LA BONNE FOI
est constituée le 15 septembre, à TOrient de Montauban, par les DewA Loges réunies de Lyon.
Décembre 17. — Création de 22 Grands-Inspecteurs Provinciaux chargés de visiter toutes les Loges du Royaume. La durée de ces fonctions est fixée à trois ans.
Après les infractions par la Grande Loge de France à Tassurance qu'elle avait donnée au mois de septembre 1761 de ne consentir à aucune constitution de Loge & Lyon ni dans les environs, que celle de Lyon n'y ait donné son approbation, on ne sera point étonné de lire ici la note suivante, qui se trouve dans les procès-verbaux de cette Mère-Loge :
Des considérations de la plus haute importance ont interrompu et suspendu pour quelques années les travaux publics de la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, et la correspondance qu'elle entretenait avec toutes les bonnes Loges du dehors. Depuis l'année 1768 jusqu'à Tan-
née 1772, la Grande Loge, sans cesser ses opérations particulières, puisqu'elle entretenait toujours la régularité dans les Loges de TOriènt de cette ville, interrompit la grande correspondance qu'elle avait, tant avec la Grande Loge de Frsncey dont elle avait à se plaindre y q\ÏQ,\ec les Loges de provinces. Ainsi, on dbit regarder la lacune qui se trouve dans les présents registres, depuis Tannée 1768 jusqu'au 15 avril* 1772, non comme une cessation totale de travail, mais bien comme une suspension de tAtvaux publics dans l'Ordre, la Grande Loge ayant toujours existé dans ses membres, ainsi qu'il appert par la première délibération suivante, laquelle fut prise par les Vénérables Maîtres, Officiers de la Grande Loge, présidée par le F.*. Fellonf, président de la Grande Loge depuis l'année 1768, et qui a toujours été continué jusqu'à présent.
Avril 15. — Au nom du G.-. Arch.*. de l'Univers, de rOrient de la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon. — Délibération de la Grande Loge pour servir de Règlement aux trois Loges réunies de cet Orient et pour rétablir la correspondance.
Le Resp.'.F.'. Président, assisté de tous les Vénérables Maîtres et Passés-Maîtres des Loges régulières de Lyon et de leurs représentants, assemblés dans la Loge de la Parfaite-Réunion de cette ville, pour délibérer sur plusieurs objets importants concernant l'Ordre en général et les Loges de cet Orient en particulier, savoir :
1* Sur deux extraits de Délibérations et Règlements imprimés par. une soi-disante Grande Loge de France, à toutes celles du Royaume, laquelle annonce la reprise des travaux de la ci-devant Grande Loge de France, la nomination qu'elle a faite du Sérén.'. F.\ duc de Chartres, pour succéder au Sérén.*. F.\ comte de Clermont en la qualité de Grand-Maître de l'Ordre en France, et des très-illustres FF.-, prince de Rohan-Guéménée et duc de Luxembourg, pour être ses représentants d'honneur et fixer diverses impositions pécuniaires qu'elle a jugé à propos de faire sur toutes les Loges de province.
â° Sur plusieurs lettres de diveirses Loges du Royaume, lesqueltes (malgré qu'en 1768 eussen4f appris de notre Resp.-. Gxaijdje Loge qu'elle avait suspendu pour un temps illimité sa correspondance avec elle) demandent instamment le s^timeiU de. nptre Grande t-oge s]xn les deux extraits impriuïiés énoncés ci-dessus.
3** Sur 1q nombre des Loges qui doivent être reconnues régulières ea cet Orient, être consultées, sur le& délibérations à, prendre, et «prmpr le noijivegm. tableau d^qa^udp par- plusieurs Loges du dehoirs.
4" Sur leS: moyens les plus convenable$ pour rétablir la correspondance que les Loges du dehors nous dem^vode^ît avec instance et que notre Grande I^oge^av^^t itite^r.ompu<^ aveoQlles depuis les troubles survins à rOri^n.t:dç Pa<ris^
Le tout scrupuleusement exaiflijcié, il, ^, été. u^nanimpment arrêté :
V Que Ton ne recomiaîtrait . à, l.'ayenir pour I^og^. TséguUèce^ etr faisftnt corps en cet Orient que. le» trois. suivantes, savoir : cellp de la, Par/aàe^4f^^ et de?^ Vrais- Amis- réunis, séant à Montauban;. celle de- 1$^ S(ige$^e^ séante rue Masson et celle de la Parfaitçill^uxmth^ séante ap. Çl^emin des Collinettes.
S?- Que toutes les autres loges coipaprises. dans les an-ciens; tableaux de notre Grande Mère-Loge ayapti cessé leurs fQQctions.et n'ayant donné depuisi.plusiçiuçs.années'. aucun signe de leur- existence n^acpimiqu^, sont censées, éteintes et supprimées, conformément aux statuts; dçi l'Ordre, et ne peuvent être comprises dans le nouvegjji tableau, demêuRe que.celles, s'il en est, qui prennent ou pourraient prendre le titre de Loges sf^ns être, pouryues de lettres-patentçs i de constitution reoonnues. valahl^S/ pour cet Orienta
3^ Vu :que les ideux extraits- imprimés - de délibérations et articles de règlements adressés par la soi-disante Grande Loge de France énoncés ci-dessus, quoique signés ;par lo F»\ Brest de la Chaussée, en qualité de Qwdp 4^: Soeaux . et Archives de la Grande Loge de F>aQca> ne le sont par
aucun F.-, dp^t l^s noç:](!^ puiçpen^ ep^çitpf. I^î çfin^ance îiécessaîre dans une occasion 31 ipiportante, ^pte^ipi^ent après une lettre djèppséç dan$ nos archive?, éQritjjB^ le 3Q octobre 176,. par le Resp.-. F.". Ckaillpn d^ ioE^iyiUe^ qui, confirmant l'avis précédeminept reçu d^e la suspension des travaux de la Grande Lpgq 4^ France, aoui^ fiait parti qu'il va cesser aussi ses fouettions de, substitut général, nous prévient 4^ nous tpnir en garde cpnt^re ceux, qui, prétendant faussemenl que la Grande Loge deFrçtnce va reprendre ses travaux^ nous assura^n); que si c^t événement a lieu, contre son attente^ il se ferait un. plaisir et un devoir de nous en donner a^yis lui-même aussitôt^ Les A^îtres assemblés se croyent suffisamment autorisés par cette lettre à douter de la reprise desdits travaux, et à. ne point reconnpîlre les e}^traitp imprimés pour émanés de la Grande Loge de France, puisqu'ils ne sont point signés par le Resp.»". F*-. Çhaillon de Jpnville, le. seul 4^ leurs chefs qu'ils puissent reconnoître pour tel quant à p'rèsept : néanmoins^ voulant, procéder avec toute la régularité possible, ils sont convenus :
. Qu'ayaiit,dje délibérer ^dé^nitivejDpent sur le.contenu. desdits extraits imprimés, les FF.-, dp . Montverdjun et abbé Rpzier, P^sésr^aîtrjes de nos Loges, serPAt incessamment priés par le F/. Bçjz, l'un de nous, et.au nom. des trois Loges, de. prendrç au plus tôt à Paris toutes les informations possibles pour s'assurer de la vérité des faits annoncés dans lésdits extraits, et . surtout de l'existence de la Grande Loge de France avouée par les chef$ dénonmiés et de l'acceptation desdits chefs ; et dans le cas où ces faits seraient reconnus vrais, lesdits Frères députés sont priés de déclarer que plusieurs articles des Règlements et délibérations imprimés étant directement contraires aux droits et à la liberté des Loges de provinces, en ce que, au mépris des Statuts fondamentaux de rOrdre, quelques Maîtres de Loges à Paris ont entrepris de les priver du plaisir de concourir par leurs suffrages à J'èlection du Sérèn.'. Grand-Maître désigné et de ses
représentants d'honneur, lorsqu'elles n'ont rien de plus à cœur que de voir ces illustres FF.', accepter des fonctions que ceux-ci ont cru avoir seuls le droit de leur offrir légitimement, et encore en ce qu'ils ont usurpé l'autorité d'imposer de leur chef des taxes pécuniaires dont la totalité seroit très-considérable sur la Société la plus libre qui ait jamais existé, sans les consulter ni leur en demander la nécessité et l'emploi. Celles de Lyon ne peuvent les accepter et se proposent de faire leurs représentations à leurs chefs dès qu'il sera constaté qu'ils en ont accepté les fonctions, suspendant plus ample examen sur ces règlements, jusqu'après l'éclaircissement de l'objet principal.
4" Que copie du précédent article 3 de la présente Délibération sera incessamment envoyée aux Régulières Loges du Royaume, qui nous ont fait la faveur de nous consulter sur les entreprises indécentes de la prétendue Grande Loge de JPrance.
5" Que les trois Loges seront consultées sur les moyens de rétablir la correspondance interrompue depuis la suspension des Travaux de la Grande Loge de France, et de rendre à l'Ordre en cet Orient son premier lustre.
Fait en Grande Loge à Lyon le même jour et an que cidessus, et ont signé les FF.', suivants :
(SiUoent les signatures.)
Juin 30. — La Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon commence à mettre en tète de ses Délibérations : € Du Grand Orient de Lyon. »
Même jour. — Comité établi pour reprendre la correspondance de la Grande Loge et pour faire quelques changements, aux Règlements de la Grande Loge, relatifs aux circonstances présentes.
Juillet 25. — Du Grand-Orient de Lyon :
Les Vénérables Maîtres formant le Comité nommé le 30 juin dernier, assemblés chez le Vénér.*. F.-. Prost de
Royer, l'un d'eux, pour délibérer sur les objets dont l'examen leur est confié, ont reconnu que, vu l'état où se trouve l'Ordre en France depuis la mort du Sérén.'. F.'. Comte de Clermont, Grand-Maître, l'incertitude où l'on est si le vœu de tous les Maçons qui désirent le voir remplacer par le Sérén. •. F.\ Duc de Chartres pourra s'accomplir, et si les Réguliers FF.-, désignés pour être ses représentants d'honneur en accepteront les fonctions ; vu encore les entreprises téméraires et indécentes de quelques Maîtres de Loges de Paris, qui se sont imaginé pouvoir usurper le droit de représenter* eux seuls tout le Corps Maçonnique du Royaume, et, sous le nom spécieux de Grsmde Loge de France, lui imposer arbitrairement des taxes et des loix, il convenoit, dans cet état d'anarchie, de former en cet O rient un point de réunion pour les bonnes Loges qui y sont établies ; que, pour cet effet, il faudrait un Corps toujours existant et formé par elles pour les représenter; mais surtout l'impossibilité de les tenir toujours assemblées et prêtes à donner leur avis dans des occasions qui vont se multiplier, voulant néanmoins conserver tous leurs droits et cimenter la bonne union qui les caractérise, ils ont reconnu que le moyen le plus sûr de perpétuer cette union, d'exciter en chacune d'elles l'émulation qui en favorise les progrès, d'y maintenir l'amour de la régularité, de soutenir et d'augmenter même la considération dont elles jouissent auprès des Régulières Loges des provinces et étrangères, serait de rendre avec quelques modifications la première vigueur à l'Etablissement formé à Lyon le 4 mai 1760, sous le titre de Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, à l'instar de celle de Paris, confirmée sous ce même titre par Lettres-Patentes de la Grande Loge de France du 18 juillet 1761, signées par le Resp.'. F.'. Chaillon de Jonville, Substitut général du Sérén. •. Grand-Maître, et par les Substituts particuliers, Présidents et Officiers, au nombre de 32 ; en faisant dems les Règlements les changements que les circonstances ont pu rendre convenables. Cet examen fait desdites Lettres déposées dans les
Archives; ilé ôhljugé qu'il est d'autant plue hôhbrablè pour elles de ébUtenîr cet Etàb'lîsâehienl, qu'il est formé des meihbrés de chacune d'elles chargée dé les représente^ et d'entretenir la correspondance générale eii leiii* noït, qu'il est le séiil, dans toùteà lès provinces du Royaume, sous un titre âtissi distingué et si propre à mériter la confiance dés Loges correspondantes; qu'il est encore, par son ancienneté et son régime, d'une classe totalement distincte et indépendante de ceux que la Grande Loge dô France jugea à propos déformer plusieurs années après, dané toutes les provinces, sous le titre de Mèrè-Loge^ et qu'elle a ensuite supprimés." Ceux-ci n'ayant été forriiés que par un Règlement circrilaire de la Grande Loge, ont pu être supprimés patrrin autre Règlement, qui n'étaient signés nîrunni l'àufre par leResp. F.-. Chaillon de Jôhville et pouvàiçiit être regardés par là comme l'Ouvrage momentané des Maîtres de Loges de Paris, lesquels, sails leurs chefs, rie pouvaient être réputés Grande Loge dé France, mais celui de Lyon, . au contraire', a été formé par le concours libre et volontaire de toutes les Lo^es Régulières; il fut confirnié et constitué l'année suivante' pài^ le corps dé la Grande Loge de France, ainsi que ses Réglerfiénts particuliers et sous son titre distirictif: Un Etablissement fondé sur un acte si authentique et revêtu die toutes lés formalités qui peuvent en assurer l'existence, ne peut plus être sujet à révocation et ne peut être compris dans la classe de ceux qui ont été supprimés, quand même cette suppression serait autorisée par la signature dii' Reèp.-. F.-. Substitut général, ce qui n'est pas. Si, à l'époque du Règlement cii^culaire cité cidessus, là Gi*ahde Logé de Lyon changea son titré en celui de Mère-Loge, elle lé fit par pure déférence pour la Grande Loge dB j^'rarice, qui l'en pria pour ne point exciter de rivalité dans les Mêréè-Loges de province, mais elle n'entendit* pôini* dénaturer son Régime et sa' Constitution, ce qu'elle eut bien soin' dé' faire obsérVer dans ce temps. Si encorèéllé a ôufeperidu depuis quelques années ses fonctions générales et publiques, et, par conséquent, inter-
rompu sa cîôrt*èëpdtidancé ëbâîlgère, c'a été Tefiffel dô quelques circonstances qui cessent aujourd'hui. Il est oonétant que puisqu'il n*y a eu à dette époque aucune délibération qui indiquât oU déterminât cette suspension, et qu'elle n'a été annoncée que pour un temps illimfité, et à notre volonté, aux loges correspondantes, elle est toujours censée exister et qu'elle peut Reprendre ses fonctions ordinaires et les suivre à l'avenir comme par le passéj avec Tagrêment de toutes les Loges de cet OMent.
Le tout considéré, nous Croyons important que la Mère- Loge reprenne ses fonctions sous le titre primitif de Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, à la forme de ses Lettres-Patentes de Constitution du 18 juillet 1761 ; que les opérations nouvelles soient annoncées aux Loges correspondantes comme une suite des précédentes, puisque la suppression de ses travaux ne leur a été annoncée que pour un temps non limité ; vu que Fon ne pourrait changer la forme de l'ancien Etablissement* qu'en renonçant au titre qui l'a confirmé et constitué, qu'il est très-essentiel dfe ne point abandonner dans les circonstances présentes, puisqu'il est le plus propre à entretenir la* considération' et la confiance dont les Loges de Lyon jouisseilt auprès de celles du dehors et qu'il ne serait pas possible de s'en procurer un autre aujourd'hui qui pût y suppléer.
Mais, ayant observé que le titre de Mère-Loge qu'elle avait adopté en devant avait doilné lieu à plusieurs Loges étrangères de croire qu'elle n'était autre qu'une Loge de la classe ordinaire, qui, à titre d'ancienneté, affectait une sûjMiriorité sur ses sœurs en cet Orient, ce qui blesserait la parfaite égalité que nous voulons maintenir entre elles, nous jugeons convenable d'instrnire les Loges correspondantes que la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, formée le 4 mai 1760 et confirmée le 18' juillet 1761, n'est autre qu'un Corps représentant, dans les personnes de leurs Vénérables Maîtres et Passés^Maîtres réunis, toutes les Loges régulières de Lyon, chargé par elles d'y iiiaitttenir le bon ordteetla discipline, et notamiïiérit d^éntnetenîr
en leur nom la correspondance générale qui en fait l'objet principal.
Sur ce plan, nous convenons que la Grande Loge sera essentiellement composée de tous les Vénérables et Passés- Maîtres, membres actuels de chacune des trois Loges, seules reconnues pour régulières à Lyon, auxquels seront adjoints deux députés de chacune d'elles; qu'elle s'assemblera quatre fois l'année, et plus souvent si le cas l'exige ; qu'il sera formé un comité de la Grande Loge spécialement chargé de la correspondance, lequel s'assemblera au moins tous les mois ; qu'il se tiendra toutes les années, dans la dernière quinzaine de juin, une Assemblée générale des trois Loges dans laquelle la Grande Loge, par le ministère du Grand-Maître des Loges Régulières de Lyon y présidant, rendra compte de ses opérations faites dans le courant de l'année; qu'il sera incessamment formé un plan de nouveaux Règlements extraits des anciens, sur lesquels les Loges seront aussitôt, consultées, pour après leur approbation, être lesdits Règlements exécutés dans leur ancienne forme et teneur. Qu'aussitôt après, les Loges seront invitées de concourir à l'élection du nouveau Grand-Maître, dans la forme qui leur sera proposée par le Règlement, afin que la Grande Loge puisse procéder à l'élection de ses Officiers ; qu'enfin, la première Assemblée de la Grande Loge pour ladite élection sera convoquée et présidée par un ancien Grand Maître jusqu'à l'installation du nouveau.
Délibéré à l'Orient de Lyon ledit jour 25 juillet 1772 et avons signé.
Octobre 16. — On décide qu'il serait rédigé incessamment par les FF.*. Willermoz aîné, Paganuccy et Bruyzèt fils, nommés à cet effet, un Mémoire contenant succinctement les droits et privilèges des Loges Régulières de Lyon et des provinces, et notamment ceux de la^Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon, reconnue depuis son établissement par la Grande Loge de France ; que l'on y rappellerait les infractions fréquentes que le Grande Loge de
France y a faites, lesquelles ont donné lieu depuis quelques années à une rupture entre les deux Orients; que ledit Mémoire, après avoir été lu, examiné et approuvé en Grande Loge, sera imprimé, et que deux exemplaires dudit Mémoire seront envoyés aux Vénér.-. FF.-, de Montverdun et abbé Rozier, Passés-Maîtres de nos Loges et résidant actuellement à Paris, lesquels nous chargeons de nos pouvoirs au Grand-Orient de France, l'un desquels exemplaires restera entie leurs mains pour leur servir d'instruction, et l'autre sera remis par eux au Très-Illustre F.-. Duc de Montmorency-Luxembourg, ce dont ils seront priés par le V.\ F.'. Prost de Royer, l'un de nous. *
Que le Vén.'. F.*. Prost de Royer sera aussi chargé d'écrire auTrès-IU.'. F.\ Duc de Montmorency, pour lui faire part du résultat de notre délibération et le prévenir qu'il lui sera remis par nos FF.-, députés à Paris, un Mémoire contenant nos griefs contre la soi-disante Grande Loge de France.
Novembre 20. — Le F.', de Montverdun, vu ses absences de Paris, écrit qu'il né peut remplir les fonctions de député de la Grande Loge au Grand-Orient de France ; on le remplace par le F.-. Bacon de la Chevalerie, colonel d'infanterie, ancien Vénérable de Loge, résidant à Paris, mais ,, momentanément à Lyon ; ce colonel accepte ; en conséquence, la Grande Loge délivre les pouvoirs nécessaires pour assister à l'élection du Sérén. F.*. Duc de Chartres, désigné Grand-Maître, à son installation fixée au 8 Décembre, et à l'examen des Règlements généraux de l'Ordre, pour y donner leur approbation.
Décembre Î8. — La Loge la Bonne Fot\ constituée à Lyon pendant la suppression des Travaux de la Grande Loge de France, est reconnue Régulière, et, en cette qualité, inscrite sur le nouveau Tableau de la Grande Loge des Maîtres réguliers de Lyon.
Même jour. — Les instructions délibérées ce jour pour être transmises aux Frères Bacon de la Chevalerie et abbé Rozier se composent de quinze articles, dont voici la substance :
1** Reconnaissance de la Grande Loge des maîtres Réguliers de Lyon ; — 2** de celle de la Bonne Foi; — 3^ du Duc de Chartres comme Grand-Maître; — 4^* Réforme de la Grande Loge de' France ; 5** Grands Surveillants comme intermédiaires ; — 6"* Les Constitutions les mêmes pour toutes les Loges de France ; 7"* Ces Constitutions pour les Loges et non pour les Maîtres ; — 8° Que les Députés des provinces soient autorisés à s'opposer au renouvellement des Loges constituées dans leur Orient sans Taveu des Loges anciennes^ comme nous autorisons nos chers FF.*, représentants à s'opposer à celui de la Loge du Choix des Hommes libres^ constituée en cet Orient malgré les oppositions de la Grande Loge des Maîtres Réguliers {voir 1766) ; — Q'* Qu'au lieu de 181 Loges, Paris n'en ait que 30 ; — 10** Qu'il soit construit ou loué dans la capitale des emplacements convenables pour la Grande Loge de France et pour chaque Loge particulière ; 11^ S'opposer à l'établissement des inspecteurs provinciaux, mais réclamer une Grande Mère Loge provinciale dans chaque province ; — 12"* Que l'impôt par tète soit remplacé par un don gratuit à la Grande Loge de France ; — 13° Suppression de la prodigieuse quantité de grades, bijoux et cordons qui, depuis quelques années, font paraître la Maçonnerie toute autre qu'elle est vé. ritablement ; — li\ Fixation uniforme des signes, mots, attouchements, etc. ; — 15° Ne point s'écarter des instructions ci^noncées.
Décembre 24. — Une Commission de huit membres, h la tête de laquelle se trouve le duc de Luxembourg, déclare que la Grande Loge du Royaume ou de France a cessé d'exister et qu'elle est remplacée par un nouveau pouvoir, sous le titre de Grand-Orient de France.
Mare 30. — Le F.', de la Chevalerie donne avis à Lyon des premières opérations faites par rAssemblce générale des Députés au Grand-Orient le 13 mars, de rélection régulière du Sérén. F.*. Duc de Chartres pour Grand- Maître, etc.
Juin 12. — Le F.", de la Chevalerie, Député à TOricnt de Paris, demande le consentement de la Grande Loge de Lyon pour accepter la place d^Orateur dans la Grande Loge de France, ce qui lui est accordé avec empressement, et satisfaction.
Juin 14. — Le Grand-Orient supprime Tinamovibilité des Vénérables qui étaient alors J.Iaîtres des Loges, d'où était venu le grade de Maître ad vitani.
Juin 24. — La Grande Loge des Maîtres Réguliers adhère au projet de réforme introduit en Allemagne et ac cepté déjà par plus de deux cents Loges. Il est cependant arrêté que, pour ne point porter atteinte à Tautorité du Grand-Orient de France, cette Association avec les Loges d'Allemagne qui ont adopté la Réforme, resterait dans notre Grande Loge dos Maîtres Réguliers comme un grade supérieur auquel on admettrait les FF.-, qui en seraient dignes et les plus avancés en grade.