‹ Éphémérides des loges maçonniques de LyonChapitre 10 sur 78 · SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM

Cliapitre créé par les Jésuites, à Lyon. L'établissement de tous ces corps indépendants, amène peu à peu une telle

confusion, un tel désordre, que ces conseils, ces consistoires, ces tribunaux et ces Chapitres, ne savaient euxmêmes quel était le véritable corps constituant en France- (Em. Rebold, Histoire des 3 grandes Loges de Francs- Maçons, pages 47 et 48).

Leurs degrés se composaient de vingt-cinq grades.

Une autre Loge mentionnée^ à Lyon, avec pièces à l'appui de sa constitution régulière, est celle de

L'AMITl£

Ses constitutions sont ainsi conçues :

A la Gloire du Grand Architecte de V Unioers, et sous les auspices de notre très illustre, très respectable et très vénérable frère le Comte de Clermont, prince du sang. Grand- Maître de toutes les Loges régulières de France.

Et renovabis laciem terrœ.

Par les trois lumières mystiques que nous ne devons jamais perdre de vue, et d*un lieu très éclairé où règne le secret, Vunion et le silence.

Van de la Maçonnerie, 5775 et du style ordinaire le quinzième Juin mil sept cent cinquante-huit.

Nous soussignés. Maîtres et Officiers de la Grande Loge, à Paris, certifions et mandons à tous les frères, répandus tant sur terre que sur mer, que nous nous sommes assemblés par mandats exprès dans la Régulière Loge de Saint-Jean, pour délibérer sur la requête présentée à nous, par un nombre de très bons frères de la ville de Lyon, dont le désir est d'exercer régulièrement, dedans et hors de Loge, les loix de la véritable Franche-Maçonnerie, et dont la demande est d'établir à leur tête pour les régir et gouverner, un frère avec le titre de Maitre. Après notre Loge ouverte avec les

cérémonies requises ; et sur les preuoes de probil<* , de bonnes mœurs, du frère Grandon, et sur plusieurs attestations de divers frères voyageurs qui Vont vu travailler dans les trois grades sans aucune innovation, de même que sur le choix desdits frères de Lyon réunis; nous nommons, installons et constituons ledit frère Grandon, Maître de la Loge /'Amitié et luy nommons pour Officiers dans ses travaux, frère Gneià^ïij premier surveillant ; frère Meillan, second surveillant; frère Bonnichon^ orateur ; frère Legry, trésorier; frère Barrai, secrétaire, et le frère Warnet, maître des cérémonies.

Enjoignons à tous les Officiers et membres de ladite Loge d'être soumis, et obéir audit fpère Grandon, toutes les fois quil leur commandera en Loge, selon les loix de la vraye Francbe-Mojçonnerie, et sans innovation. .

Fait et scellé en notre Grande Loge à Vabri du trouble et des ténèbres, ledit jour et an cy-dessus mentionné.

Suivent les signatures des Maîtres de Loges.

Par mandement unanime ces présentes ont été délivrées par moy, secrétaire général, de la L.\ des Maîtres, ce 20 Juin 5758. F.\ Robineau.

(En marge). Vu et examiné la présente lettre d'installation. Moy secrétaire général des Maîtres de Loges régulières de Paris, l'ay confirmé au nom de tous les Maîtres de Loges selon le pouvoir qui m'en a été donné ce 15 Juin 1758, de par la permission accordée au substitut de notre très illustre Grand Maître dont les armes sont cy-dessous.

Devaux, secrétaire de laG.\ L.-.

Cette Loge doit avoir existé dès 1756, car nous trouvons dans le tableau de cet atelier, au 4 mai 1760, que son second surveillant était le fr. Jacques Symiand^ reçu le 2 mai 1756 et Jean Meillan^ Maître, reçu le 2 décembre de la même année. Que les FF.*. Bo:succo, Maître, et Jean-Baptiste Warnet, Maître^ avaient été reçus, le 1" mai 1757, par conséquent bien avant la remise des constitutions de cette Loge. D'ailleurs on y cite le F.-. J.-G.Lorm, ancien Vén.\ écossais, comme ayant précédé le F.*. Grandon.

D'après les anciens états du Grand-Orient. (TomelVj pages 68 et 70 de la 2* partie), la Loge

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