SUR UN EXEMPLAIRE DES « FLEURS DU MAL
(Première éditionj
JE compare ces vers étranges Aux étranges ver»* que ferait Un marquis de Sade discret Qui saurait la langue des anges.
APRÈS tout, si tu fus heureux D*avoir Gonfiaoce, c*e«t bieii JoU| fà. Le reste n'est rien Qu'oubli... vers d'autres buissons creiuc.
Bref, elle t'a fait bons visages, Tous les trois gais et souriants, Et, de plus, les meilleure usages Des trois aux moments bienséants.
Tu lui dois des mcrcis géants.
Et serais conspué des sages De n*aimer, après ces passages, Le plus accueillant des visages, ' Le moins larouche des séants, Et le plus beau des paysages.
EFIGRAMMES
— Je les aime en d autres visage», Séants et surtout paysages, Et je me console céans ».
« Vieux fou, songe plutôt au jour Où tu devras régler ton compte, Et surtout, va, sans fausse honte, Quitte ces amours-ci pour Téteme! Amour.
72 bPiGRAMMES
— « je le veux, vraiment j'abjure La chair blanche et ce noir veluurs, Etj'uffre à l'Amour des amours, D'un cœur encor tout simple, une ardeur tot^e pure ».
« L'amitié, j'y renonce aussi En partie : elle ctt décevante.
Ne débutant comme serrante Que pour tourner catin dès son coup réussi.
« Mon Dieu, laissez rentrer en gr&ce Un pécheur qui revient de loin I A moi la tâche, à vous le soin D'encourager au bien cette âme qui se lasse.
« J'ai prouvé que je vous aimais :
J'entends vous aimer plus encore Et du soir jusques à Taucore, £t de l'aurore au soir vous servir à jamais.
« Toutes occupations autres Que de vous chercher, je les hais...
Voyez que je ne mens pas. . . Mais Chiidez moi, que je puisse encore être des vôtres ».
Digiti^Ci
CCS quelques vers, libelle imàellef Commencés chrHiennemeni Bien pt*mn peu péâaniesquemenit En somme fimi une fin belle.
Après €t^r vagabondé.
Maigri de trop strictes primesses.
Dans pasuMement dê prouvées D'aU leur nom sortit galvaudé.
Leur bon renom de vers bien sages Que d'aueuns wntdraietii anodins^ Mais encor mieux que trop badins Ou trop férus en tels passages,
ÊPIGSAMMES
lia en rwvicnntnt, ces vers miens, Contriii de teuies les maméres.
Arborant les seuUs bannières, Vexilla r^is, eu chréiiens.
En ^nitettis, vœux et pratipie^ Qui se retirent du dcmon Et, débutant par i4u servtan, Se parachèvent en cantique,..
Fasse Dieu, qui voit l'avenir, A routeur de ce petit livre Qui, lui non plus, ne sut pas viv La grâce aussi de bien finir.