de long et les

Fig.

yo =

sept inférieures 92 mm. Hauteur de la mandibule en desous de la m. ;, 27 mm.

Licaphrium parvulum Amegh. 1887. —Syn. Licaphrium arenarum Merc. 1894.

Licaphrium proclivum, n. sp. Cette espèce est plus petite que le L. parvulum. L'émail des dents n’est pas ridé. Les vraies molaires inférieures ont à la base de la couronne, sur le côté externe, un rebord d’émail peu développé. La p., porte un tubercule interlobulaire externe. Les deux incisives inférieures internes sont petites, cylindriques, divergeantes et séparées

14. Licaphrium Floweri AMEGx. Branche droite de la mandibule, vue du côté

externe et d’en haut, aux ? de grandeur natturelle

par un petit diastème. Il y a un autre petit diastème entre la canine et la première prémolaire. La canine inférieure est placée contre l’incisive externe, sans diastème qui les sépare. Les deux incisives de chaque côté sont aussi placées l’une contre l’autre. Les sept molaires inférieures ont 77 mm. de long. La mandibule en dessous de la dernière prémolaire a 19 mm. d'hauteur. |

Licaphrium debile, n. sp. Cette espèce se distingue par sa taille encore beaucoup plus petite que celle de l'espèce précédente, mais ses molaires étaient presque aussi grosses. La

Ar

canine inférieure est isolée par un petit diastème en avant et un autre en arrière. La première prémolaire est implantée sur la symphyse mandibulaire. La deuxième prémolaire a près d’un centimètre de long et se trouve implantée immédiatement en arrière de la symphyse. Les deux premières prémolaires occupent un espace de 16 mm. de long. La distance du bord alvéolaire de l’incisive interne au bord alvéolaire postérieur de la deuxième prémolaire, est de 27 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la p. ;, 12 mm.

Licaphrium tenuae, n. sp. Cette espèce était encore beaucoup plus petite que la précédente ; sa taille dépassait à peine celle d’un lièvre. La symphyse mandibulaire était courte, et la p. ; était implantée au dessus de la partie symphysaire. La symphyse n’a que 18 mm. de long. Les deux premières prémolaires inférieures ont 43 mm. de long. La distance du bord alvéolaire antérieur de l’incisive externe au bord postérieur de lap. > n’est que de 20 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de la p. ;, 12 mm. L'extrèmité distale du métacarpien moyen (troisième) n’a que 8 mm. de large.

TicHovox, n. gen. Ce genre singulier ne m'est connu que par un morceau de mandibule avec la dernière molaire et une partie de l’avant dernière. La dernière molaire porte un troisième lobe assez fort, mais qui se trouve placé plutôt en dedans qu’en arrière ; le sillon perpendiculaire qui sépare les deux derniers lobes, est placé sur la face postérieure de la dent; sur la face antérieure externe du lobe antérieur il y a un sillon ou dépression perpendiculaire qui le divise également en deux parties, l’antérieure étant l'équivalent du talon postérieur ou troisième lobe de la même dent. Cette dent présente ainsi sur le côté externe : les deux lobes normaux, un talon postérieur et un autre antérieur. Sur la base du côté externe de la dent il y a un fort bourrelet d’émail, très haut et à surface lisse. L'avant dernière molaire avait un bourrelet semblable.

Tichodon quadrilobus, n.sp. C'était un animal de petite taille. La dernière molaire inférieure n’a que 13 mm. de long.

ENV ES

Hgpracoxus n. gen. Les vraies molaires supérieures de ce genre se distinguent pour présenter à leur couronne, sept cuspides ou tubercules, deux externes, deux intermediaires, deux internes, et le septième qui est très développé, se trouve placé sur le côté interne dans le sillon perpendiculaire qui sépare les deux cuspides internes. Ce cuspide manque aux dents de tous les autres Proterotheridae qui me sont connus.

Heptaconus acer, n. Sp. La première vraie molaire supérieure de cette espèce a 15 mm. de long et 19 de large.

Fig.15. T'hoatherium minusculum AMEGH. Mandibule vue d’en haut et de côté, aux ? de grandeur naturelle. 4 1 et 2, les incisives; c, canine; D 1, 2,3 et 4, les prémolaires ; m 1, 2 et 3, les vraies molaires.

Taoaraeritum Amegh. 1887. — Synon. Merycodon Merc. 1891; Rhagodon Merc. 1891. Les représentants de ce genre ont les membres grêles comme dans le Proterotherium, mais au lieu d’être tridactyles à la manière de celui-ci et de l’Hipparion, ils sont monodactyles comme les chevaux. Sous ce rapport, le Thoatherium est encore plus avancé que le genre Equus, car les métatarsiens latéraux sont encore plus rudimentaires que dans les Equidés. Les molaires supérieures se distinguent de celles de tous les autres Proterothéridés par l’absence du tubercule in-

SR

termédiaire postérieur ou pour n'en présenter que des vestiges à la base du tubercule antérieur interne. Les quatre incisives inférieures sont petites et à peu près de même grandeur. La dernière molaire inférieure n’a pas de troisième lobe. Les vraies molaires inférieures n'ont pas de cuspide accessoire dans le creux postérieur interne en forme de V.

Thoatherium minusculum Amegh. 1887. — Syn. Merycodon rusticus Mere. 1891.

Thoatherium crepidatum Amegh. Première quinzaine d'août 1891.— Syn. Merycodon Damesi Merc. Deuxième quinzaine d'août 1891; Rhagodon gracilis Merc. Deuxième quinzaine d'août 1891.

Thoatherium rhabdodon n. sp. De la même taille que le T. minusculum. Les prémolaires supérieures de cette espèce se distinguent facilement par la couche d'émail du côté interne de la couronne dont la surface porte des fortes rides perpendiculaires. Les vraies molaires supérieures présentent sur le côté interne, à la base de la couronne, des granulations ou petits tubercules d’émail.

Draprapaorus Amegh. 1887. — Syn. Bunodontherium Merc. 189 ; Oreomeryx Merc. (partim) 1891. Le genre Oreomeryx a été basé sur la denture de lait des genres Proterotherium, Diadiaphorus et Licaphrium. Dans le genre Diadiaphorus, les deux dernières prémolaires supérieures n'ont pas de tubercule intermédiaire postérieur et les deux tubercules internes sont unis par une crête oblique longitudinale qui se prolonge en avant jusqu'à se fondre dans le tubercule intermédiaire antérieur. Dans les deux premières vraies molaires supérieures, les deux tubercules internes sont séparés par un sillon profond qui pénètre dans la couronne et la divise en deux lobules internes bien séparés, dont l’antérieur est deux fois plus grand que le postérieur. Le tubercule intermédiaire postérieur se fond de bonne heure, soit avec le tubercule postérieur externe, soit avec l’antérieur interne. Dans la dernière molaire supérieure le tubercule postérieur interne est atrophié. Les incisives in-

D — ternes inférieures sont très petites et les externes beaucoup plus grandes et aplaties. La première prémolaire inférieure a deux racines, mais pas si bien séparées que dansle genre Licaphrium. Les creux en V du côté interne des molaires et prémolaires inférieures sont peu profonds, et il n’y a pas de cuspide accessoire dans le creux postérieur interne d'aucune des molaires. La dernière molaire inférieure n’a pas de troisième lobe. Les membres sont robustes, et le doigt du milieu de chaque

Fig. 16. Diadiaphorus majusculus. AMEGH. Partie antérieure du crâne, vue de côté, aux

de grandeur; #, intermaxilaire; m, maxilaire; n, nasal; j, frontal

pied est court et gros comme dans le genre ZLicaphrium, et non grêle et long comme dans le genre Proterotherium. Diadiaphorus majusculus Amegh. 1887. — Syn. Bunodontherium majusculum Merc. 1891; Bunodontherium patagonicum Merc. 1891; Oreomeryx Rutimeyeri Merc. 1891. Le crâne entier de la partie antérieure de l’incisive à la partie postérieure des

condyles occipitaux, mesure 23 cent. de long, et son diamètre

transverse maximum est de 42 cent.

Diadiaphorus velox Amegh. 1887.

Diadiaphorus diplinthius Amegh, 1894.

er -

Diadiaphorus robustus, n.sp. Cette espèce se distingue par sa taille un peu plus considérable que celle du D. majusculus, par ses formes beaucoup plus robustes, et par la paire d’incisives internes inférieures qui divergent beaucoup et sont séparées l’une de l’autre par un diastème de 6 mm. de large. Le crâne a 24 cent. de long. Les sept molaires supérieures ont 117 mm. et les sept inférieures 120 mm. Hauteur de la mandibule en dessous de l'avant dernière molaire, 35 mm.

gd —

Page 1