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LES AMIS CHOISIS

Février 7. — Délibération de la Grande Loge des Maîtres réguliers de Lyon contre Jean-Antoine Hébert de Paris.

Cet Hébert, soi-disant Grand Maître des Loges d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, dont il avait tenu le siège à Edimbourg dès l'année 1752, ainsi que le portaient ses patentes, avait excité l'indignation de tous les bons Maçons de Lyon et abusp de la bonne foi des Loges établies dans les différentes villes du royaume où le conduisait sa profession de dentiste. On l'accusait donc : 1* d'avoir, en sa prétendue qualité de Grand Maître des Loges d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, constitué dans notre ville, dès

le 1759, une loge sous le titre de Vrais

Amis, dont les membres avaient choisi pour les gouverner

— sole F.*. Jean Paganucctfj auquel.avait succédé le F.*. J.-L. Faure, à la fête de Saint- Jean 1760 ; — 2* que, sans en faire, part au Vénérable Maître de cette Loge, ni appeler personne, il avait clandestinement conféré, contre toutes les règles, les sublimes grades de l'Ordre à des Maçons nouvellement initiés au premier ; qu'il les avait offerts à des FF.', qui les lui avaient refusés; qu'il les avait aussi conférés, toujours secrètement et saiîs distinction, à d'autres Maçons de la ville indépendants d'aucune loge régulière, en exigeant de tous une rétribution, sous prétexte ^ d'une offrande pour les FF.-, indigents d'Ecosse, à laquelle il se disait faussement tenu pour chaque promotion qu'il faisait à ces grades ; — 3" qu'il avait été véhémentement soupçonné d'avoir révélé les mystères de la Maçonnerie, et notamment les grades sublimes, à une femme avec laquelle il était beaucoup lié etc.

La Resp. Grande Loge des Maîtres réguliers décida ce qui suit :

•1** Elle renouvela la délibération du 4 mai 1760, par laquelle il était défendu à tous les FF.*, des Loges régulières de cet Orient de se décorer des cordons et autres marques distinctives de tout grade supérieur, quel qu'il fût, qu'ils avaient reçu par le F.*. Hébert sans le consentement de leur Vénérable Maître, et qui n'auraient pas été reconnus et enregistrés pour tels dans la Grande Loge

jusqu'à ce dit jour 4 mai ; 2* qu'il était évidemment

prouvé par une liste . imprimée récemment adressée au R.*. G.'. M.', soussigné, contenant les noms desT.\ R.\ G.-. M.", qui ont occupé le siège d'Edimbourg depuis l'année 1736 jusques et comprise Tannée 1760, dans laquelle ne se trouve point celui dudit Hébert ; qu'il en a faussement usurpé le titre, et que les sceaux et signatures qui paraissent sur son prétendu brevet ont été tronqués ; qu'en conséquence, s'étant ainsi rendu indigne de tout pouvoir par sa mauvaise conduite, il serait déclaré déchu de tous ses droits et privilèges de Maçon dans toutes les Loges régulières, exclus d'icelles à perpétuité et son nom rayé partout où il subsisterait encore

Mai 12. — Antoine Bouc/iet est élu Maître de la Parfaite Amitié y en remplacement du F.*. J.-B. Willermo::^ et est admis en la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, avec le V.-. F.-. André Mongols y élu Maître de celle des Vrais Amis le 12 juin.

Juin 24. — La Souveraine Loge des Chevaliers d'Orient et la Grande Loge Ecossaise se font enregistrer à la fête de St-Jean des Maîtres Réguliers de la Grande Loge de Lyon.

Septembre S. — Assemblée 'générale des Loges régulières de Lyon en la Mère Loge tenue dans celle de VAmitiéj au Chemin-Neuf. — On y fait Touverture des dépêches de la T.*. R.*. Grande Loge de France, parmi lesquelles se trouve une requête adressée à oelle-ci par le F,*, de CruzoUe et autres membres d'une société irrégulière^ qui demande à être constituée sous le titre de la Sagesse^ pour ladite requête être visée et apostillée par la Mère Loge de Lyon, suivant ses connaissances, et être renvoyée à la R.*, G.*. L.\ de France. En outre les règlements arrêtés par la R.*. G.'. L.*. de France, au nombre de 9 articles, pour servir à la Mère Loge de Lyon et à toutes autres Loges régulières de cet Orient.

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