Plutarque, Questions grecques
G. A propos de Larisa, celte /.(.Wy) t/i? 'E?£(T!a; àv tw Kx-JorTpt'o) Ttîôûo, dont Biircsch a retrouve le site près de Thireh (Aus Lydien, p. 2i3-2i4), Strabon atteste que les Kphésiens, c'est-à-dire les Ioniens d'l']phèso, s'agrandirent de ce côté au détriment des Méoniens, o-j; vOv \-jwj; ^.aiJiev fXIil, ,^, 2).
Sa ÊPHESIACÀ
Aux Lydiens s'ajoutent les Cariens et les Lélèges. Ces peuples, dans leurs lluctuations incessantes, s'étaient pénétrés à tel point les uns les autres, qu'on n'arrivait plus à les distinguer». Du jour où les Lélèges de l'Ida, chassés des bords du Satnioeis, se furent réfugiés au sud de Méandre^, les rapports de voisinage achevèrent de confondre des tribus qu'on nous dit avoir été associées dès le temps de l'hégémonie Cretoise de Minos^. A Mylasa, dans le sanctuaire du Zeus à la double hache, les Cariens admettaient les Mysiens, conjointement avec les Lydiens, à litre de frères' : par Mysiens, il faut peut-être entendre ici les Lélèges émigrés de la région mysienne. Quoi qu'il en soit, lorsque les colons grecs arrivent à Éphèsc, ils trouvent devant eux une population mixte où devait prédominer, numériquement et politiquement, l'élément lydien.
Les Lydiens furent -ils, comme j'ai essayé de le montrer ailleurs^, l'une de ces nations composites, formées du croisement de plusieurs autres, qu'Ephore appelait « migades » '•? Faut-il admettre chez eux le mélange d'un double courant étranger? Y eut-il, d'une part, au contact des Mysiens et des Phrygiens, aryanisation du fond pélasgique natif, et, d'autre part, influx, par l'amont ou l'aval des fleuves, d'une nappe d'infdtration sémitique? C'est un problème trop complexe et trop ardu pour que je veuille le reprendre au pied levé. Mais, à supposer que l'idée d'un métissage avec les Phéniciens doive être tenue pour fausse", il est du moins incontestable que les riverains du Caystre et de l'Hermus ont subi des influences chaldéo -assyriennes. Tel rite, comme celui des prostitutions sacrées, unit étrangement Sardes à Babylone''. Même remarque pour le culte de Cybébé : il nous fournit la preuve que la