‹ Epaves poétiquesChapitre 22 sur 77 · A MGR GRAVEL · texte numérisé non relu

A MGR GRAVEL

LEUB PREMIER ÉVÊQUE

Premier anniversaire de sa fête.

Désormais, Monseigneur, quand, dans nos froids séjours. Du beau printemps vermeil reviendront les beaux jours.

Avec les feuilles renaissantes, Avec les rayons d'or, le chant du rossignol, Et les premiers parfums qu'apporte dans son vol

L'aile des brises caressantes ;

Le front tout couronné de vierges floraisons, Quand lAuge qui préside aux fécondes saisons

Ouvrira son vaste annuaire, Avec le cri d'amour, avec l'hymne éternel, Avec i'alleluia qui monte solennel

Des forêts et du sanctuaire ;

Entre la Pàque sainte et le retour aimé De l'époque tieurie où le doux mois de mai

Change ses roses eu rosaire, Ainsi qu'une aube blonde aux reiiets bienfaisants, Sm* Islcolet joyeux va luire tous les ans

Un radieux anniversaire.

Ce sera, Monseigneur, votre fête ; elle aura Ce cachet spécial pour uous, qu'où y verra

— Coïncidence fortunée — Ardente, et souriant à tous les renouveaux, La jeunesse du cœur prodiguer ses bravos

A la jeunesse de l'année.

Votre fête sera la fête du printemps ; On y célébrera sa gloire en même temps

Qu'on y célébrera la vôtre — Y trouvant mille traits communs, et confondant Ses souffles généreux, son soleil fécondant

Avec votre zèle d'apôtre.

Chacun, en contemplant sa prodigalité, De votre paternelle et touchante bonté

Croira voir la vivante image ; Autant que sou ciel pur vos vertus brilleront, Et devant vous et lui les âmes s'uniront

Dans un reconnaissant hommage.

Or, de ce jour béni que nos petits neveux

Verront, si le Très-Haut daigne combler nos vœux.

Briller encore et puis encore.

De ce jour glorieux, bien cher à lui surtout, Dans ce bon vieux collège ou accourt de partout

Saluer la première aurore.

Et, Monseigneur, ici, c'est à cœur déployé ; Car, nous le savons tous, vous êtes l'envoyé

De Celui qui disait aux hommes :

" Laissez venir ji moi tous les petits enfants !. . . Et s'il faut des vivats et des cris triomphants.

Comptez sur nous, car nous en sommes !

Mai, 1886.

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