LA PARFAITE AMITIÉ
de Lyon, à la fête de Saint Jean-Baptiste, et siégea sans interruption, mais cette Loge ne fut reconnue constituée que le 21 novembre 1756.
Les Jésuites imaginent le système du Clérieatdes Templiers.
La Grande Loge anglaise de France, constituée en 1736 comme Grande Loge Provinciale, change son titre contre celui de Grande Loge du Royaume et se déclare indépendante.
Voici Tacte qui mentionne la constitution de la Parfaite Amitié. (Voir 1753). C'est, à notre connaissance^ la plus ancienne de notre localité. Cette Loge est citée par les anciens Etats du Grand-Orient. (Tome IV, pages 68 et 70 de la 2^ partie.)
A la Gloire du Grand Architecte de V Univers, et sous le bon plaisir de S. A. S. Monseigneur le Comte de Clermont, prince du sang, très illustre et très respectable Grand Maître des Loges régulières de France et autres.
Cejourd'hui 21 novembre 1756, heures de midi plein.
Nous Maîtres des Loges régulières soussignés de l'Ordre respectable de la Franche-Maçonnerie. Au réquisitoire du Vénérable frère Baillot, aussi Maître de Loge. Nous nous serions transportés et assemblés à la Loge Saint-Jean, située à t Orient de Paris où étant, il nous aurait communique que plusieurs frères, tous bons Maçons de la ville de Lyon, s'étant unis en nombre compétent désireraient pour s'unir à nous plus étroitement, par les liens précieux de la fraternité, d'être formés et constitués en Loge régulière et suffragante de la Grande Loge de Paris, dite de France; desquels frères à nous proposés avons été assurés et certifiés par ledit frère Baillot qu'ils étaient dignes et capables d'exercer les loix et Règlements tant généraux queparticu' Uers de la Franche-Maçonnerie, et en outre que laditte Loge sera soumise et se soumettra à l'avenir et généralement aux Règlements faits et à faire par la Grande Loge de Paris, dite de Fr<mce, comme en faisant corps, à quoy nous MaUres de Loges régulières, ouï le bon rapport à nous fait
par ledit frère Baillot, avons par ces présentes constitué et constituons uiw Loge régulière pour et dans la ville de Lyon y être établie à perpétuité ^ laquelle aura pour titre et nom la Parfaite Amitié, et pour Maître de laditte Loge avons pareillement constitué et constituons^ le frère Jean-Baptiste Willermoz (1) ; pour pi^emier surveillant, le frère Claude Veulty ; et pour second surveillant, le frère François Claudy ; et enjoignons à tous les susdits frères, tant Maîtres qu Officiers de laditte Loge de se conformer à tout ce qui tendra au bien de notre Ordre ; d'y garder et faire garder et observer très exactement la décence, la sagesse, la concorde et Vunion qui doit régner dans les nobles coeurs des Maçons, et tout ce que dessus étant exactement suivi et exécuté conformément à notre zèle.
Si mandons et enjoignons à tous bons Maçons tant de laditte ville de Lyon, que tout autres, de reconnaître la présente Loge, pour régulière et suffragante de la Grande Loge de France, comme en faisant corps, enfoy de quoy nous luy avons délivré ces présentes pour luy servir de titre, valoir, et demeurer laditte Loge perpétuellement établie et installée en laditte ville de Lyon, et icelles signées et délivrées par nous Maîtres de Loge à l'Orient de Paris ledit jour et an que dessus.
Suivent les signatures des Maîtres de Loges.
La Loge de la Parfaite Amitié, se composait alors de neuf membres.
Nous avons lu dans un ouvrage maçonnique, qu'à la page 71 de la 2* partie des anciens Etats du Grand- Orient, une Loge s'était également organisée à Lyon, en 1756, sous le titre dçs